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Erdogan et la malédiction syrienne
Au cœur d'une grave crise politique interne
Publié dans La Tribune le 24 - 03 - 2014

Depuis plus de dix ans Recep Tayyip Erdogan aura été l'architecte du renouveau moderne de la Turquie, grâce notamment à plusieurs paramètres. Un développement économique patent qui a fait de la Turquie un des pays émergents les plus actifs. Le pays s'est vu même classer 17e économie la plus prospère au monde. Le Premier ministre Tayyip Erdogan aura réussi aussi l'exploit de prouver par la pratique que l'islam est bien compatible avec la démocratie battant en brèche les conjectures de ses détracteurs internes et externes. Le Premier ministre issu de son parti l'AKP prônant un islamisme modéré a commencé à constituer un véritable exemple à suivre, notamment pour des pays arabes où la question constitue un élément de clivage absolument inextricable et porteur de péril. La Turquie sous Erdogan avait même commencé à jouer un rôle particulièrement offensif sur le plan international. En se retournant vers la sphère moyen orientale Erdogan s'est voulu le nouvel homme fort du monde arabo- musulman. Et Ankara s'est proposée comme un acteur majeur et un médiateur influent dans des
antagonismes divers dans la région. Cette belle image empreinte de sérénité et de force s'est poursuivie durant plus de dix ans. Et puis il y a eu la Syrie, les soucis d'Erdogan ont commencé. Il est particulièrement évident que certains problèmes d'Erdogan, notamment sur le plan interne, ont débuté après que le Premier ministre turc est entré dans une grande polémique avec l'Etat colonial israélien. L'affaire du bateau Marmara envoyé pour briser l'inhumain blocus israélien imposé aux Palestiniens de la bande de Ghaza compliquera la relation entre la Turquie et l'Etat hébreu. Le lobby pro israélien ne lui pardonnera pas ses attaques et ses critiques contre l'Etat hébreu. Mais c'est surtout la grave crise syrienne qui constituera le coup de trop qui ébranlera le système Erdogan. Ce dernier s'est engagé tellement dans une posture anti-Assad que le contrecoup paraît de plus en plus difficile à contenir. Aujourd'hui les réactions intempestives tant sur le plan interne qu'externe du Premier ministre turc sont
symptomatiques d'une phase critique de son pouvoir. Sa décision de limiter les réseaux sociaux aura été un signe absolument inquiétant dans ce sens. De quoi contraster avec le calme et le flegme sans faille qui le caractérisait lors de ses mandats précédents.
Sous les coups de Gülen
C'est dans ce contexte que le Premier ministre turc s'en est pris à Twitter, qui compte 12 millions d'abonnés turcs et dont l'accès a été bloqué par l'autorité administrative des télécoms, provoquant une vague d'indignation. Cette réaction apparaît avant tout comme une tentative désespérée d'empêcher la diffusion
d'enregistrements compromettants pour le pouvoir, éclaboussé par un gigantesque scandale de corruption. Le bateau Erdogan subit aujourd'hui les coups de boutoir de différentes origines. A commencer par le dissident Fethullah Gülen son ancien allié devenu aujourd'hui son pire détracteur. Les médias gülénistes tels le journal Zaman se font à chaque édition l'écho de nouvelles rumeurs chargeant le Premier ministre et son entourage. Il est particulièrement dommageable pour Erdogan et son «exemple turc» de subir un rude retour de flamme. Aujourd'hui, même le président Gul qui a particulièrement critiqué la mise au pas de certains réseaux sociaux semble avoir pris une certaine distance avec Erdogan. Le président turc avait longtemps prévenu sur le risque de la politique prônée par le Premier ministre dans la question syrienne et ses répercussions sur l'intérieur de la Turquie. Il est évident qu'Erdogan a misé sur les «révolutions arabes» qui ont ébranlé cette sphère géographique en pariant sur la chute des dictatures et leur substitution par de nouveaux pouvoirs type «Frères
musulmans». Le plan avait commencé à prendre forme en Egypte, en Tunisie et dans une moindre mesure en Libye. Avant de se voir fracasser sur l'écueil complexe de la Syrie voisine. Il est particulièrement éloquent qu'aujourd'hui le régime syrien, qu'Erdogan voulait absolument faire chuter, se remet de plus en plus de ses blessures et reprend le jeu à son compte. Au même moment où Recep Tayyip Erdogan subit les pires difficultés vécues dans sa carrière politique à la tête de la Turquie.
M. B.


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