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«Nous encourageons le privé à aller vers l'emprunt obligataire»
Le directeur général de la Bourse d'Alger :
Publié dans La Tribune le 23 - 02 - 2009


Photo : Riad
Entretien réalisé par
Badiaa Amarni
La Tribune : Pouvez-vous nous brosser un tableau de l'activité de la Bourse d'Alger ?
Mustapha Ferfera : L'exercice 2008 a enregistré une évolution remarquable en matière d'indicateurs d'échanges sur le marché ou sur le compartiment secondaire. Donc il s'agit d'un niveau d'échanges, en termes de valeurs, qui se situe à plus de 1,2 milliard de dinars contre 960 millions enregistrés au cours de l'exercice 2007. Cette tendance haussière s'explique principalement par l'introduction d'un quatrième emprunt obligataire, celui de Sonelgaz, à l'échéance de juin 2014, qui a relevé l'encours global des titres de créance, coté à la Bourse d'Alger à plus de 81 milliards de DA. Il faut savoir que le compartiment des obligations au niveau de notre institution est constitué des quatre emprunts obligataires cotés, en l'occurrence ceux d'Air Algérie, d'Algérie Télécom, et les deux de Sonelgaz. Ces emprunts ont accaparé le niveau le plus important en matière d'échanges puisque la valeur enregistrée sur le compartiment des obligations, pour l'exercice 2008, s'est fixé à 1,19 milliards de dinars, soit pratiquement plus de 98% de la valeur transigée globale.
Concernant les titres de capital et des actions inscrites à la cote officielle de la Bourse d'Alger, ils ont enregistré des niveaux relativement modestes, voire timides. Cela en raison de la faiblesse de liquidités des deux titres de capital qui trouve son explication dans le fait que les encours introduits de ces deux titres de capital sont très faibles, fixés à 20% des capitaux sociaux de Saidal et de l'hôtel El Aurassi. Cela d'une part. De l'autre, parce que l'Aurassi a présenté, pendant ces dernières années, une bonne santé
financière et a procédé à une distribution assez attractive de dividendes Ce qui a fait que ce titre est devenu très prisé par les investisseurs, en raison des niveaux de rendement qu'il offre : plus de 11,7% au titre de l'exercice passé. Ce qui a fait que les investisseurs ont préféré plutôt le détenir en portefeuille que de l'échanger sur le marché secondaire. Saidal, en revanche, présente une situation financière très intéressante avec une évolution, et du chiffre d'affaires et des indicateurs principaux de gestion, favorables à un réajustement de son cours sur le marché. Toutefois, le niveau d'échange sur le titre Saidal demeure en dessous des attentes. Globalement, ce sont les indicateurs du marché boursier pour 2008, sur le compartiment des valeurs mobilières.
Pour ce qui est des obligations assimilables au Trésor (OAT) introduites en février 2008, elles ont enregistré un niveau global de l'encours, coté au 31 décembre 2008, de 155 milliards de dinars. Pour ce qui est des échanges, ils se sont situés à 1,8 milliard de dinars.
Quelle est la situation de la Bourse d'Alger, notamment dans le contexte actuel de crise financière mondiale ?
Il faut savoir que la Bourse d'Alger est plutôt nationale et n'est pas interconnectée aux autres Bourses régionales ni d'ailleurs mondiales. Sur cette Bourse, on note un nombre restreint d'actifs financiers transigés. Cette situation a fait qu'elle n'est pas touchée par la crise mondiale qui a troublé les places boursières internationales. Il faut savoir aussi que le niveau de capitalisation boursière des deux entreprises ayant un titre de capital listé au niveau de la cote officielle de la Bourse d'Alger ne dépasse pas 6,5 milliards de
dinars, soit un niveau de 0,07% du produit intérieur brut (PIB), ce qui est infime. Cela signifie que, globalement, le marché boursier n'a pas d'impact sur l'économie. Même s'il y avait des fluctuations des cours des actions, cela n'aurait pas eu d'effet important sur l'économie. D'autre part, il faut savoir que le nombre restreint de titres cotés et la prédominance, notamment, des obligations qui ne sont pas très volatiles quant à des crises pareilles, et vu que l'emprunt obligataire est remboursé à l'échéance et propose une
structure progressive des taux nominaux annuels ; vu également que ces taux sont connus à l'avance par les investisseurs, ces obligations n'ont pas été touchées par les répercussions immédiates et directes de cette crise.
Quels sont justement les enseignements à tirer de cette crise ?
Il ne faut absolument pas recourir à une dérèglementation absolue. Il faut toujours garder une place aux autorités de régulation qui doivent veiller à ce que les règles soient respectées. Il faut aussi faire passer en priorité les intérêts des petits épargnants et non permettre à des investisseurs potentiels d'effectuer des opérations de spéculation ayant pour conséquence la déstabilisation du système. Il faut aussi penser à construire une Bourse algérienne alimentée en titres de capital, et en titres de créances parce que même si nous n'avons pas une Bourse connectée à l'international, même si nous n'avons pas une Bourse jouant un rôle très important dans l'interprétation de la situation économique, il faut penser à la créer et à la mettre en place, à l'alimenter pour qu'elle reflète réellement l'état réel de notre économie. Les points sur lesquels j'insiste, c'est d'abord la création d'un ancrage à la fois
opérationnel et pratique qui permettrait à la Bourse d'Alger de voir notamment sa cote officielle (le nombre de titres) augmenter, de lui permettre d'aller au-devant de ses objectifs en matière de modernisation par l'acquisition d'un nouveau système de négociation, par le recrutement de cadres compétents et qualifiés et surtout d'alimenter le marché financier par des titres émis par des entreprises championnes, qui pourraient éventuellement constituer la locomotive de l'économie.
La société DAHLI vient de lancer son emprunt obligataire grand public pour financer son projet Alger Médina, comment se passe cette opération ?
Le P-DG du Groupe DAHLI a organisé plusieurs conférences de presse pour informer l'opinion publique sur l'intérêt de cette opération et le financement de son projet, à la fois prometteur et créateur de richesses et d'emploi. L'opération, selon ses propos, se déroule de manière normale.
Il y a eu une demande de prolongation de délai qui a été accordé à cet émetteur pour une durée supplémentaire de deux semaines. La phase de placement sur le marché primaire se clôturera le 26 février prochain. Il faut dire que cette opération est inédite. Il s'agit de la première opération d'émission d'un emprunt obligataire réalisée par un opérateur privé et destinée au grand public. On ne peut
qu'encourager une telle opération et on ne peut que lui souhaiter la réussite puisqu'elle permettra à d'autres opérateurs de recourir au marché obligataire et surtout de recourir à l'épargne des citoyens et des entreprises algériennes.
Quel est l'avenir de l'emprunt obligataire en Algérie ?
L'emprunt obligataire en Algérie est l'une des alternatives qui s'offrent aux entreprises en matière de financement. Elle est à la fois très souple et peu coûteuse si on la compare au recours aux financements traditionnels bancaires mais surtout une procédure qui permet à l'émetteur de lever des financements sur des horizons relativement plus longs et de permettre aussi aux investisseurs de placer leurs épargnes dans des formes de placement négociables.
L'emprunt est un moyen, il faut le préciser, qui se base sur des ressources déjà existantes, contrairement à l'emprunt bancaire classique via le crédit, lequel est créateur de monnaie et générateur d'inflation. C'est pour cette raison qu'il faut inciter les opérateurs économiques à recourir à ce genre de moyens de financement à l'effet justement de financer des besoins sur le long terme, de permettre aux investisseurs de bénéficier à la fois de l'avantage de la négociation sur le marché secondaire, donc de la mobilité de l'épargne et aussi de bénéficier de niveaux de rendement plus attractifs.
D'autre part, pour l'économie globalement, l'emprunt obligataire est un mécanisme de financement sain et peu inflationniste.
Quelles sont les perspectives pour la Bourse d'Alger ?
Les perspectives pour nous, c'est principalement la poursuite de la mise en œuvre du plan de modernisation de cette institution à travers d'abord la formation des cadres, l'acquisition d'un nouveau système de négociation qui permettra l'amélioration de son fonctionnement et, par là même, prêter des services de qualité. Les perspectives consistent aussi en la sensibilisation des opérateurs économiques quant à la nécessité de venir au marché financier, d'émettre des valeurs mobilières pour notamment financer leur plan de croissance et de développement et de recourir au marché boursier pour une évaluation objective de leurs actifs financiers. La Bourse d'Alger continuera aussi à développer sa stratégie en matière de communication puisqu'elle a déjà lancé son site Web au cours de l'exercice 2008 et couvre des séances de Bourse qui passent dans les JT de 20 heures.
Elle compte lancer prochainement une revue qui abordera toutes les questions inhérentes au marché boursier et financier. Cela, en plus d'une lettre mensuelle sur le site Web qui décrira un peu l'évolution de l'activité pendant le mois.


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