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La grippe porcine, entre mythe et réalité
Son traitement représente un enjeu géoéconomique à coupS de milliards de dollars
Publié dans La Tribune le 29 - 08 - 2009

La grippe porcine est, certes une réalité qui touche la majorité des pays et menace la santé publique. Cependant, des spécialistes s'interrogent sur l'ampleur de la campagne menée par les laboratoires de médicaments brandissant l'épouvantail d'une pandémie qui menace l'humanité. Le rapport présenté mardi
dernier à l'administration américaine est des plus pessimistes et catastrophiques dans la mesure où il prévoit la contamination de la population des Etats-Unis et le décès de 90 000 personnes cet automne. Pour ces spécialistes qui s'élèvent contre ces scénarii catastrophe, si le risque est réel pour la santé publique, il faut l'envisager à sa juste valeur sans tomber dans l'hystérie qui n'arrange que des calculs mercantilistes de laboratoires dont les vraies prévisions visent les recettes qui se chiffrent en centaines de milliards de dollars et non l'hécatombe que pourrait provoquer le virus de la grippe porcine. C'est à ce titre que
le Monde écrit dans l'une de ses éditions : «Depuis avril 2009, une propagande mondiale de peur sur un nouveau virus monopolise notre attention. Ce virus aurait les mêmes symptômes qu'une grippe classique, mais se terminerait avec une complication pulmonaire mortelle. Aussi, le serial killer microscopique viserait surtout les jeunes adultes avec un système immunitaire solide. Des experts prédisent même un pic épidémique en automne et en hiver pouvant entraîner une campagne de vaccination mondiale.» Le même journal présente ainsi la nature de cette nouvelle «menace» sur la santé des humains : «Au niveau de la structure génétique de ce virus, celle-ci mélangerait de l'ADN d'un virus porcin (H1N1), aviaire [H5N1] et humain [H3N2]. Cette configuration serait due à une mutation génétique normale d'après certains experts. Ce qui expliquerait le renouvellement des vaccins chaque année. Problème, d'autres experts considèrent cette mutation comme inhabituelle, comme s'il s'agissait d'une hybridation artificielle (créée en laboratoire par manipulation génétique). Bizarrement, 2 mois avant l'apparition de la grippe porcine, on apprend qu'une nouvelle usine de vaccin contre la grippe classique va ouvrir au Mexique, pendant la visite de Nicolas Sarkozy. Et que celle-ci va, comme par magie, produire des vaccins contre la grippe pandémique. On apprend ainsi que le traitement préventif contre le virus H1N1 est pris en charge par les gouvernements et institutions qui recommandent le Tamiflu (dont l'efficacité n'a pas été prouvée) du laboratoire de biotechnologie Gilead Science Inc de l'ancien actionnaire principal Donald Rumsfeld (de l'administration Bush), qui traite aussi des patients avec le HIV, l'hépatite B... avec d'autres médicaments. Le Monde rapporte que «certaines sources pensent même que Donald Rumsfeld serait lié à la grippe aviaire, qui aurait été créée pouret détruire l'industrie de volaille biologique asiatique et la remplacer par l'industrie de volaille transgénique de la multinationale Monsanto.
Le Tamiflu est-il efficace ?
Quand au Tamiflu, ses effets secondaires seraient pires que la grippe porcine elle- même : hallucination, comportement anormal, automutilation, mort, complication respiratoire... Malgré cela, on le commercialise, tandis que le Japon interdit son usage sur les adolescents.» Pour les spécialistes, les substances très toxiques à long terme sont utilisées dans les traitements antiviraux et les vaccins pour l'être humain et l'animal. En effet, on y trouve de l'aluminium, du mercure (thimérosal)... favorable au développement de maladies post-vaccinales neurologiques (autisme, encéphalopathie...), dermatologiques, musculaires, auto-immunes (sclérose en plaque)... Le journal rappelle qu'en 1976 une grippe porcine frappe pour la première fois 200 soldats américains à la base militaire de Fort Dix (New Jersey). C'est alors qu'une campagne de peur fera la promotion d'un vaccin qui causera des décès chez certains vaccinés tandis que d'autres souffriront de complications neurologiques durables, (syndrome de Guillain-Barré). Au niveau de l'efficacité des vaccins, en 2006, le congrès du Projet Cochrane rédigera une synthèse critique sur des études de 260 000 enfants qui aura pour conclusion que la vaccination des enfants ne prouve aucun bénéfice. D'autres personnes, comme le Dr Simonsen, feront le constat que la vaccination contre la grippe aux États-Unis n'a pas diminué la mortalité des personnes âgées. Un autre journal américain, Vaccine, du 5 avril 2006, nous apprend que le nombre de cas de grippe avait augmenté de 60% après une campagne de vaccination au Canada. Plus critique encore, le professeur Jean Dausset, prix Nobel de médecine en France, jugera, en 1980, la vaccination comme étant une pratique du passé. Pis, en février 2009, Baxter International Inc. aurait mélangé le virus de la grippe aviaire (H5N1) avec des vaccins contre la grippe classique (H3N2) et les auraient vendus en Europe de l'Est. Face à ce constat, une enquête indépendante citoyenne devrait être mise en place pour analyser chaque nouveau vaccin afin d'y rechercher la présence de produit nanotechnologique (capable d'aller dans le cerveau), chimique, métallique ou génétique... Au niveau de l'élevage industriel, la surmédicalisation a déjà utilisé des hormones artificielles pour augmenter la production de lait (BST : le posilac). qui entraînera une inflammation des poumons, une stérilité... chez les vaches. Constituant ainsi un véritable danger pour l'animal et pour le consommateur. Autre question : une vaccination des hommes est-elle possible via une vaccination des bêtes ? Quant on sait que, de nos jours, on multi-vaccine encore les animaux avec des vitamines, des antidépresseurs et des antibiotiques... ces derniers, servant d'ailleurs, uniquement à développer la résistance des virus et bactéries.
La question reste ouverte. Encore, sur la grippe porcine (H1N1), l'OMS et le CDC émettent la certitude que la viande de porc n'aurait aucun rôle dans la genèse de cette pathologie. Tandis qu'une étude de la «John Hopkins School of Public Heath» sur la IFAP (Industrial Farm Animal Production) laisse entendre que les fermes industrielles seraient propices à la contamination des eaux souterraines, mais aussi à la circulation et la mutation de nouveaux virus.
Qu'en est-il dans les pays du Sud ?
Selon un rapport de l'OMS, chaque année, les maladies infectieuses tuent 17 millions de personnes dans le monde, dont 97% dans les pays en voie de développement. A lui seul, le sida entraîne 4 millions de décès (dont 2,3 millions en Afrique), autant, ce qu'on oublie parfois, que les infections respiratoires, à commencer par la pneumonie. Là aussi, le tiers-monde est la première victime de ces maladies propagées par la pauvreté et le sous-développement. Sur les quelque 14 000 cas de contamination supplémentaires par le virus HIV apparus chaque jour, 95% proviennent des pays pauvres. Voilà pour la demande. Du côté de l'offre, le marché est aussi opulent que parfaitement contrôlé. Sur les 400,6 milliards de dollars que représentent les ventes de médicaments, au niveau mondial, 53% sont réalisées en Amérique du Nord, 23% en Europe, 13% au Japon, le reste représentant 11% du total. Le «reste», ce n'est rien d'autre que l'ensemble de l'Afrique, de l'Amérique latine et la majeure partie de l'Asie-Pacifique, soit rien de moins que les quatre cinquièmes de la population de la planète. A peine 8% des dépenses pharmaceutiques sont destinées aux pays en développement, et c'est peu dire que l'Afrique, avec ses 2% du marché mondial, n'intéresse guère la vingtaine de laboratoires occidentaux qui occupent 65% du marché mondial. Dernière statistique sur ces inégalités qui ne seraient que criantes si elles n'avaient pas droit de vie et de mort : les maladies qui sévissent dans les pays riches absorbent à elles seules 85% des sommes que consacrent les multinationales du médicament à la recherche et au développement, moins de 5% allant aux problèmes de santé dans les pays à bas revenu. En d'autres termes, les pays du Sud en général et particulièrement les pays pauvres, n'intéressent les grands laboratoires pharmaceutiques qu'en fonction des budgets des Etats alloués à l'achat de médicaments sur le marché international et à la santé publique. Si, en dépit des 53% des 400,6 milliards de dollars réalisés aux Etats-Unis, ce dernier risque de voir 90 000 de ses citoyens mourir cet automne, qu'en est-il de l'hécatombe que ferait la grippe porcine dans les pays du Sud ?
A. G.


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