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Quand la musique tisse des liens entre les cultures et les peuples
Clôture du festival «Sauver l'imzad» de Tamanrasset
Publié dans La Tribune le 18 - 01 - 2010


De notre envoyée spéciale à Tamanrasset
Wafia Sifouane
Après avoir enchaîné les sensations fortes, multiplié les découvertes et expériences, le Festival «Sauver l'imzad», organisé par l'association du même nom, a pris fin vendredi dernier, lors d'une soirée mémorable. Sur les coups de 20h, les gens ont commencé à affluer vers la scène installée près de la maison de l'imzad, à quelque 5 kilomètres de la ville. Au programme, un défilé de mode de la styliste Nassila, qui a opté pour une ligne de tenues sahraouies. A l'aise dans ce cadre original, le public et les festivaliers se laissent emporter par des sensations qu'éveillent en eux aussi bien le site que la musique, qui y ajoutent une touche de féerie. Ils entendent profiter pleinement de ces moments et de l'événement. Encadrés par la musique, les mannequins vêtus des plus belles tenues sahraouies défilent sur scène d'un pas gracieux. Les couleurs sont vives. Les créations de Nassila sont, quant à elles, le fruit d'un agréable brassage entre tradition et modernité, tant dans le choix des tissus et des couleurs que dans les lignes. La mise en scène artistique du défilé et la présentation des mannequins ajouteront à la beauté des tenues.
Les artistes se succèdent sur la scène pour accompagner les mannequins. Le public aura ainsi droit aux naïliate de Tindouf dont la voix est particulièrement poignante. Mais la soirée prendra un autre tournant lorsque le jeune Rissa, guitariste du groupe Atri N'assouf, monte sur scène pour un duo avec Keltoum, élue meilleure joueuse d'imzad. Le jeu disjoncté de Rissa se mêle aux sons graves et langoureux de l'imzad. Le duo emporte le public dans un maelstrom musical. Encore une fois, la musique a eu son mot à dire. Elle a démontré qu'aucune barrière, aucune frontière, ne pouvait couper les liens qu'elle tissait entre les cultures et les peuples, surtout quand c'est de grands talents comme Rissa et Keltoum qui se font ses ambassadeurs.
Malgré les lacunes de l'organisation, qui s'est distinguée par une approximation flagrante, l'improvisation et le bricolage, voire la passivité et l'absence, les artistes ont su faire abstraction de tous les côtés négatifs de l'événement pour pouvoir apprécier pleinement les opportunités d'échanges et d'enrichissement qu'il leur offrait, dans un climat, qui plus est, convivial. L'ambiance était à la fête un peu partout dans les auberges, campings, hôtels de la ville et dans la rue.
Après le passage du duo Rissa-Keltoum, c'est la chanteuse Cherifa qui prend le relais. Quel spectacle ! Un moment inouï où le chant kabyle retrouve son analogue targui. C'est à croire qu'ils se sont toujours côtoyés. Cherifa enflamme la scène. Les spectateurs en avaient d'ailleurs bien besoin. Car le froid incisif des soirées sahariennes faisait grelotter tous ceux qui, ignorant l'importance des différences de température dans ces régions et se fiant à la chaleur du jour, n'avaient pas pris leurs dispositions pour la soirée.
Côté coulisses, la tension a atteint son sommet. Les passages sur scène accusaient du retard alors que les artistes avaient un avion à prendre. Toutefois, cela ne les empêchera pas de s'offrir un dernier trip. Tous les artistes qui ont pris part à cette célébration de l'imzad montent sur scène pour un ultime tour de chant. Ce sera le clou de la soirée. Tous unis pour chanter un titre écrit et composé par Hakim Salhi, qui a opté pour des sonorités multiples. Cependant, à l'exécution, chanteurs et musiciens se distingueront par des improvisations qui ajouteront à la beauté du morceau. Pourtant, les artistes n'avaient eu que deux jours pour travailler sur le morceau. L'improvisation devenait donc une autre corde à l'arc de chaque chanteur qui devait être au diapason des autres. Mais l'harmonie était là. Et la magie a opéré. «On a beau se chercher et innover mais les musiques du Sud se retrouvent toujours», dira une chanteuse du groupe malien Tartit. Le morceau durera près de dix minutes. Il sera suivi de la séance de remise de prix aux participants et aux lauréats des concours qui ont été organisés durant le festival.
En somme, le Festival «Sauver l'imzad», au-delà de la désorganisation qui régnait, a toutefois constitué, au cours de cette semaine, un événement majeur dans la ville. Le public et les artistes, dont la majorité visitent l'Algérie pour la première fois, l'ont d'ailleurs affirmé à maintes reprises.


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