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Budget en berne et cupidité en hausse
Publié dans La Tribune le 31 - 03 - 2010

La régulation du marché paraît bien plus difficile qu'on ne le pensait. La flambée des prix se poursuit, dépassant même le seuil critique. Les produits de large consommation sont carrément hors d'accès, les légumes talonnent les fruits et snobent le citoyen en affichant des prix à donner le vertige. Le marché est sérieusement désarticulé, semblant échapper à tout contrôle. Les commerçants n'obéissent à aucune réglementation, pas une démarche tendant à équilibrer le marché n'a pu venir à bout de cette situation. Le taux d'inflation a atteint 5,7% durant l'année écoulée du fait de la hausse des prix des produits agricoles frais qui a plafonné à 20,54% durant la même période. Les efforts des pouvoirs publics à faire diminuer l'inflation et à la stabiliser à 3% s'avèrent pratiquement impossibles. Les marchandises, surtout celles de première nécessité, n'arrêtent pas de prendre la courbe ascendante, suscitant l'angoisse chez les consommateurs qui crient leur impuissance. La table des ménages se dégarnit et leur budget n'arrive pas à suivre le rythme de toutes les hausses, sans connaître lui-même un ajustement. Les augmentations de salaires peinent à rattraper celles, plus rapides et plus ahurissantes, de toutes les denrées qui ont fini par déserter les foyers. Le pouvoir d'achat des citoyens est en constante dégradation, à tel point que des chefs de famille s'endettent juste pour nourrir les leurs et subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. L'anarchie qui s'est emparée du marché est telle que l'intervention de l'Etat est impérieuse pour y mettre un terme. Il doit le faire efficacement s'il veut que cela aboutisse à un résultat, les approches adoptées par les pouvoirs publics n'ayant rien donné jusque-là. Les différents mécanismes de régulation du marché tels que le stockage des surplus de production et leur remise sur le marché une fois l'insuffisance des produits avérés, n'ont pratiquement jamais eu d'effet sur le terrain. Les spéculateurs semblent avoir bien assis leur mainmise sur le commerce. Le premier responsable du secteur a annoncé récemment la décision de l'Etat «de plafonner les prix et de fixer des marges bénéficiaires entre les différents intervenants en vue de lutter contre les augmentations de prix injustifiées et les hausses débridées». Notre pays reconnaît ainsi, par la bouche du ministre, que la libéralisation des prix induite par l'entrée de l'Algérie dans l'économie de marché au début des années 1990 a montré ses limites et a énormément nui aux citoyens. Freiner l'appétit vorace des commerçants en leur imposant un seuil en ce qui concerne leurs bénéfices, une tâche malaisée au regard des habitudes spéculatives qui sont solidement ancrées. Mais l'Etat a obligation d'y parvenir afin de protéger le citoyen qui se retrouve livré pieds et poings liés à la cupidité des marchands.
R. M.

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