Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, lève le voile sur la prochaine fuite dans une interview-fleuve au magazine économique Forbes : cela pourrait être une grande banque. Dans cet entretien réalisé deux semaines avant le Cablegate, Julian Assange affirme que 50% des documents dont il dispose ont trait au secteur privé et estime que leur publication pourrait «tirer vers le fond une banque ou deux». Et on devrait vite savoir lesquelles, puisque Assange affirme avoir une «mégafuite» en vue de dizaines de milliers de documents «en rapport avec une banque» qui existe toujours, mais dont il ne divulguera pas le nom. Cette interview devrait susciter une attente fébrile dans la communauté financière. Quelle sera la banque concernée par cette fuite annoncée ? Sur Dealbreaker, un des blogs financiers les plus lus et les plus craints de Wall Street, un commentateur ressort un article d'octobre 2009 de Computerworld où M. Assange affirme disposer de 5 giga-octets de données sur Bank of America, la plus grande banque américaine en termes d'actifs, très touchée par la crise en raison du rachat de la banque d'investissement Merrill Lynch. Les réponses du dirigeant à l'interview permettent effectivement d'écarter les banques qui ont disparu avec la crise financière (Lehman Brothers, Merrill Lynch, Bear Stearns...), mais laissent augurer d'une fuite concernant un grand établissement de banque de détail (Citigroup, JP Morgan Chase, Bank of America) ou de banque d'affaires (la très critiquée Goldman Sachs ou Morgan Stanley).