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L'Egypte examine l'arrêt de la construction du mur d'acier avec la bande de Ghaza Un convoi humanitaire français se prépare pour soulager les Palestiniens victimes du blocus israélien
La chute du régime de Hosni Moubarak est porteuse de nouveaux espoirs pour les Palestiniens, particulièrement ceux vivant sous le blocus israélien depuis quatre ans dans la bande de Ghaza. Après avoir ouvert le passage de Rafah en mars dernier, Le Caire envisage carrément l'arrêt des travaux de construction du mur d'acier avec Ghaza, ont indiqué des sources égyptiennes et palestiniennes. Le Tribunal administratif du Conseil d'Etat égyptien a examiné hier une plainte déposée par un groupe d'avocats et de militants politiques égyptiens, ce qui était inimaginable il y a à peine quelques mois. «Un certain nombre de militants politiques égyptiens ont mis en place trois actions en justice contre Ahmed Nazif, ancien Premier ministre égyptien, pour l'abolition de la décision de construire le mur» d'acier, d'une profondeur de 20 mètres et de 10 km de longueur, a rapporté le Centre palestinien de l'information, proche du Hamas qui contrôle la bande de Ghaza depuis les législatives de 2007. Ce mur de la honte, financé par les Etats-Unis, devrait empêcher les habitants de Ghaza de se rendre en Egypte via des tunnels. En mai de l'an dernier, une délégation alliée au bureau de coopération militaire de l'ambassade américaine au Caire s'était rendue sur le terrain pour constater de visu l'avancement des travaux de ce mur, dont la construction avait soulevé un véritable tollé au sein de la communauté internationale. A l'époque, l'autoproclamée haute institution religieuse de l'islam sunnite, l'université d'Al-Azhar, au Caire, avait défendu la réalisation de ce mur, estimant que l'Egypte était dans son droit et son devoir de protéger son territoire et de lutter contre le trafic d'armes et de drogues dont sont accusés les Palestiniens qui meurent à petit feu de faim et de manque de soins. L'examen de l'arrêt de la construction du mur d'acier avec la bande de Ghaza intervient une semaine à peine après la signature au Caire, au siège de la Ligue arabe, d'un accord de réconciliation interpalestinien entre le Hamas et le Fatah, et à quelques semaines du départ d'un nouveau convoi humanitaire français pour acheminer l'aide collectée au profit des Palestiniens de la bande de Ghaza. Le convoi faisant partie de la campagne «Un bateau français pour Gaza», est composé de 15 à 20 navires au bord desquels vont embarquer des personnalités publiques, des députés, des artistes et des sportifs français, a indiqué Claude Léostic, porte-parole de cette opération. Les responsables du convoi humanitaire français veulent mettre Israël dos au mur. Pour rappel, ce dernier s'était illustré le 29 mai dernier par une sanglante attaque contre la Flottille de la liberté, faisant une dizaine de mort, dont neuf Turcs. «Le gouvernement israélien agit en dehors du champ d'application de la réglementation internationale», ont indiqué les organisateurs du convoi, précisant ne laisser aucun choix à Tel-Aviv : «Les laisser amarrer aux côtes de la bande de Gaza ou les attaquer», a rapporté le CPI. L. M.