Synthèse par Sihem Ammour Le nouveau musée de l'Institut du monde arabe (IMA), dont l'ouverture est prévus le 21 février prochain, à l'occasion du 25ème anniversaire de l'Institut, selon l'annonce faite sur le site de l'IMA, se promet d'être plus riche, plus diversifié et avec des horizons plus vastes. Jusqu'à ce jour dédié uniquement aux développements de l'art islamique dans sa plus grande extension, le nouveau musée se concentrera désormais sur l'aire géographique des vingt-deux pays arabes cofondateurs de l'IMA avec la France.A ce sujet Marie Foissy, conservatrice en chef du Patrimoine de l'IMA et chef de la refonte du musée souligne que «tout visiteur ayant soif de découvrir la culture des sociétés du monde arabe dans ses origines, son élaboration et la continuité de ses vivantes racines, dispose enfin d'un lieu unique !». Elle ajoute : «La vocation initiale de l'IMA trouve ici sa pleine expression en offrant au public le musée repensé du monde arabe, lui donnant sa singularité au cœur des institutions dédiées à ses cultures.» Ainsi, les concepteurs de ce nouveau musée ont pris d'emblée comme fil conducteur la diversité des civilisations qui ont marqué ces vastes territoires. Le parti adopté pose ainsi les jalons de l'élaboration de la culture arabe. Il s'agit d'aller à la rencontre des hommes et de la société en suivant non point une approche chronologique classique, mais un parcours-promenade ordonné par thèmes. Celui-ci intègre passé et présent, et englobe le monde arabe dans ses dimensions culturelle, religieuse, sociale et anthropologique, ainsi que dans le regard qu'il porte sur lui-même à travers ses créateurs contemporains. Dés lors, l'objectif consiste à dresser un tableau introductif, synthétique et chatoyant du monde arabe, en rendant compte de ses multiples facettes et sans prétendre à une impossible exhaustivité. La mise en œuvre d'un si vaste projet s'appuie tant sur la richesse et le regard croisé des scientifiques de disciplines différentes que sur des dépôts importants d'œuvres d'art consentis par les musées des pays arabes et d'institutions françaises ainsi que d'autres contributions. Il est a souligné à propos de la présentation de cet héritage civilisationel que «cette approche sensible, cette vision du cœur s'appliquant à une culture d'essence tant affective que spirituelle et intellectuelle, bénéficie de la subtile scénographie de Roberto Ostinelli, en même temps qu'elle se fonde sur une ambiance vivante et poétique.»Pour rappel, en 2008, la Fondation Jean-Luc Lagardère a noué un partenariat ambitieux avec l'Institut du monde arabe (IMA). L'objectif était de repenser l'ensemble du musée permanent de l'IMA, ouvert au public depuis 1987, afin de le rendre plus dynamique, plus pédagogique et plus vivant. En effet, au sein de cet espace inédit, la diversité des civilisations qui ont marqué ces vastes territoires est mise à l'honneur