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Fadjr Ibliss, un destin tragique
Festival national de théâtre amateur de Mostaganem
Publié dans La Tribune le 29 - 08 - 2012

De notre envoyée spéciale à Mostaganem
Wafia Sifouane

Inscrite en compétition officielle de la 45e édition du Festival national du théâtre amateur de Mostaganem, la pièce Fadjr Ibliss ou l'aube du démon, de la troupe Errissala el fâania de Sidi Bel Abbès, a été présentée mardi dernier au public et au jury et cela à la Maison de la culture Ould Abderrahmane kaki. Face à une salle bondée de monde , le rideau se lève dévoilant ainsi un décor basique , l'intérieur d'une maison qui se résume à quelques chaises, une salle de bain bricolé dans un coin , le décor n'inspire guère la gaieté et pour cause… l'éclairage est sombre, l'atmosphère y est lourde. Mise en scène par le jeune et prometteur Ben Salem Mohamed Bachir, la pièce relate la funeste nuit qui changea a jamais la destinée d'un jeune couple. Nous sommes à quelques heures de l'aube, Naïf, jeune homme vigoureux, arme à feu à la main entre chez lui avec la volonté de mettre fin aux jours de son épouse Bedrana, qu'il accuse d'adultère. Enceinte d'un mois, Bedrana a été victime d'un viol. Souillée dans sa propre maison (lieu du viol) la jeune femme meurtrie tente d'alerter son mari dès son retour à la maison, mais ce dernier est ivre. Son état l'en dissuade et Bedrana garde le secret pour elle. En fait, le viol de Bedrana est prémédité, un complot dirigé contre ce couple. Un coup savamment ourdi par une certaine Faouzia, la maîtresse de Naïf qui aspire à se venger de cet homme qui l'a trahie en prenant Bedrana pour épouse. Comme l'information a vite fait le tour de la ville, Naïf veut laver son honneur comme le dicte la société, une société machiste qui sacralise l'homme et rebute la femme. Toujours amoureux de sa femme, Naïf se retrouve entre le marteau et l'enclume, entre la volonté de pardonner et garder son épouse ou la tuer et laver son honneur. Le duo formé par les deux comédiens Naimi Mohamed et Lakroune Amina est intense. Ecrite par le palestinien Ghenam Ghenam, la pièce nous dévoile l'être humain sous son aspect le plus laid, l'Homme mauvais. Avec une parfaite maîtrise de leurs roles, les deux comédiens ont offert au public une prestation de qualité, ils se sont carrément distingués sur les planches. Quant à la mise en scène,
M. Ben Salem a opté pour une approche narrative avec une série de flashback nous relatant le drame de ce couple. Hélas, quelques
incidents techniques ont perturbé la pièce, mais sans pour autant lui ôter de son éclat. Véritable bouffée d'oxygène pour les amoureux du théâtre, Fadjr Ibliss , drame exquis ou même l'accompagnement sonore a été intelligemment choisi, avec entre autres des morceaux du génie du Oud Anouar Brahem, est une pièce qui a toute ses chances pour séduire le jury et le public. En effet, en abordant un thème aussi complexe que l'adultère et le jugement arbitraire que porte la société sur certaines choses, le metteur en scène s'est montré assez pertinent et audacieux surtout qu'il a été accompagné d'un texte subtil et fort poignant.


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