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Syrie : l'irakisation du conflit ?
Affrontements inter rebelles, agression israélienne, silence international
Publié dans La Tribune le 15 - 07 - 2013

La Russie et les Etats-Unis affirment toujours leur volonté d'organiser une conférence pour la paix en Syrie alors que les chances de réussite de cette dernière, baptisée Genève 2, s'amenuisent de jour en jour. La Syrie s'enfonce dans une guerre civile tentaculaire.
En près de 3 années, cette guerre civile aurait fait près de 100 000 morts et des millions de réfugiés.
Les affrontements entre pro et anti-régime se poursuivent. Des affrontements qui sont aujourd'hui doublés d'une confrontation entre les différentes factions de la rébellion.
La composante hétéroclite de ces combattants venus de divers horizons et pour diverses raisons accentuent la confusion et brouille les motivations des uns et des autres. Si globalement les premiers combattants de l'Armée syrienne libre (ASL) étaient des opposants au régime de Bachar al Assad, ceux qui les ont rejoints au fil du temps, veulent combattre en Syrie pour autre chose. Du Jihad, prôné par les uns, à la guerre confessionnelle, défendue par les autres, le terrorisme qu'imposent ces groupes à la société syrienne fait craindre le pire.
Le dernier épisode de cette confrontation est indicatif à plus d'un titre. Entre les rebelles syriens dits modérés et les djihadistes venus prêter main forte contre les forces de Bachar al Assad en Syrie, il suffit d'un rien pour mettre le feu aux poudres. L'assassinat le 11 juillet de Kamal Hamami, un chef de l'Armée syrienne libre (ASL) à Lattaquié dans des circonstances floues par les combattants de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), marque l'implosion de la rébellion armée contre Assad. L'hostilité croissante entre djihadistes et l'ASL, jugée modérée n'augure rien de bon. La guerre de suprématie entre les deux clans débarque avant même que le combat contre Assad ne soit terminé.

Quel avenir pour la Syrie ?
Que va-t-il se passer en Syrie dans les mois à venir ? La fin du régime de Bachar al Assad, si l'on admet qu'il tombera tôt ou tard, ne pourrait que précipiter le pays dans une anarchie totale. Le scénario irakien semble la seule alternative qui se profile à l'horizon syrien. Certains disent même que ce scénario est déjà enclenché. La sanglante décomposition à l'irakienne, ponctuée d'attentats de plus en plus meurtriers, avec la survie plus ou moins longue du régime de Bachar al Assad tandis que le peuple cumule les affres de la guerre civile et l'embargo. La position géostratégique de la Syrie et ses soutiens internationaux de poids, notamment l'Iran, la Russie mais aussi l'Irak et le Hezbollah libanais offre une longévité au régime qui maintiendrait la situation en état. Les analystes sont convaincus, aujourd'hui que la chute de Bachar al Assad n'apporterait pas davantage la paix à la Syrie que celle de Saddam Hussein ne l'a apportée en Irak. Bien au contraire.
Une chose est certaine : le nombre croissant de victimes innocentes des combats tout autant que le nombre de réfugiés syriens dans les pays voisins et ailleurs sont une facture déjà trop lourde. Outre les personnes qui ne sont pas particulièrement visées mais seulement présentes au mauvais endroit et au mauvais moment, il y a les victimes ciblées : les minorités confessionnelles notamment les alaouites auxquels appartient le clan d'Assad, mais aussi des chiites et des sunnites ainsi que les chrétiens. Les villes syriennes se vident de leurs habitants forcés de partir, souvent sans avoir le temps de rien emporter. Celles-ci se transforment en champs de bataille où le gagnant n'est pas toujours en mesure d'asseoir son autorité sur les autres milices qui y activent.

Israël en …«sniper»
Pendant ce temps, une nouvelle attaque israélienne a ciblé une base syrienne à côté du port de Lattaquié. Selon la chaîne américaine CNN, qui cite un responsable du Pentagone, l'aviation israélienne a lancé un raid nocturne contre un dépôt de missiles antinavires Yakhont, récemment livrés par la Russie au régime syrien. D'après le magazine britannique Sunday Times, l'attaque a plutôt été menée par un sous-marin israélien de la classe Dolphin qui aurait tiré des missiles de croisière contre le dépôt.
Damas a rapporté que des explosions avaient eu lieu dans cette base après une attaque de l'ASL. Un porte-parole de l'ASL a confirmé à l'agence Reuters que d'énormes explosions avaient été observées, et la présence de missiles sur la base navale de Safira, à côté du port de Lattaquié. Mais il a démenti que l'ASL soit à l'origine de l'attaque. «Il s'agit soit d'un raid aérien, soit de missiles tirés depuis des navires en mer», a déclaré le porte-parole, Qassem Saadeddine.
Le ministre de la Défense de l'Etat hébreu, Moshe Yaalon, s'est contenté de rappeler qu'Israël avait tracé des lignes rouges, conformément à ses propres intérêts, et ils les font respecter.
Ce n'est pas la première agression de l'Etat sioniste sur la Syrie fragilisé par une guerre de près de trois ans. En janvier 2013, l'aviation israélienne avait lancé plusieurs raids contre des dépôts d'armes près de Damas. Le 5 mai 2013, d'autres attaques aériennes avaient été lancées, cette fois contre des bases situées sur les hauteurs de la capitale syrienne. Les Américains avaient confirmé tous ces raids tout en soutenant le droit d'Israël de se défendre. Même quand Tel Aviv n'apporte aucune preuve sur sa sécurité menacée.
Washington, qui coopère étroitement avec Israël, ne craint qu'une escalade militaire impliquant l'Iran. Téhéran, cerné par les salafistes et wahabites qui dominent les pays du Golfe, n'a d'allié stratégique dans la région que Damas. Aussi, les Iraniens affirment qu'ils ne laisseront jamais tomber le régime de Damas. Le Hezbollah, importante pièce sur l'échiquier de la résistance dans la région, refuse de se laisser entrainer dans des problèmes interlibanais qui l'éloigneraient du grand jeu qui se trame en terre syrienne. Il reste, pour le moment, l'allié indéfectible de l'armée syrienne régulière. Un soutien actif depuis la bataille de Qosseir en juin dernier.
A travers ces tiraillements internes et externes, la nouvelle carte du nouvel Moyen-Orient que l'on veut dessiner sans une Syrie forte et surtout sans un axe de résistance viable, permet de voir plus clairement la partie qui en tire le plus grand profit.
G. H.


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