Les différents dispositifs mis en place dans le cadre de la régulation des prix des légumes et des viandes, la politique du renouveau rural, ainsi que la commission de régulation des prix, ont été les points pivots évoqués hier par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, lors de son passage ondes de la chaîne III de la Radio nationale. Selon le ministre, le grand défit de l'Etat est de garantir la sécurité alimentaire à travers la mise en place des mécanismes et des dispositions qui encourageront la production nationale et la disponibilité des produits sur le marché afin de pouvoir lutter contre la spéculation. " La sécurité alimentaire est d'abord une question d'intérêt national ", a-t-il dit. A ce titre, le ministre à tenu à rappeler la mise en place du Système de régulation des produits de large consommation (Syrpalac) dont l'objectif premier est de mettre un terme à la spéculation. Selon le ministre ce processus connaît une avancée considérable. Rappelant, également, la mise en place des autres dispositifs de régulation, notamment l'Office national interprofessionnel des légumes et viandes, l'Office national interprofessionnel des céréales (OAIC), l'Office national interprofessionnel de lait (ONIL) et signalant par ailleurs, la stabilité des prix du pain, du lait et de la pomme de terre dernièrement. Selon le ministre, le processus avance graduellement, et les choses s'amélioreront davantage dans l'avenir pour s'élargir à d'autres produits de large consommation, notamment avec l'installation de la commission de régulation des prix. " Nous essayons de mettre en relation les producteurs transformateurs et les commerçants et les inciter à être stables et professionnels, nous sommes dans un domaine, où il y a parfois des surplus et parfois des insuffisances dans les produits ; à chaque fois où il y a insuffisance une conjoncturelle ou structurelle, nous essayons d'intervenir par des appoints sur ce marché, au moment ou la demande est forte, nous intervenons donc par le biais de ces dispositifs " a-t-il indiqué. Avant d'ajouter dans le même contexte, que le secteur s'apprête actuellement pour le mois de Ramadhan, la période où la demande locale de produits de large consommation augmente. " Nous avons des stocks de pomme de terre, nous auront des stokes de viande blanche, et de viande rouge, et en lait, pour approvisionner le marché au moment qu'il faut, nous avons agi ; également les pour que de façon à ce que leurs productions coïncident avec la période de Ramadhan c'est le cas de la tomate, où il y a une réponse dans la région d'Annaba, la viande blanche dans la région de Batna, ainsi que d'autres régions pour la courgette et les carottes " a-t-il fait savoir, et de poursuivre : " Il y donc toute cette action qui est en train de se mettre en place et au fur et à mesure que les insuffisances sont constatées soit dans la production, soit dans les infrastructures de stockage ou de transformation où nous intervenons pour essayer d'accompagner ces acteurs ". D'après le ministre, la commission de régulation va regarder de plus près le processus d'entente en procédant à vérifications, contrôlant et aidant les acteurs. " C'est un processus qui demande du temps, mais qui commence à donner ces fruits, et ça se poursuivra, l'Etat est très conscient , nous ne croyons pas au miracle, mais qu'il faut travailler, il faut du temps pour passer graduellement à un professionnalisme dans le domaine ; nous feront en sorte que chaque année ce processus nous donnera un plus ", a-t-il estimé. Interrogé sur le phénomène de l'importation des fruits de moindre qualité telles les oranges, et l'absence des produits algériens sur le marché, le ministre a lié cette situation, aux problèmes de sécheresse qui a touché le pays un temps, et qui fait abandonner en quelque sort cette filière. Le ministre dira en revanche, qu'avec le programme de la réalisation des barrages, les systèmes d'irrigation, sont là pour régler ce problème ; et avec la mise en œuvre de la politique de revalorisation de ces cultures dans certaines régions, qui est en cours, on arrivera dans l'avenir à revaloriser de nouveau les produits nationaux. " Nous sommes en train de noter dans certaines régions des reprises " a-t-il signalé. Abordant la question de labellisation, le ministre a expliqué que cette notion est un outil qui se met en place actuellement. Evoquant la politique du renouveau agricole et rural M. Benaïssa a affirmé qu'elle a pour objectif la relance du développement en milieu rural dans le cadre des activités liées à l'agriculture, à l'élevage, aux forêts, ainsi que l'encouragement des activités de désenclavement dont le tourisme rural, avec la contribution du mouvement associatif dans le développement des régions rurales.