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L'Algérie a été le tombeau du colonialisme français
57e anniversaire du déclenchement de la révolution du 1er novembre 1954
Publié dans Le Maghreb le 31 - 10 - 2011


L' histoire de la Révolution et du peuple algérien s'est écrite en lettres de feu et de sang, et ses glorieuses pages demeureront tant à jamais vivantes à travers les siècles. Evoqués de telles réalités, c'est dire que les historiens partiaux se sont efforcés par tous les moyens de faire croire, après 1962, qu'ils étaient les véritables vainqueurs. L'Histoire a pourtant démontré que l'Algérie a été le tombeau u du colonialisme français, qui, ici même, a amené définitivement son drapeau et été contraint de se retirer, en traînant derrière lui tous les signes de la défaite. Les stratèges de ce colonialisme ont tenté de prouver à certains esprits faibles que si l'Algérie avait obtenu son indépendance, le mérite en revenait à la Vé République et son président, Charles de Gaulle. Il s'agit là d'une tentative de falsification. C'est le peuple algérien avec ses propres sacrifices et sa lutte héroïque et non l'armée française, qui a brisé la IVé République française. En se référant à l'histoire, il est constaté en effet que c'est le peuple algérien, sous la conduite du Front de Libération Nationale (FLN) et de son bras l'Armée de Libération Nationale (ALN) qui a été à l'origine de l'avènement de la Vé République française. Or, quelle a été l'attitude de cette cinquième république à l'égard de la Révolution algérienne ? A-t-elle mis un terme aux massacres et au génocide ? Non. Et tous les Algériens qui ont pris les armes, tous ceux qui ont connu la prison et les camps de concentration, tous ceux qui ont souffert savent bien que les opérations de destruction et d'anéantissement n'ont jamais été aussi intenses que sous la Vé République française. Les faits et les chiffres témoignent du lourd tribut payé par le peuple : les centaines de milliers de martyrs et les villages détruits par milliers. Du point de vus historique, il n'est fait aucune distinction, durant cette guerre de libération, entre la IVé et la Vé République française. En revanche, la distinction était claire entre un peuple luttant pour sa liberté et l'indépendance d'une part et ,d'autre part, le colonialisme français, qui, soutenu par les forces du pacte atlantique, semait la désolation dans tout le pays. Si le peuple algérien a triomphé, c'est qu'après une âpre lutte dans laquelle le prix de l'indépendance a été payé à savoir le sacrifice du dixième de la population algérienne. En définitive, le résultat a été à la mesure du lourd tribut versé par les Algériens. Le cessez-le-feu et l'indépendance n'oint été que l'aboutissement logique du combat mené. A l'époque, la France avait le choix entre deux voies : ou bien se plier à la volonté d'indépendance totale du peuple algérien, ou bien subir une guerre civile. La Révolution algérienne n'a-t-elle pas été en effet la cause d'un début de guerre civile en France ? Pour preuve, les luttes intestines entre Français, la rébellion de l'armée française contre sn gouvernement, et son dessein avoué de s'emparer du pouvoir en France. Ce n'est qu'après que la Vé République française eut compris la gravité de la situation dans laquelle elle se trouvait qu'elle s'est rendue à l'évidence. C'est assez dire que l'indépendance fut loin d'être octroyée au peuple algérien, et c'est assez dire combien il est faux de prétendre que la Vé République avait réussi à venir à bout de l'ALN. C'est là la vérité historique, telle qu'elle ressort de l'analyse vraie. L'insurrection ne se réduisait pas à l'existence d'un certain nombre d'unités de l'ALN. Déclenchée par une élite, elle s'est transformée et s'est développée au point de devenir celle d'un peuple tout entier, affrontant les balles de l'ennemi pour exprimer une fois de plus, au vu et au su du monde, sa volonté de vivre libre et indépendant. Car c'est en vain que les autorités d'occupation, qui avaient, à l'époque, feint d'accepter cette indépendance, ont ensuite essayé de la vider de tout contenu. Les Accords d'Evian qu'ils ont tenté d'imposer étaient loin d'être viables, car si, dans leur forme, ils visaient l'intérêt de tous, leur objectif réel n'était autre que de garder l'Algérie sous l'emprise de la France. Ces accords visaient à faire de l'Algérie un pays dépendant de néo-colonialisme français. C'est pourquoi la position des dirigeants de la Révolution a été claire à l'égard de ces accords de 1962, c'est parce que ces derniers mettaient fin à la guerre. Cependant, cette approbation était assortie de réserves aux dispositions économiques de ces Accords. Mais il se trouve, malheureusement encore certains milieux colonialistes en France qui persistent à prétendre que la France a fait à l'Algérie " don " de son indépendance. Avancer de telles affirmations, c'est faire preuve d'impudence, il n'est personne au monde qui ignore que les Algériens ont arraché leur indépendance de haute lutte et au prix d'énormes sacrifices. Et le million et demi de martyrs en sont la preuve. Cette indépendance n'est donc pas un acte de générosité de la France. La lutte du peuple algérien, contre le colonialisme pour la reconquête de la liberté et de la dignité fut constante à travers les générations et les âges. L'histoire est là pour témoigner que les martyrs de ce pays se comptent par milliers. De l'aveu même de certains historiens français, la population algérienne atteignait en 1830 environ dis millions d'âmes, alors qu'en 1880 elle n'excédait pas trois millions. Qu'est-il donc advenu de ces millions d'Algériens ? La réponse est simple : ils sont morts en combattant le colonialisme français, pour la dignité et la souveraineté du pays. Il est donc indécent de prétendre que l'indépendance de l'Algérie dut un " don ". L'histoire est là pour témoigner, cette histoire que tout le monde connaît, tout autant que le contenu des Accords d'Evian et les circonstances qui furent à leur origine. Ce n'est pas de bon gré , mais contraint, que le gouvernement français a accepté d'engager les négociations, car il savait qu'il était incapable de venir à bout du vaillant peuple algérien. Nul n'ignore non plus que la Révolution algérienne fut à l'origine de visées très graves au sein de l'armée française qui se rebella contre le pouvoir central et faillit plonger la France dans une guerre civile. C'est là un des facteurs essentiels qui poussa le gouvernement français à négocier avec la Révolution algérienne et à admettre les Accords d'Evian. En 1962, l'Etat français pensait que tout en consacrant l'indépendance politique de l'Algérie, ces Accords allaient lui permettre de maintenir le pétrole algérien au service de ses intérêts et assurer par-là même l'indépendance énergétique de la France. Pour sa part, l'Algérie était lésée sur le plan de son indépendance économique. C'est pourquoi, il a été entrepris en 1965 de réviser les clauses relatives aux hydrocarbures. Si les accords de 1965 ont effectivement apporté des aménagements, il reste qu'ils se trouvaient, en 1970, dépassés par les événements. Ce à quoi, le gouvernement algérien a demandé à réviser ces accords, par la voie de la négociation ; celle-ci a traîné en longueur dans l'attente des résultats des négociations de Téhéran, puis de Tripoli, mais rien de positif ne s'ensuivit. La partie française a alors rejeté toutes les revendications du gouvernement algérien pourtant légitimes et nié la souveraineté du pays sur son propre pétrole. Mieux encore, le partenaire français soutenait la thèse de la souveraineté partagée sur le pétrole algérien. En dépit de ces tergiversations, l'Algérie a fait preuve de patience pendant de longs mois. Finalement, il n'y avait plus d'autres choix que celui de prendre les décisions exigées par la situation et dictées par le devoir et le droit. La question de la propriété du pétrole algérien a été soulevée. A qui appartient donc ce pétrole ? A l'Algérie ou aux sociétés pétrolières ? Le gouvernement algérien a répondu sans équivoque à cette question, car le sang des martyrs de la Guerre de libération nationale s'est mêlé à ce pétrole. Le partenaire français, lui, n'a pas cru devoir fournir sa réponse. Malgré cela, les autorités algériennes n'ont épargné aucun effort pour parvenir à un accord. Il devenait donc indispensable de régler le différend par des décisions équitables et conformes à la souveraineté nationale. C'est alors qu'a été prise la décision de nationalisation du 24 février 1971, ces mêmes décisions souveraines, qui ont soulevé dans les milieux français un immense tollé.

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