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Nucléaire iranien : Accord historique après quatre jours de négociations à Genève
Publié dans Le Maghreb le 25 - 11 - 2013

Un accord préliminaire sur le nucléaire iranien a été conclu hier à l'aube à Genève entre Téhéran et les grandes puissances. Il vise à réduire l'ampleur du programme atomique de la République islamique en échange d'un allégement des sanctions qui pèsent sur elle.
L'accord entre l'Iran, d'un côté, et l'Allemagne, la Chine, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie, de l'autre, a été conclu après plus de quatre jours de négociations. Il constitue un premier pas vers la sortie d'une impasse diplomatique vieille de plus d'une décennie.
L'accord suspend les volets les plus controversés du programme atomique de l'Iran en lui imposant d'arrêter l'enrichissement d'uranium au-dessus de 5%, de neutraliser ses réserves enrichies à 20% et de stopper le projet de réacteur à eau lourde d'Arak.
En échange, les six grandes puissances s'engagent à ne pas imposer de nouvelles sanctions au cours des six prochains mois. Les Etats-Unis estiment en outre que l'allégement des restrictions existantes va permettre à Téhéran d'accéder à des milliards de dollars de revenus liés au pétrole, aux produits pétrochimiques, à l'or et au secteur automobile.

Obama
Barack Obama, le président des Etats-Unis, a salué l'accord comme un "premier pas important". Il a toutefois prévenu que Washington mettrait fin au bout de six mois à l'allégement des sanctions et "augmenterait la pression" si Téhéran ne respectait pas ses engagements.
Dans le camp français, qui a manifesté son intransigeance lors de la précédente série de négociations au début du mois, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, s'est prudemment contenté de souligner que l'accord "exclut, tout accès à l'arme nucléaire" de la part de l'Iran.
La présence à Genève des ministres américain, chinois, russe, français, britannique et allemand - John Kerry, Wang Li, Sergueï Lavrov, Laurent Fabius, William Hague et Guido Westerwelle - laissait croire depuis la veille à la proximité de l'accord.
Lors d'une intervention solennelle tard dans la soirée depuis la Maison- Blanche,
M. Obama a aussi assuré que cet accord obtenu à l'arraché à Genève barre le chemin le plus évident de la République islamique vers une bombe atomique.
Pour la première fois en presque une décennie, nous avons arrêté les progrès du programme nucléaire iranien, et des volets cruciaux du programme seront annulés, s'est-il félicité.
M. Obama a pris soin d'expliquer à ses compatriotes que l'accord de Genève n'était qu'intérimaire et devait préparer le terrain à un marché de plus grande ampleur.
D'un autre côté, les Etats-Unis et leurs alliés se sont entendus pour accorder à l'Iran un allègement modeste (des sanctions) tout en continuant à appliquer les plus sévères, a-t-il assuré. Des responsables de la Maison- Blanche ont évoqué un allègement de six à sept milliards de dollars, qui laisserait en l'état actuel, déjà fortement entamé par les sanctions, les rentrées de la manne pétrolière.
A ce titre, et pour donner une chance aux négociations d'aboutir, M. Obama a exhorté le Congrès à s'abstenir d'adopter de nouvelles sanctions, comme certains élus le souhaitaient après l'échec des premiers rounds de négociations. Il a aussi assuré que l'allègement serait réversible si Téhéran ne tenait pas ses promesses.
Le président a aussi promis que la résolution des Etats-Unis restera forte, tout comme nos engagements envers nos amis et nos alliés, en particulier Israël et nos partenaires du Golfe, qui ont de bonnes raisons d'être sceptiques vis-à-vis des intentions de l'Iran.
Selon un haut responsable de la Maison- Blanche, M. Obama devait appeler au téléphone hier le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont le bureau a dénoncé un mauvais accord.
Je ferai tout le nécessaire pour empêcher l'Iran d'obtenir une arme nucléaire, a affirmé M. Obama. Mais j'ai la responsabilité d'essayer de résoudre nos différends de façon pacifique, plutôt que (nous) jeter dans un conflit. Aujourd'hui, nous avons une vraie occasion de parvenir à un accord complet et pacifique et je pense que nous devons la mettre à l'épreuve, a-t-il plaidé, tout en prévenant que ce ne sera pas facile (...) d'énormes difficultés persistent.

Préliminaire
Le texte n'est que préliminaire et a pour but de permettre de rétablir pas à pas la confiance entre Téhéran et les grandes puissances après des décennies de tensions avec l'Occident. Les Etats-Unis et les pays européens soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, alors que Téhéran dit que son programme n'a qu'une visée civile.
Les négociateurs sont notamment parvenus dimanche à un compromis au sujet de la notion de droit à l'enrichissement d'uranium, revendiqué par l'Iran qui le considère comme une question de souveraineté nationale. Les diplomaties des différents camps ont chacune présenté comme une victoire le résultat final.

Reconnaissance
Du côté iranien, Mohammad Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères, a estimé que le programme atomique de son pays se voyait "reconnu" par l'accord. Dans le camp américain, le secrétaire d'Etat John Kerry a souligné que l'accord ne faisait aucune mention d'un "droit" à l'enrichissement.
John Kerry a en outre estimé que le texte rendait plus sûre la situation des alliés des Etats-Unis dans la région, notamment Israël, adversaire le plus ardent de l'Iran, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu a cependant dénoncé un "mauvais accord".

Probable signature de l'accord avec les Etats-Unis
Le président afghan Hamid Karzaï s'est dit prêt hier à signer l'accord de sécurité avec les Etats-Unis. Il demande cependant à Washington de fournir des garanties sur la participation américaine au processus de paix et sur l'arrêt des opérations militaires dans les domiciles afghans.
"J'accepte l'ordre que vous m'avez donné de signer" ce traité, a déclaré à Kaboul le président Karzaï aux membres de Loya Jirga, la grande assemblée traditionnelle, qui avait peu avant approuvé l'accord qui doit définir les modalités d'une présence militaire américaine en Afghanistan après le retrait des 75 000 soldats de l'Otan (Isaf), fin 2014.
Le verdict de la Loya Jirga a été annoncé après le discours final à l'assemblée de 50 comités constitués d'environ 2 500 anciens, des chefs tribaux et autres personnalités influentes. Aucune objection n'a été soulevée à la signature de l'accord.

Khamenei et Rohani saluent l'accord
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, et le président Hassan Rohani ont salué l'accord avec les grandes puissances sur le nucléaire qui, selon Téhéran, reconnaît le droit de l'Iran à enrichir l'uranium sur son sol.
Il faut remercier l'équipe de négociateurs nucléaires pour cet acquis. La grâce de Dieu, les prières et le soutien de la population sont sans doute la raison de ce succès, a affirmé M. Khamenei, ajoutant qu'il fallait toujours résister face aux demandes excessives des autres pays dans le domaine nucléaire, dans une lettre au président Hassan Rohani.
Dans l'accord, le droit à l'enrichissement d'uranium sur le sol iranien a été accepté et la structure des sanctions a commencé à se fissurer, a affirmé M. Rohani, dans une déclaration retransmise par la télévision d'Etat.
Chacun peut avoir sa propre interprétation, mais le droit de l'Iran à faire de l'enrichissement est clairement mentionné dans le texte, a ajouté le président.
Je dis à la nation que les activités d'enrichissement vont se poursuivre comme par le passé à Natanz, Fordo ou à Ispahan, a-t-il encore déclaré.
Contrairement à Téhéran, les Etats-Unis ont affirmé que l'accord conclu dans la nuit ne comprenait pas le droit à l'enrichissement d'uranium.
Hassan Rohani a répété que l'Iran n'a jamais cherché et ne cherchera jamais à fabriquer l'arme atomique.
Il a annoncé que l'Iran était prêt à coopérer avec l'Agence internationale de l'énergie atomique pour lever toutes les ambiguïtés et doutes, sur le programme nucléaire du pays.
Nous avons une volonté sérieuse pour continuer les négociations, a-t-il poursuivi, ajoutant que son gouvernement cherchait l'entente avec le monde qui peut être obtenu par la confiance. M. Rohani a également affirmé que les grandes puissances se sont engagées à lever toutes les sanctions d'ici à la fin des négociations, aussi bien les sanctions onusiennes que les sanctions américaines et européennes.
Je suis fier que ce succès ait été obtenu avant le 100ème jour de ma présidence, a-t-il lancé.
Dans une lettre au guide suprême rendue publique dans la matinée, M. Rohani a voulu rassurer les voisins de l'Iran, notamment les monarchies sunnites du Golfe, inquiets par le développement du programme nucléaire de la République islamique, en affirmant que l'accord avec les grandes puissances était dans l'intérêt des pays de la région et de la paix mondiale.

Tout le monde gagne, pas de perdant, selon Lavrov
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'est félicité de l'accord qui vient d'être conclu sur le nucléaire iranien, estimant que cet accord ne faisait pas de perdant.
Il n'y a pas de perdant, tout le monde gagne, a-t-il déclaré à l'issue des négociations auxquelles il a participé à Genève, cité par les agences russes.
L'accord, a-t-il expliqué, ouvre la voie à des inspections plus poussées du programme nucléaire iranien par l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), renforce la confiance au Moyen-Orient et diminue les craintes d'une prolifération nucléaire.
Il sera maintenant très difficile de contourner les données rassemblées par l'AIEA. Nous sommes convaincus que l'Iran va coopérer de bonne foi avec l'agence, a-t-il déclaré aux journalistes russes.
Dans les six mois à venir, les négociations vont fixer les paramètres dont l'Iran a besoin pour une activité nucléaire pacifique, notamment pour produire de l'uranium pour ses centrales nucléaires, ses réacteurs de recherche et pour les réacteurs qui produisent des isotopes à usage médical ou humanitaire, a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie russe s'est également félicité de l'allègement des sanctions occidentales à l'encontre de l'Iran prévu par l'accord. Nous ne reconnaissions pas ces sanctions unilatérales, donc il est correct de diminuer la pression sur l'Iran en éliminant ces sanctions unilatérales, a-t-il souligné.
Il a félicité le nouveau président iranien Hassan Rohani pour sa volonté sérieuse d'arriver à un accord. Avec l'arrivée d'un nouveau président en Iran, nous avons senti que les déclarations sur un désir de résoudre ce contentieux avaient une base sérieuse, a-t-il déclaré.

Israël, isolé et amer, fustige un mauvais accord
En froid avec les Etats-Unis, Israël ne cachait pas son amertume hier après le mauvais accord sur le nucléaire, qualifié de la plus grande victoire diplomatique de Téhéran, tout en n'excluant pas une opération militaire contre l'ennemi juré iranien.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui avait posé des conditions très strictes à tout arrangement avec l'Iran et mené une offensive diplomatique contre l'administration de Barack Obama accusée de vouloir faire trop de concessions, est rapidement monté au créneau.
C'est un mauvais accord qui offre exactement ce que l'Iran voulait: la levée partielle des sanctions et le maintien d'une partie essentielle de son programme nucléaire, a déploré le bureau de M. Netanyahu dans un communiqué publié quelques heures après la conclusion à Genève d'un accord historique entre les grandes puissances et l'Iran.
La pression économique à laquelle est soumis l'Iran aurait pu amener à un bien meilleur accord qui aurait débouché sur un démantèlement des capacités nucléaires iraniennes, soulignait également le bureau du Premier ministre.
Selon les médias, l'accord conclu à Genève ne répond à aucun de ces critères. Plusieurs experts israéliens ont néanmoins exhorté le gouvernement Netanyahu à nuancer ses critiques.


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