Les chômeurs diplômés disposeront d'un nouveau dispositif qui offre des possibilités d'insertion adéquates pour différentes catégorie. Cette nouvelle stratégie applicable sur quatre ans (2009-2013) prévoit, l'introduction de nouvelles mesures pour l'encouragement de l'emploi des jeunes et la création de petites entreprises. Le nouveau dispositif a été présenté hier par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, M. Tayab Louh, lors de la 2e journée du regroupement régional " centre " de la Cnac organisée à Alger. Le nouveau dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP), explique le ministre, " se base sur deux volets essentiels, à savoir l'appui à la promotion de l'emploi salarié et le développement de l'entrepreunariat ".Le dispositif qui est rentré en application, d'après M. Louh, est composé de trois formes de contrats. Le contrat d'insertion des diplômés (CID) pour les jeunes ayant fait des études supérieures, le contrat d'insertion professionnelle (CIP) pour les personnes ayant le niveau secondaire et enfin le contrat de formation-insertion (CFI) pour les personnes ne disposant pas de diplômes.Ce type de contrat est baptisé contrat de travail aidé (CTA). Le CTA assure aux employeurs privés et publics ayant recruté cette catégorie de jeunes, une contribution de l'Etat au salaire du jeune diplômé, de façon dégressive et pendant une durée de trois ans. Autrement dit, pour la première catégorie de CID, les employés recevront une contribution de l'ordre de 12 000 DA de la part de l'Etat, pour une durée de trois ans, mais cet apport est revu à la baisse chaque année, 12 000 DA pour la première année, 10 000 DA pour la second année et 8 000 DA pour la troisième année. La seconde catégorie qui porte sur le CIP recevra la même contribution mais seulement pour les deux premières années d'embauche. L'Etat prendra donc en charge 60% des frais de salaire, en contrepartie l'employeur maintient l'employé à son poste. Quant à la troisième catégorie, concernée par le contrat de formation- insertion (CFI), M. Louh a expliqué que ces candidats recevront une bourse pour la formation, sauf que le montant n'a pas été communiqué par le premier responsable du secteur. Cette bourse sera consacrée aux chômeurs ayant décroché des contrats de formation à condition qu'ils postulent pour des filières qui connaissent une insuffisance en matière de main-d'œuvre telles la plomberie, la maçonnerie, la mécanique… La nouvelle stratégie se traduira, selon le ministre, par un niveau annuel moyen d'insertion professionnelle de l'ordre de 350 000 à 400 000 emplois. A ce sujet le ministre a tenu à préciser que " pour faire baisser le taux de chômage, il ne faut pascompter sur la Fonction publique qui se trouve actuellement saturée, il faut aller vers d'autres secteurs. " De plus, dans les cinq années à venir, il est prévu la création de 300 000 postes d'emploi permanents dans, notamment, le secteur de l'habitat et de la construction, l'agriculture et le secteur des services. Dans ce même sillage, M. Tayeb Louh a souligné que " d'ici la fin 2008 nous nous attendons à ce que la Cnac et l'Ansej créent 34 000 postes permanent. " Quant au projet présidentiel lié à la réalisation de 100 locaux par commune, le ministre estime qu'au total 150 000 locaux seront mis à la disposition de la population en chômage. Toutefois, d'après le ministre, la distribution se fera selon le critère de l'emploi, celui qui pourra employer deux ou trois personnes aura la priorité. " Nous avons donc introduit une nouveauté dans ce système pour encourager l'emploi d'une façon ou une autre ", a précisé le ministre. Abordant les différents dispositifs en vigueur actuellement, le ministre a appelé les responsables à recourir au travail de proximité, notamment dans les zones lointaines du pays, afin d'attirer les personnes en chômage et qui ignorent totalement l'existence de ce type de dispositif d'aide, et l'APC doit jouer un rôle important dans ce sens à travers l'Anem. Pour ce qui est de la Cnac, à noter que au 31 mars dernier, 22 300 dossiers ont été déposés au niveau des banques, dont seulement 31% ont été refusés, à cette même période 8 200 activités ont été créées. En somme, l'aboutissement de cette stratégie reste tributaire de la réussite des réformes engagées dans différents secteurs et la réorientation de la politique de la formation dans l'enseignement supérieur.