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Quels sont les symptômes d'alerte ?
Reconnaître l'endométriose quand on a mal au ventre
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 06 - 2010

L'endométriose, maladie des femmes, maladie délaissée, le diagnostic se fait souvent cinq ans après le début de la maladie. L'endométriose reste souvent ignorée ou sous-estimée. Pourtant, une charge médicale et chirurgicale peut venir à bout des douleurs et mettre l'endométriose en veilleuse...
L'endométriose, maladie des femmes, maladie délaissée, le diagnostic se fait souvent cinq ans après le début de la maladie. L'endométriose reste souvent ignorée ou sous-estimée. Pourtant, une charge médicale et chirurgicale peut venir à bout des douleurs et mettre l'endométriose en veilleuse...
Les douleurs de l'endométriose... Le silence du diagnostic...
Vous avez décidé d'avoir un enfant. Vous arrêtez donc la pilule et commencez à observer des douleurs diffuses au niveau de l'abdomen. Le test de grossesse tarde à se montrer positif et vos douleurs persistent... Il s'agit peut-être d'une endométriose. Tous les mécanismes de la maladie ne sont pas connus et certaines causes ne sont pas totalement élucidées. Mal diagnostiquée, la prise en charge de l'endométriose tarde, laissant les femmes en proie à la douleur et à l'inquiétude. Il suffit pourtant d'un bon diagnostic et d'un traitement adapté pour faire taire la maladie. L'endométriose est loin d'être une fatalité.
Une muqueuse qui fait des siennes
L'endomètre est la muqueuse de l'utérus. Mais parfois la muqueuse se fait baladeuse pour aller dans la cavité péritonéale (c'est-à-dire le plus souvent autour de l'utérus et des ovaires en remontant les trompes). Ces fragments de muqueuse ne sont pas détruits par les cellules éboueuses qui ont pour mission d'aller nettoyer les déchets dans l'organisme et elles vont créer des lésions douloureuses. Ces lésions suivent le même rythme hormonal que l'utérus. A la fin d'un cycle, elles se mettent à saigner sans que le sang puisse être évacué naturellement hors du corps. Les lésions deviennent ainsi gonflées et douloureuses. Il n'y a pas qu'une seule forme d'endométriose, ce qui rend le diagnostic plus ardu. La maladie revêt plusieurs facettes et évolue au fil des cycles. Elle se manifeste au moment des règles par des saignements.
Endométriose externe ou interne
Les fragments de la muqueuse utérine peuvent aller se fixer à divers endroits sous forme de kystes. Ils peuvent aller coloniser d'autres organes de la cavité utérine comme les ovaires, la vessie, le colon. Dans de très rares cas, ils peuvent remonter jusqu'aux poumons. "Tant qu'ils restent à l'extérieur de la cavité utérine, on parle d'endométriose externe, souligne Jean Belaisch, gynécologue et endocrinologue, Président du groupe d'étude de l'endométriose. Quand ils se logent dans le muscle utérin, il s'agit d'une endométriose interne, que l'on appelle également adénomyose." Les douleurs sont plus violentes du fait des lésions qui gonflent sans en avoir la place. L'endométriose interne est plus difficile à soigner par la chirurgie.
Les multiples causes
Il n'y a pas qu'une cause à la source de l'endométriose. Plusieurs hypothèses expliquent son origine. Une prédisposition génétique est prépondérante. "Dans le cas de malformations congénitales, qui génèrent un col trop fermé, l'endométriose peut se déclarer chez de très jeunes femmes, intervient le gynécologue. Le reflux menstruel peut entraîner des fragments de muqueuses qui vont aller à contre-courant. Dans la plupart des cas, ces fragments sont éliminés naturellement mais chez certaines femmes, ils se transforment en lésions. Un des facteurs de risque avancé est un système immunitaire déprimé. L'aspect psychologique a également une influence sur la maladie, les femmes souffrant de dépressions étant plus sujettes à l'endométriose par exemple. Les cellules vont s'implanter sans pouvoir être évacuées. Une autre cause évoquée est la transformation de tissus sains en tissus anormaux (que l'on appelle métaplasie), sous l'influence, entre autres, de facteurs hormonaux.
Sur la voie de l'endométriose
La douleur est un signal d'alarme efficace qui doit vous faire rechercher la cause au plus vite. Si vos règles vous font souffrir et deviennent plus abondantes, qu'un rapport sexuel devient douloureux ou que la douleur s'incruste de manière permanente, ne tardez pas à consulter. "Il n'est pas normal pour une femme de souffrir pendant les règles", insiste le docteur Jean Belaisch. Les douleurs se localisent au niveau du pelvis, de l'abdomen et des lombaires. Vous pouvez également avoir mal en urinant pendant les règles. D'autres symptômes comme des troubles intestinaux ou une grande fatigue peuvent s'associer. Des symptômes courants qui n'alertent pas toujours les femmes surtout si leur intensité est mesurée. "L'endométriose peut également être asymptomatique chez certaines femmes, note le gynécologue. Une stérilité non expliquée peut trouver sa source dans une endométriose dans 40 à 50 % des cas."
Le bon diagnostic
L'endométriose reste encore trop souvent sous-évaluée. Difficile d'avancer un chiffre concernant le nombre de patientes atteintes. En moyenne, 1 femme sur 10 serait concernée. Les médecins passent fréquemment à côté de la maladie alors qu'un examen clinique approfondi pourrait mettre les gynécologues sur la voie et diriger leurs patientes vers un complément d'examens. "Le toucher vaginal a son importance, explique le docteur Belaisch. L'endométriose est une maladie en arrière de l'utérus. Il faut que le gynécologue vérifie s'il trouve des nodules à l'arrière du col. Si les ovaires sont gros et fixés contre l'utérus, que le toucher est douloureux pour la patiente, c'est un signe possible d'endométriose. La maladie crée des adhérences avec le sang qui ne peut pas sortir." Une suspicion d'endométriose est confirmée par d'autres examens qui permettent de poser le diagnostic.
Côté examens
Les techniques d'imagerie comme l'échographie et l'IRM vont permettre de déceler les lésions provoquées par l'endométriose. Le spécialiste doit avoir une bonne connaissance de la maladie pour ne pas passer à côté du diagnostic, sachant que les nodules inférieurs à 10 mm resteront inaperçus. L'IRM est beaucoup plus fiable. "L'IRM détecte tout ce qui est magnétique, indique le gynécologue. Les globules rouges contiennent du fer. Le sang des lésions est donc rapidement découvert." Une coelioscopie, réalisée sous anesthésie générale, permet l'exploration des organes par un tube microscopique passant par le nombril. Des prélèvements sont réalisés pour confirmer l'analyse. L'examen est précis mais plus invasif que les autres. Le diagnostic peut également être confirmé par un dosage CA 125. Un test qui fait pencher la balance du diagnostic vers l'endométriose.
Le traitement médical
"L'endométriose est sensible aux hormones ovariennes", intervient le gynécologue. Le médecin va donc devoir savamment doser le traitement pour limiter les désagréments en prescrivant en premier lieu des agonistes de la Gn-Rh (Gonadotropin Releasing Hormone, sécrétée au moment de l'ovulation), un médicament qui minimise les effets secondaires et inhibe la sécrétion d'oestradiol. Après six mois de ce traitement, le médecin peut prescrire certaines pilules ou un progestatif seul. La pilule est prise en continu pour supprimer les règles.
Prise en charge chirurgicale
Le traitement médical a l'avantage de faire taire les manifestations de l'endométriose mais elle ne la supprime pas. La chirurgie va s'atteler à retirer définitivement les lésions au laser ou par électrocoagulation. L'opération se fait généralement par coelioscopie, sans ouverture de l'abdomen donc. Dans les cas les plus graves, le chirurgien peut envisager une hystérectomie, une ablation de l'utérus mais la majeure partie des interventions se limite à une suppression localisée des lésions. "La priorité est de faire appel à un chirurgien qui a étudié l'endométriose, insiste le docteur Jean Belaisch. C'est le meilleur moyen pour limiter le risque de récidive qui peut aller de 25 à 50 % dans les quatre ans." Après la chirurgie, la patiente peut suivre un traitement médical pour s'assurer que l'endométriose ne revienne pas à la charge.
Grossesse en vue ?
S'il est vrai que certains cas de stérilité sont liés à l'endométriose, la maladie n'empêche pas d'avoir des enfants. Après une opération chirurgicale pour enlever les lésions, la probabilité de tomber enceinte augmente. Et puis, point positif, la grossesse améliore l'endométriose. Les trois premiers mois, l'endomètre s'épaissit et les douleurs peuvent être exacerbés. L'absence prolongée de règles finit par nécroser les lésions.
A tout âge ?
L'endométriose se déclare généralement vers l'âge de 25 ans, plus fréquemment chez les femmes occidentales, mais il n'est pas rare qu'elle puisse survenir au début de la puberté et toucher des jeunes filles de treize ans, dans le cas, notamment, de malformations congénitales. La maladie disparaît naturellement à la ménopause avec l'arrêt des règles.
Source Santé de A à Z
Les douleurs de l'endométriose... Le silence du diagnostic...
Vous avez décidé d'avoir un enfant. Vous arrêtez donc la pilule et commencez à observer des douleurs diffuses au niveau de l'abdomen. Le test de grossesse tarde à se montrer positif et vos douleurs persistent... Il s'agit peut-être d'une endométriose. Tous les mécanismes de la maladie ne sont pas connus et certaines causes ne sont pas totalement élucidées. Mal diagnostiquée, la prise en charge de l'endométriose tarde, laissant les femmes en proie à la douleur et à l'inquiétude. Il suffit pourtant d'un bon diagnostic et d'un traitement adapté pour faire taire la maladie. L'endométriose est loin d'être une fatalité.
Une muqueuse qui fait des siennes
L'endomètre est la muqueuse de l'utérus. Mais parfois la muqueuse se fait baladeuse pour aller dans la cavité péritonéale (c'est-à-dire le plus souvent autour de l'utérus et des ovaires en remontant les trompes). Ces fragments de muqueuse ne sont pas détruits par les cellules éboueuses qui ont pour mission d'aller nettoyer les déchets dans l'organisme et elles vont créer des lésions douloureuses. Ces lésions suivent le même rythme hormonal que l'utérus. A la fin d'un cycle, elles se mettent à saigner sans que le sang puisse être évacué naturellement hors du corps. Les lésions deviennent ainsi gonflées et douloureuses. Il n'y a pas qu'une seule forme d'endométriose, ce qui rend le diagnostic plus ardu. La maladie revêt plusieurs facettes et évolue au fil des cycles. Elle se manifeste au moment des règles par des saignements.
Endométriose externe ou interne
Les fragments de la muqueuse utérine peuvent aller se fixer à divers endroits sous forme de kystes. Ils peuvent aller coloniser d'autres organes de la cavité utérine comme les ovaires, la vessie, le colon. Dans de très rares cas, ils peuvent remonter jusqu'aux poumons. "Tant qu'ils restent à l'extérieur de la cavité utérine, on parle d'endométriose externe, souligne Jean Belaisch, gynécologue et endocrinologue, Président du groupe d'étude de l'endométriose. Quand ils se logent dans le muscle utérin, il s'agit d'une endométriose interne, que l'on appelle également adénomyose." Les douleurs sont plus violentes du fait des lésions qui gonflent sans en avoir la place. L'endométriose interne est plus difficile à soigner par la chirurgie.
Les multiples causes
Il n'y a pas qu'une cause à la source de l'endométriose. Plusieurs hypothèses expliquent son origine. Une prédisposition génétique est prépondérante. "Dans le cas de malformations congénitales, qui génèrent un col trop fermé, l'endométriose peut se déclarer chez de très jeunes femmes, intervient le gynécologue. Le reflux menstruel peut entraîner des fragments de muqueuses qui vont aller à contre-courant. Dans la plupart des cas, ces fragments sont éliminés naturellement mais chez certaines femmes, ils se transforment en lésions. Un des facteurs de risque avancé est un système immunitaire déprimé. L'aspect psychologique a également une influence sur la maladie, les femmes souffrant de dépressions étant plus sujettes à l'endométriose par exemple. Les cellules vont s'implanter sans pouvoir être évacuées. Une autre cause évoquée est la transformation de tissus sains en tissus anormaux (que l'on appelle métaplasie), sous l'influence, entre autres, de facteurs hormonaux.
Sur la voie de l'endométriose
La douleur est un signal d'alarme efficace qui doit vous faire rechercher la cause au plus vite. Si vos règles vous font souffrir et deviennent plus abondantes, qu'un rapport sexuel devient douloureux ou que la douleur s'incruste de manière permanente, ne tardez pas à consulter. "Il n'est pas normal pour une femme de souffrir pendant les règles", insiste le docteur Jean Belaisch. Les douleurs se localisent au niveau du pelvis, de l'abdomen et des lombaires. Vous pouvez également avoir mal en urinant pendant les règles. D'autres symptômes comme des troubles intestinaux ou une grande fatigue peuvent s'associer. Des symptômes courants qui n'alertent pas toujours les femmes surtout si leur intensité est mesurée. "L'endométriose peut également être asymptomatique chez certaines femmes, note le gynécologue. Une stérilité non expliquée peut trouver sa source dans une endométriose dans 40 à 50 % des cas."
Le bon diagnostic
L'endométriose reste encore trop souvent sous-évaluée. Difficile d'avancer un chiffre concernant le nombre de patientes atteintes. En moyenne, 1 femme sur 10 serait concernée. Les médecins passent fréquemment à côté de la maladie alors qu'un examen clinique approfondi pourrait mettre les gynécologues sur la voie et diriger leurs patientes vers un complément d'examens. "Le toucher vaginal a son importance, explique le docteur Belaisch. L'endométriose est une maladie en arrière de l'utérus. Il faut que le gynécologue vérifie s'il trouve des nodules à l'arrière du col. Si les ovaires sont gros et fixés contre l'utérus, que le toucher est douloureux pour la patiente, c'est un signe possible d'endométriose. La maladie crée des adhérences avec le sang qui ne peut pas sortir." Une suspicion d'endométriose est confirmée par d'autres examens qui permettent de poser le diagnostic.
Côté examens
Les techniques d'imagerie comme l'échographie et l'IRM vont permettre de déceler les lésions provoquées par l'endométriose. Le spécialiste doit avoir une bonne connaissance de la maladie pour ne pas passer à côté du diagnostic, sachant que les nodules inférieurs à 10 mm resteront inaperçus. L'IRM est beaucoup plus fiable. "L'IRM détecte tout ce qui est magnétique, indique le gynécologue. Les globules rouges contiennent du fer. Le sang des lésions est donc rapidement découvert." Une coelioscopie, réalisée sous anesthésie générale, permet l'exploration des organes par un tube microscopique passant par le nombril. Des prélèvements sont réalisés pour confirmer l'analyse. L'examen est précis mais plus invasif que les autres. Le diagnostic peut également être confirmé par un dosage CA 125. Un test qui fait pencher la balance du diagnostic vers l'endométriose.
Le traitement médical
"L'endométriose est sensible aux hormones ovariennes", intervient le gynécologue. Le médecin va donc devoir savamment doser le traitement pour limiter les désagréments en prescrivant en premier lieu des agonistes de la Gn-Rh (Gonadotropin Releasing Hormone, sécrétée au moment de l'ovulation), un médicament qui minimise les effets secondaires et inhibe la sécrétion d'oestradiol. Après six mois de ce traitement, le médecin peut prescrire certaines pilules ou un progestatif seul. La pilule est prise en continu pour supprimer les règles.
Prise en charge chirurgicale
Le traitement médical a l'avantage de faire taire les manifestations de l'endométriose mais elle ne la supprime pas. La chirurgie va s'atteler à retirer définitivement les lésions au laser ou par électrocoagulation. L'opération se fait généralement par coelioscopie, sans ouverture de l'abdomen donc. Dans les cas les plus graves, le chirurgien peut envisager une hystérectomie, une ablation de l'utérus mais la majeure partie des interventions se limite à une suppression localisée des lésions. "La priorité est de faire appel à un chirurgien qui a étudié l'endométriose, insiste le docteur Jean Belaisch. C'est le meilleur moyen pour limiter le risque de récidive qui peut aller de 25 à 50 % dans les quatre ans." Après la chirurgie, la patiente peut suivre un traitement médical pour s'assurer que l'endométriose ne revienne pas à la charge.
Grossesse en vue ?
S'il est vrai que certains cas de stérilité sont liés à l'endométriose, la maladie n'empêche pas d'avoir des enfants. Après une opération chirurgicale pour enlever les lésions, la probabilité de tomber enceinte augmente. Et puis, point positif, la grossesse améliore l'endométriose. Les trois premiers mois, l'endomètre s'épaissit et les douleurs peuvent être exacerbés. L'absence prolongée de règles finit par nécroser les lésions.
A tout âge ?
L'endométriose se déclare généralement vers l'âge de 25 ans, plus fréquemment chez les femmes occidentales, mais il n'est pas rare qu'elle puisse survenir au début de la puberté et toucher des jeunes filles de treize ans, dans le cas, notamment, de malformations congénitales. La maladie disparaît naturellement à la ménopause avec l'arrêt des règles.
Source Santé de A à Z


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