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L'olive, unique "ressource" de vie
Béjaia, Tazmalt, mère des cités
Publié dans Le Midi Libre le 26 - 06 - 2010

Terres abandonnées, parfois squattées qui n'intéressent personne sauf lorsqu'un vœu est émis pour en faire une zone d'activités et comme par enchantement l'on revient sur cette vocation inexistante à part peut-être quelques maigres oliviers que même les oiseaux désertent
Terres abandonnées, parfois squattées qui n'intéressent personne sauf lorsqu'un vœu est émis pour en faire une zone d'activités et comme par enchantement l'on revient sur cette vocation inexistante à part peut-être quelques maigres oliviers que même les oiseaux désertent
«Tazmalt el mout ou el hayat», c'est en ces termes que feu Dda Yahia aimait parler de Tazmalt ville que cheikh El Bachir El-Ibrahimi avait surnommé mère des cités (Oum El Koura) en 1952 lorsqu'il procéda à l'inauguration de la mosquée qui fut un joyau à l'époque. En effet à Tazmalt on trouvait tout et chaque chose avait sa place. Tout était si bien compartimenté qu'aucune action ne nuisait à l'autre si ce n'est une complémentarité bénéfique aux âmes paisibles qui y résidaient dans une ambiance sereine.
Cette commune, située à l'extrême sud de la wilaya de Béjaïa, actuellement chef-lieu de daïra est habitée par quelque trente-deux mille âmes selon le RGPH de 2008 et s'étend sur près de trente-cinq kilomètres carrés, est considérée comme un pôle socio-économique important et quasi incontournable. Située dans une zone équidistante de plusieurs wilayate, Tazmalt se trouve ainsi un épicentre de toute la haute vallée de la Soummam et également de celles environnantes, rayonnant jusqu'à M'Sila. En matière d'infrastructures, Tazmalt se voit doter de manière cyclique tout comme les cinquante et une autres communes de la wilaya - d'une très large couverture en matière d'éducation et de formation. Concernant ce dernier chapitre un hommage, à titre posthume, sera rendu dans une de nos prochaines livraisons à un homme qui a donné sa vie pour le savoir et le pays car tombé sous les balles assassines de l'occupant : il s'agit de feu Abdelmalek Foudala, dont l'un des lycées de Tazmalt porte le nom. Quant à la culture, c'est la sécheresse à l'instar d'autres
collectivités excepté les festivités classiques et hâtives de commémorations trop souvent officielles.
L'oléiculture une richesse ancestrale inestimable
A Tazmalt il est de coutume que lorsque quelqu'un veut faire un achat à crédit, il promette de le payer à la récolte de l'olive en utilisantl'expression suivante
« ArAzemmour», tant les familles ne vivaient, pour la plupart, que de cette récolte hivernale qui donne cette huile sacrée. Actuellement cette commune possède à peu près quelque 20 % de l'oliveraie de toute la wilaya. Tous ces arbres proviennent en majorité de la greffe de l'oléastre (azeboudj), procédé que tout un chacun maîtrise si bien. Ces derniers temps un apport consistant a été connu avec des plants provenant de pépinières car faisant partie de programmes de boisements et plantations initiés par les services publics d'agriculture. Aussi un système d'irrigation- le goutte à goutte - commence à se faire connaître dans la localité pour faire en sorte que l'olivier en soit irrigué sans trop perdre d'eau et prévenir ainsi la multitude de périodes de sécheresse que connait l'ensemble du pays et dues à l'avancée du désert et aux changements climatiques qui font que ces arbres-champs voient leurs récoltes souvent diminuées ou réduites aux besoins familiaux sans plus. Pour aller de l'avant en ce domaine, les fellahs de la région se sont unis et ont créé une association -Tazarajt- qui, à deux reprises, a pu organiser leurs fêtes trois jours durant, la deuxième version s'est déroulée le début du mois de mai écoulé dans l'enceinte du centre de formation professionnelle.
La Zac ou le poumon de Tazmalt
Pour sortir un peu du carcan traditionnel concernant le développement d'une commune, à savoir les 3 E (eau- égouts- électricité), ou les voiries et réseaux divers, un coup d'œil sera donné cette fois-ci vers l'industrie et/ou la manufacture qui nécessitent évidemment une zone où doivent s'implanter ces unités. Oui. C'est vrai, la zone d'activité à créer est le seul et unique poumon pouvant permettre à Tazmalt et à sa région de pouvoir respirer et par là même redonner une autre dynamique à la vie économique et sociale.
A Tazmalt, malgré tout, il existe deux limonaderies, une fabrique de treillis soudé ou tréfilerie, un complexe avicole, une laiterie, une fabrique de glaces et sorbets, une usine de bière et beaucoup d'huileries qui ne travaillent que l'hiver et selon les récoltes. Le secteur public possède une unité de menuiserie générale encore en vie.
Seulement le projet de zone d'activités, pensé par tous, butte sur un problème de propriété de l'assiette qui est tout indiquée pour recevoir cette infrastructure. Il s'agit d'un terrain se trouvant à la sortie est de la ville de Tazmalt qui répond convenablement à ces activités, mais qui demeure un bien du secteur de l'agriculture par héritage étatique (bien déclaré vacant après l'Indépendance) sans que la vocation n'en soit réellement une. Terres abandonnées, parfois squattées qui n'intéressent personne sauf lorsqu'un vœu est émis pour en faire une zone d'activités et comme par enchantement l'on revient sur cette vocation inexistante à part peut-être quelques maigres oliviers que même les oiseaux désertent. Ainsi va la vie à Tazmalt, les jours se suivent et se ressemblent exagérément sauf en période d'été qui voit l'arrivée de ses enfants émigrés avec les poches souvent pleines d'euros qui redonnent la joie aux autochtones par l'organisation de fêtes et rencontres familiales joyeuses. Sur la lancée, le marché hebdomadaire à caractère régional, qui se tient les mercredis et jeudis, n'est pas à ignorer malgré qu'il en soit très réduit depuis qu'une bombe a fait déserter la majorité de ses habitués qui viennent souvent d'assez loin et la petite concurrence que lui fait le minimarché de l'euro (Taswikt leuro).
Comme partout ailleurs, beaucoup reste à faire à Tazmalt mais, dira Chikh Ali :«Préservons ce qui existe déjà et c'est déjà beaucoup faire» (sic), en parlant de manière excessive qui veut en dire beaucoup plus peut-être car il s'agit de son patelin. En guise de cadeau de printemps, une liste définitive d'attribution de logements sociaux vient d'être placardée partout à Tazmalt.
«Tazmalt el mout ou el hayat», c'est en ces termes que feu Dda Yahia aimait parler de Tazmalt ville que cheikh El Bachir El-Ibrahimi avait surnommé mère des cités (Oum El Koura) en 1952 lorsqu'il procéda à l'inauguration de la mosquée qui fut un joyau à l'époque. En effet à Tazmalt on trouvait tout et chaque chose avait sa place. Tout était si bien compartimenté qu'aucune action ne nuisait à l'autre si ce n'est une complémentarité bénéfique aux âmes paisibles qui y résidaient dans une ambiance sereine.
Cette commune, située à l'extrême sud de la wilaya de Béjaïa, actuellement chef-lieu de daïra est habitée par quelque trente-deux mille âmes selon le RGPH de 2008 et s'étend sur près de trente-cinq kilomètres carrés, est considérée comme un pôle socio-économique important et quasi incontournable. Située dans une zone équidistante de plusieurs wilayate, Tazmalt se trouve ainsi un épicentre de toute la haute vallée de la Soummam et également de celles environnantes, rayonnant jusqu'à M'Sila. En matière d'infrastructures, Tazmalt se voit doter de manière cyclique tout comme les cinquante et une autres communes de la wilaya - d'une très large couverture en matière d'éducation et de formation. Concernant ce dernier chapitre un hommage, à titre posthume, sera rendu dans une de nos prochaines livraisons à un homme qui a donné sa vie pour le savoir et le pays car tombé sous les balles assassines de l'occupant : il s'agit de feu Abdelmalek Foudala, dont l'un des lycées de Tazmalt porte le nom. Quant à la culture, c'est la sécheresse à l'instar d'autres
collectivités excepté les festivités classiques et hâtives de commémorations trop souvent officielles.
L'oléiculture une richesse ancestrale inestimable
A Tazmalt il est de coutume que lorsque quelqu'un veut faire un achat à crédit, il promette de le payer à la récolte de l'olive en utilisantl'expression suivante
« ArAzemmour», tant les familles ne vivaient, pour la plupart, que de cette récolte hivernale qui donne cette huile sacrée. Actuellement cette commune possède à peu près quelque 20 % de l'oliveraie de toute la wilaya. Tous ces arbres proviennent en majorité de la greffe de l'oléastre (azeboudj), procédé que tout un chacun maîtrise si bien. Ces derniers temps un apport consistant a été connu avec des plants provenant de pépinières car faisant partie de programmes de boisements et plantations initiés par les services publics d'agriculture. Aussi un système d'irrigation- le goutte à goutte - commence à se faire connaître dans la localité pour faire en sorte que l'olivier en soit irrigué sans trop perdre d'eau et prévenir ainsi la multitude de périodes de sécheresse que connait l'ensemble du pays et dues à l'avancée du désert et aux changements climatiques qui font que ces arbres-champs voient leurs récoltes souvent diminuées ou réduites aux besoins familiaux sans plus. Pour aller de l'avant en ce domaine, les fellahs de la région se sont unis et ont créé une association -Tazarajt- qui, à deux reprises, a pu organiser leurs fêtes trois jours durant, la deuxième version s'est déroulée le début du mois de mai écoulé dans l'enceinte du centre de formation professionnelle.
La Zac ou le poumon de Tazmalt
Pour sortir un peu du carcan traditionnel concernant le développement d'une commune, à savoir les 3 E (eau- égouts- électricité), ou les voiries et réseaux divers, un coup d'œil sera donné cette fois-ci vers l'industrie et/ou la manufacture qui nécessitent évidemment une zone où doivent s'implanter ces unités. Oui. C'est vrai, la zone d'activité à créer est le seul et unique poumon pouvant permettre à Tazmalt et à sa région de pouvoir respirer et par là même redonner une autre dynamique à la vie économique et sociale.
A Tazmalt, malgré tout, il existe deux limonaderies, une fabrique de treillis soudé ou tréfilerie, un complexe avicole, une laiterie, une fabrique de glaces et sorbets, une usine de bière et beaucoup d'huileries qui ne travaillent que l'hiver et selon les récoltes. Le secteur public possède une unité de menuiserie générale encore en vie.
Seulement le projet de zone d'activités, pensé par tous, butte sur un problème de propriété de l'assiette qui est tout indiquée pour recevoir cette infrastructure. Il s'agit d'un terrain se trouvant à la sortie est de la ville de Tazmalt qui répond convenablement à ces activités, mais qui demeure un bien du secteur de l'agriculture par héritage étatique (bien déclaré vacant après l'Indépendance) sans que la vocation n'en soit réellement une. Terres abandonnées, parfois squattées qui n'intéressent personne sauf lorsqu'un vœu est émis pour en faire une zone d'activités et comme par enchantement l'on revient sur cette vocation inexistante à part peut-être quelques maigres oliviers que même les oiseaux désertent. Ainsi va la vie à Tazmalt, les jours se suivent et se ressemblent exagérément sauf en période d'été qui voit l'arrivée de ses enfants émigrés avec les poches souvent pleines d'euros qui redonnent la joie aux autochtones par l'organisation de fêtes et rencontres familiales joyeuses. Sur la lancée, le marché hebdomadaire à caractère régional, qui se tient les mercredis et jeudis, n'est pas à ignorer malgré qu'il en soit très réduit depuis qu'une bombe a fait déserter la majorité de ses habitués qui viennent souvent d'assez loin et la petite concurrence que lui fait le minimarché de l'euro (Taswikt leuro).
Comme partout ailleurs, beaucoup reste à faire à Tazmalt mais, dira Chikh Ali :«Préservons ce qui existe déjà et c'est déjà beaucoup faire» (sic), en parlant de manière excessive qui veut en dire beaucoup plus peut-être car il s'agit de son patelin. En guise de cadeau de printemps, une liste définitive d'attribution de logements sociaux vient d'être placardée partout à Tazmalt.


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