La colère manifestée par les praticiens de la santé publique, qui ont même brandi la menace de grève, semble avoir eu raison de «l'immobilisme» du ministre de la Santé. La colère manifestée par les praticiens de la santé publique, qui ont même brandi la menace de grève, semble avoir eu raison de «l'immobilisme» du ministre de la Santé. Ce dernier, Djamel Ould Abbès a, sans doute dans le souci d'apaiser la tension, finalement invité les représentants des praticiens à s'asseoir autour de la table des négociations pour discuter des revendications exprimées par cette catégorie professionnelle. Dans ce cadre, une délégation du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), conduite par son président, Lyes Merabet, a été reçue dans l'après-midi d'hier au siège du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Le principal point qui a été abordé lors de cette rencontre a trait au statut des praticiens de la santé publique. Ce statut, entré en vigueur au mois de novembre 2009, n'est plus au goût du jour pour le SNPSP qui a, par voie de conséquence, revendiqué sa révision. Le ministère de la Santé n'y voit aucun inconvénient puisqu'à cet effet une commission mixte a été installée, hier, à l'issue de cette rencontre. Preuve peut-être que le ministère est disposé à prendre en charge les doléances du SNPSP. Lyes Merabet, contacté hier, nous dira que «le statut particulier, qui est entré en vigueur au mois de novembre 2009, pose malheureusement toujours problème, d'où la revendication de son amendement» ajoutant que «nous espérons parvenir vite à un accord dans un délai de 4 à 6 mois avant d'adresser ce projet d'amendement à la Fonction publique et au Premier ministère par la suite». Prié de préciser ce que n'agrée pas le SNPSP dans l'actuel statut particulier, notre interlocuteur citera, à titre d'exemple, la question relative au recrutement des praticiens de la santé, médecins généralistes, pharmaciens et chirurgiens dentistes. «Il n'est pas normal que ces praticiens, qui ont suivi un cursus universitaire très dense et long, soient recrutés en tant que stagiaires. Un statut qui les fragilise puisqu'ils ne peuvent faire face à certaines pressions et autres humiliations qu'ils subissent au risque de n'être pas recrutés en tant que permanents par la suite». Il citera aussi le volet relatif à la classification des praticiens qui doit être revu. Cette question du statut particulier n'est pas la seule pomme de discorde entre les deux parties. En effet, il y a aussi l'épineux et lourd dossier du régime indemnitaire sur lequel les négociations n'ont pas encore débuté. Des négociations qui risquent fort bien d'être assez ardues et ce, au vu des exigences financières des praticiens et des réticences du ministère de la Santé à accéder à ces doléances. Le SNPSP revendique, en effet, une revalorisation oscillant entre 60 et 65% du salaire de base et veut aussi des réponses concrètes du ministère par rapport aux nouvelles primes et indemnités qu'il compte proposer. «Nous voulons le même traitement que celui réservé aux enseignants universitaires qui ont bénéficié d'un régime indemnitaire fort intéressant» souligne, à cet effet, Lyes Merabet. Le SNPSP réunira son conseil national ce jeudi en vue justement de finaliser le projet relatif au régime indemnitaire afin de le soumettre au ministère de la Santé. «Nous ne voulons pas laisser l'initiative au ministère, c'est pourquoi nous nous présenterons aux futures négociations avec notre propre projet» dira encore notre interlocuteur. Cette volonté du SNPSP a amené le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, dont la période de grâce que lui ont accordée les syndicats semble être achevée, à faire preuve de beaucoup de tact en se montrant fort conciliant et tout disposé au dialogue. Pas plus tard que dimanche dernier, il a annoncé la mise en place prochaine d'une commission chargée de la question des indemnités. Ould Abbès, qui prépare la tenue d'une conférence nationale sur le système de santé qui aura lieu au début du mois de février, n'ignore sans doute pas que les praticiens de la santé, voire même les autres catégories du secteur, sont prêts à revenir à la protesta au cas où leurs doléances ne sont pas prises en considération. D'ailleurs, les paramédicaux ont d'ores et déjà brandi la menace de grève. On comprend dès lors pourquoi le ministre de la Santé est obligé dans ce contexte de lâcher du lest et de jouer l'apaisement. Ce dernier, Djamel Ould Abbès a, sans doute dans le souci d'apaiser la tension, finalement invité les représentants des praticiens à s'asseoir autour de la table des négociations pour discuter des revendications exprimées par cette catégorie professionnelle. Dans ce cadre, une délégation du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), conduite par son président, Lyes Merabet, a été reçue dans l'après-midi d'hier au siège du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Le principal point qui a été abordé lors de cette rencontre a trait au statut des praticiens de la santé publique. Ce statut, entré en vigueur au mois de novembre 2009, n'est plus au goût du jour pour le SNPSP qui a, par voie de conséquence, revendiqué sa révision. Le ministère de la Santé n'y voit aucun inconvénient puisqu'à cet effet une commission mixte a été installée, hier, à l'issue de cette rencontre. Preuve peut-être que le ministère est disposé à prendre en charge les doléances du SNPSP. Lyes Merabet, contacté hier, nous dira que «le statut particulier, qui est entré en vigueur au mois de novembre 2009, pose malheureusement toujours problème, d'où la revendication de son amendement» ajoutant que «nous espérons parvenir vite à un accord dans un délai de 4 à 6 mois avant d'adresser ce projet d'amendement à la Fonction publique et au Premier ministère par la suite». Prié de préciser ce que n'agrée pas le SNPSP dans l'actuel statut particulier, notre interlocuteur citera, à titre d'exemple, la question relative au recrutement des praticiens de la santé, médecins généralistes, pharmaciens et chirurgiens dentistes. «Il n'est pas normal que ces praticiens, qui ont suivi un cursus universitaire très dense et long, soient recrutés en tant que stagiaires. Un statut qui les fragilise puisqu'ils ne peuvent faire face à certaines pressions et autres humiliations qu'ils subissent au risque de n'être pas recrutés en tant que permanents par la suite». Il citera aussi le volet relatif à la classification des praticiens qui doit être revu. Cette question du statut particulier n'est pas la seule pomme de discorde entre les deux parties. En effet, il y a aussi l'épineux et lourd dossier du régime indemnitaire sur lequel les négociations n'ont pas encore débuté. Des négociations qui risquent fort bien d'être assez ardues et ce, au vu des exigences financières des praticiens et des réticences du ministère de la Santé à accéder à ces doléances. Le SNPSP revendique, en effet, une revalorisation oscillant entre 60 et 65% du salaire de base et veut aussi des réponses concrètes du ministère par rapport aux nouvelles primes et indemnités qu'il compte proposer. «Nous voulons le même traitement que celui réservé aux enseignants universitaires qui ont bénéficié d'un régime indemnitaire fort intéressant» souligne, à cet effet, Lyes Merabet. Le SNPSP réunira son conseil national ce jeudi en vue justement de finaliser le projet relatif au régime indemnitaire afin de le soumettre au ministère de la Santé. «Nous ne voulons pas laisser l'initiative au ministère, c'est pourquoi nous nous présenterons aux futures négociations avec notre propre projet» dira encore notre interlocuteur. Cette volonté du SNPSP a amené le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, dont la période de grâce que lui ont accordée les syndicats semble être achevée, à faire preuve de beaucoup de tact en se montrant fort conciliant et tout disposé au dialogue. Pas plus tard que dimanche dernier, il a annoncé la mise en place prochaine d'une commission chargée de la question des indemnités. Ould Abbès, qui prépare la tenue d'une conférence nationale sur le système de santé qui aura lieu au début du mois de février, n'ignore sans doute pas que les praticiens de la santé, voire même les autres catégories du secteur, sont prêts à revenir à la protesta au cas où leurs doléances ne sont pas prises en considération. D'ailleurs, les paramédicaux ont d'ores et déjà brandi la menace de grève. On comprend dès lors pourquoi le ministre de la Santé est obligé dans ce contexte de lâcher du lest et de jouer l'apaisement.