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Bachar al-Assad décide d'abroger la loi d'urgence
Syrie
Publié dans Le Midi Libre le 29 - 03 - 2011

En vigueur depuis 1963, cette loi facilite les arrestations et autorise le contrôle des médias. Vivement contesté dans la rue, le président syrien Bachar al-Assad s'adressera «très bientôt» au peuple.
En vigueur depuis 1963, cette loi facilite les arrestations et autorise le contrôle des médias. Vivement contesté dans la rue, le président syrien Bachar al-Assad s'adressera «très bientôt» au peuple.
Les autorités syriennes ont décidé d'abroger la loi d'urgence en vigueur depuis 1963, a affirmé dimanche dernier la conseillère du président Bachar al-Assad, Boussaina Chaabane rapporte le Figaro. Toutefois, aucune date de mise en application de cette décision n'a été donnée.
Cette loi, rédigée en décembre 1962 et instaurée dès l'arrivée au pouvoir du parti Baas en mars 1963, impose des restrictions sur la liberté de réunion et de déplacement, et permet l'arrestation de «suspects ou de personnes menaçant la sécurité». Elle permet aussi d'interroger les personnes, de surveiller les communications et de faire un contrôle préalable sur les journaux, les publications, les radios et tous les autres médias. Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) Rami Abdelrahmane, qui s'est félicité de l'abrogation attendue de cette loi, a estimé qu'environ 2000 personnes devraient être ainsi libérées.
Toujours selon Boussaina Chaabane, le président Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000, devrait «très bientôt» s'exprimer à la télévision pour «expliquer la situation et clarifier les réformes qu'il entend mener dans le pays».
Cette double annonce intervient alors que le pays est secoué depuis une dizaine de jours par un mouvement de révolte sans précédent. D'importantes manifestations ont lieu quasiment quotidiennement depuis le 15 mars à Deraa, dans le sud du pays. La contestation a gagné vendredi Damas, la capitale, mais aussi Lattaquié, sur la côte méditerranéenne. Des locaux du parti au pouvoir ont été incendiés dans différentes villes du territoire. Des dizaines de personnes ont été tuées dans des heurts avec les forces de l'ordre. De nombreux manifestants ont été arrêtés. Certains auraient été relâchés. Le gouvernement a tenté d'éteindre cette contestation en annonçant plusieurs projets de réformes : hausse des salaires des fonctionnaires, davantage de liberté pour la presse, libération de détenus politiques, etc. Samedi 26 mars, dans un geste de bonne volonté, le gouvernement a fait libérer plus de 250 détenus politiques, dont de nombreux islamistes. A Lattaquié, des renforts militaires ont pénétré dans cette ville multiconfessionnelle du nord-ouest de la Syrie, après des accrochages samedipassé, qui ont fait douze morts, dont des membres des forces de sécurité, des civils et deux insurgés. Le pouvoir indique que ces troubles sont à imputer à des étrangers, notamment des réfugiés palestiniens, et non à des Syriens. Le secrétaire général du Front Populaire de Liberation de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) a démenti «toute implication de Palestiniens». Au Liban, ce dimanche, une manifestation de soutien à Bachar al-Assad a eu lieu devant l'ambassade de Syrie à Beyrouth. Un petit millier de personnes, la plupart de nationalité syrienne, a participé à ce rassemblement en brandissant des photos du président syrien.
Les autorités syriennes ont décidé d'abroger la loi d'urgence en vigueur depuis 1963, a affirmé dimanche dernier la conseillère du président Bachar al-Assad, Boussaina Chaabane rapporte le Figaro. Toutefois, aucune date de mise en application de cette décision n'a été donnée.
Cette loi, rédigée en décembre 1962 et instaurée dès l'arrivée au pouvoir du parti Baas en mars 1963, impose des restrictions sur la liberté de réunion et de déplacement, et permet l'arrestation de «suspects ou de personnes menaçant la sécurité». Elle permet aussi d'interroger les personnes, de surveiller les communications et de faire un contrôle préalable sur les journaux, les publications, les radios et tous les autres médias. Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) Rami Abdelrahmane, qui s'est félicité de l'abrogation attendue de cette loi, a estimé qu'environ 2000 personnes devraient être ainsi libérées.
Toujours selon Boussaina Chaabane, le président Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000, devrait «très bientôt» s'exprimer à la télévision pour «expliquer la situation et clarifier les réformes qu'il entend mener dans le pays».
Cette double annonce intervient alors que le pays est secoué depuis une dizaine de jours par un mouvement de révolte sans précédent. D'importantes manifestations ont lieu quasiment quotidiennement depuis le 15 mars à Deraa, dans le sud du pays. La contestation a gagné vendredi Damas, la capitale, mais aussi Lattaquié, sur la côte méditerranéenne. Des locaux du parti au pouvoir ont été incendiés dans différentes villes du territoire. Des dizaines de personnes ont été tuées dans des heurts avec les forces de l'ordre. De nombreux manifestants ont été arrêtés. Certains auraient été relâchés. Le gouvernement a tenté d'éteindre cette contestation en annonçant plusieurs projets de réformes : hausse des salaires des fonctionnaires, davantage de liberté pour la presse, libération de détenus politiques, etc. Samedi 26 mars, dans un geste de bonne volonté, le gouvernement a fait libérer plus de 250 détenus politiques, dont de nombreux islamistes. A Lattaquié, des renforts militaires ont pénétré dans cette ville multiconfessionnelle du nord-ouest de la Syrie, après des accrochages samedipassé, qui ont fait douze morts, dont des membres des forces de sécurité, des civils et deux insurgés. Le pouvoir indique que ces troubles sont à imputer à des étrangers, notamment des réfugiés palestiniens, et non à des Syriens. Le secrétaire général du Front Populaire de Liberation de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG) a démenti «toute implication de Palestiniens». Au Liban, ce dimanche, une manifestation de soutien à Bachar al-Assad a eu lieu devant l'ambassade de Syrie à Beyrouth. Un petit millier de personnes, la plupart de nationalité syrienne, a participé à ce rassemblement en brandissant des photos du président syrien.


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