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Les redresseurs au pied du mur
Après les déclarations du ministre de l'Intérieur
Publié dans Le Midi Libre le 03 - 11 - 2011

Les nouvelles lois, conçues dans le cadre des réformes politiques ont relancé le débat sur l'avenir du parti du Front de libération nationale. Alors que les échéances électorales approchent à grands pas, les appels à la mise au musée du vieux front deviennent de plus en plus persistants. Abdelaziz Belkhadem, SG de ce parti, s'en défend en soutenant que c'est une campagne amplifiée par les journalistes. Du reste il avait sous-entendu
en désignant du doigt un «parti du courant
nationalis
te» que le coup pouvait venir du RND son partenaire de la coalition présidentielle. En tous les cas un groupe de députés à l'APN a initié depuis janvier dernier une proposition de loi relative à la «protection du patrimoine historique national», dont les sigles FLN et ALN. Cette proposition vient d'être déposée au niveau du bureau de l'hémicycle du boulevard Zighout-Youcef. Objectivement l'avènement du RND devait tôt ou tard aboutir à l'éclatement de la «famille révolutionnaire», expression sous laquelle on désignait toutes les organisations de masse affiliées au FLN sous le régime du parti unique. C'est chose faite actuellement puisque le secrétaire général de l'Organisation des moudjahidine, Saïd Abadou, et néanmoins militant du RND, n'arrête pas de demander le renvoi au musée du vieux parti. A ses débuts déjà le RND sous Tahar Benbaïbèche, entendait casser le monopole qu'exerçait le FLN sur le patrimoine lié à la Révolution du Premier novembre. Le premier secrétaire général du RND était en fait issu de l'Onec (Organisation nationale des enfants de chouhada), une structure qui déclarait avoir la vocation de transmettre l'esprit de Novembre aux générations actuelles. On ne peut donc soupçonner le clan de Salah Goudjil, chef de file du mouvement dit de redressement qui donne des sueurs froides à Abdelaziz Belkhadem d'être l'instigateur de ces appels à mettre au rebut le vieux front. Poursuivre un tel objectif reviendrait en effet à scier la branche sur laquelle on est assis. L'affrontement entre les deux factions qui se disputent la direction du parti a donné à penser à la répétition du scénario qui a vu le triomphe en 2003 des redresseurs. A cette époque c'est Belkhadem qui s'opposait à Ali Benflis qui en était le chef de file. On se souvient que cet affrontement s'était soldé par l'invalidation, par la justice, du 8e congrès du FLN. Un acte qui a dû mettre fin à la carrière de Benflis. Un tel scénario semble pourtant aujourd'hui avoir peu de chance de se réaliser. Sur ce sujet Daho Ould Kablia, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, a apporté une clarification de taille en déclarant en marge de la visite du président de la République effectuée lundi au nouveau Centre international des conférences à Club des Pins à Alger, que son département ne délivrera pas d'autorisation pour la tenue d'un congrès extraordinaire, réclamé par le mouvement de redressement du FLN. Le mouvement qui s'oppose à Belkhadem a été qualifié par le ministre de «mouvement qui n'existe pas légalement, même formellement». Pour Ould Kablia « Il s'agit de personnes. Je ne pense pas qu'elles puissent tenir un congrès. Pour tenir un congrès, il faut remplir les conditions de représentations, de nombre de délégués, de nombre de wilayas et d'objectifs». Pour finir le ministre de l'Intérieur a invité implicitement le coordinateur général du mouvement de redressement, Salah Goudjil à «créer un nouveau parti». Ould Kablia a même soutenu que ce qui arrive au FLN porte atteinte à l'image du pays faisant ainsi allusion au fait que le président de la République en est le président d'honneur. Les opposants à Belkhadem sont donc invités à revoir leur copie, deux choix s'offrent à eux, poursuivre leur contestation interne tout en se conformant au règlement du parti (ce qui est difficile à réaliser) ou créer une nouvelle formation politique comme le suggère Ould Kablia.
Les nouvelles lois, conçues dans le cadre des réformes politiques ont relancé le débat sur l'avenir du parti du Front de libération nationale. Alors que les échéances électorales approchent à grands pas, les appels à la mise au musée du vieux front deviennent de plus en plus persistants. Abdelaziz Belkhadem, SG de ce parti, s'en défend en soutenant que c'est une campagne amplifiée par les journalistes. Du reste il avait sous-entendu
en désignant du doigt un «parti du courant
nationalis
te» que le coup pouvait venir du RND son partenaire de la coalition présidentielle. En tous les cas un groupe de députés à l'APN a initié depuis janvier dernier une proposition de loi relative à la «protection du patrimoine historique national», dont les sigles FLN et ALN. Cette proposition vient d'être déposée au niveau du bureau de l'hémicycle du boulevard Zighout-Youcef. Objectivement l'avènement du RND devait tôt ou tard aboutir à l'éclatement de la «famille révolutionnaire», expression sous laquelle on désignait toutes les organisations de masse affiliées au FLN sous le régime du parti unique. C'est chose faite actuellement puisque le secrétaire général de l'Organisation des moudjahidine, Saïd Abadou, et néanmoins militant du RND, n'arrête pas de demander le renvoi au musée du vieux parti. A ses débuts déjà le RND sous Tahar Benbaïbèche, entendait casser le monopole qu'exerçait le FLN sur le patrimoine lié à la Révolution du Premier novembre. Le premier secrétaire général du RND était en fait issu de l'Onec (Organisation nationale des enfants de chouhada), une structure qui déclarait avoir la vocation de transmettre l'esprit de Novembre aux générations actuelles. On ne peut donc soupçonner le clan de Salah Goudjil, chef de file du mouvement dit de redressement qui donne des sueurs froides à Abdelaziz Belkhadem d'être l'instigateur de ces appels à mettre au rebut le vieux front. Poursuivre un tel objectif reviendrait en effet à scier la branche sur laquelle on est assis. L'affrontement entre les deux factions qui se disputent la direction du parti a donné à penser à la répétition du scénario qui a vu le triomphe en 2003 des redresseurs. A cette époque c'est Belkhadem qui s'opposait à Ali Benflis qui en était le chef de file. On se souvient que cet affrontement s'était soldé par l'invalidation, par la justice, du 8e congrès du FLN. Un acte qui a dû mettre fin à la carrière de Benflis. Un tel scénario semble pourtant aujourd'hui avoir peu de chance de se réaliser. Sur ce sujet Daho Ould Kablia, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, a apporté une clarification de taille en déclarant en marge de la visite du président de la République effectuée lundi au nouveau Centre international des conférences à Club des Pins à Alger, que son département ne délivrera pas d'autorisation pour la tenue d'un congrès extraordinaire, réclamé par le mouvement de redressement du FLN. Le mouvement qui s'oppose à Belkhadem a été qualifié par le ministre de «mouvement qui n'existe pas légalement, même formellement». Pour Ould Kablia « Il s'agit de personnes. Je ne pense pas qu'elles puissent tenir un congrès. Pour tenir un congrès, il faut remplir les conditions de représentations, de nombre de délégués, de nombre de wilayas et d'objectifs». Pour finir le ministre de l'Intérieur a invité implicitement le coordinateur général du mouvement de redressement, Salah Goudjil à «créer un nouveau parti». Ould Kablia a même soutenu que ce qui arrive au FLN porte atteinte à l'image du pays faisant ainsi allusion au fait que le président de la République en est le président d'honneur. Les opposants à Belkhadem sont donc invités à revoir leur copie, deux choix s'offrent à eux, poursuivre leur contestation interne tout en se conformant au règlement du parti (ce qui est difficile à réaliser) ou créer une nouvelle formation politique comme le suggère Ould Kablia.


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