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Les Algériens, un certain 11 Décembre 1960...
Ils sont sortis dans la rue pour crier leur refus du colonialisme
Publié dans Le Midi Libre le 10 - 12 - 2014

Demain c'est le 11 décembre 2014 ! Il y a plus de 64 ans, un certain 11 Décembre 1960, les populations algériennes sont sorties dans la rue pour crier leur refus du colonialisme, leur fierté d'être Algériens, leur amour pour l'Algérie.
Demain c'est le 11 décembre 2014 ! Il y a plus de 64 ans, un certain 11 Décembre 1960, les populations algériennes sont sorties dans la rue pour crier leur refus du colonialisme, leur fierté d'être Algériens, leur amour pour l'Algérie.
Ces manifestations populaires, totalement spontanées, sont intervenues pour crier à la face de l'administration coloniale, des colons et du monde que le peuple algérien existe et refuse la colonisation.
Une date qui reste assez méconnue des jeunes générations du peuple algérien qui eut à vivre d'autres « évènements » dans son histoire tourmentée. Les populations algériennes, ont subi les pires sévices de l'administration coloniale et des colons avant cette date. La goutte a fait déborder le vase ! Les témoignages concordent pour lier ces manifestations aux provocations ou « ratonnades » des Français, défendant une « Algérie française » qui leur échappait des mains !
Une réaction populaire massive qui était liée également contre les opérations de ratissage militaires dans les villages et les montagnes, les actes d'oppression et les colons qui usaient impunément de violence et procédaient à la liquidation physique des Algériens qui aspiraient à la liberté et à l'indépendance de leur pays spolié par le colonialisme français.
Témoignage concordant d'une journée pas comme les autres à Alger à la veille des émeutes. Une viellée d'armes dans la nuit du 10 au 11 décembre. Témoin oculaire au niveau d'un quartier « arabe », un adolescent de 14 ans assiste impuissant le 10 décembre à l'interpellation d'Arabes, ouvriers généralement, par des piedsnoirs. Fouille, gifles, coups de pieds.
Arrivés au monoprix de Belcourt, les Français interpellent un jeune Algérien et lui demandent ses papiers. Devant son refus, ils l'insultent. Le jeune répond à l'insulte. Un revolver est tiré. Sous la menace, les jeunes accourus pour aider leur camarade, laissent partir l'homme armé. L'autre se trouve pris en chasse par des jeunes aidés d'écoliers. Il est battu. Son copain est pris à partie par un autre groupe de musulmans qu'il continue de menacer de son arme. Intervention d'une patrouille qui remet de l'ordre en arrêtant le civil armé.
Mais les musulmans se sentent frustrés. Une contre-manifestation submerge les Français qui s'enferment chez eux. Les cortèges se forment avec une majorité d'enfants et ils commencent à manifester en criant des slogans nationalistes "Vive l'Algérie", "l'Algérie algérienne", "l'Algérie musulmane" "Vive le GPRA". Le cortège s'agrandit et tous se joignent à cette manifestation spontanée. Des milliers d'Algériens sont présents au quartier de Belcourt.
La masse de personnes de tous âges, arborant des drapeaux du FLN, se rassemble dans la rue de Lyon. Des fenêtres, des coups de feu sont tirés. Deux Algériens et un enfant tombent mortellement frappés ; un Français venait de tirer de son balcon. Les jeunes formés en plusieurs groupes déployèrent rapidement des drapeaux vert et blanc du FLN, avancèrent aux cris de "l'Algérie musulmane", "Lagaillarde au poteau". A 18 h, plusieurs milliers d'Algériens, drapeau FLN en tête, descendent du Clos Salembier par le ravin de la Femme Sauvage avec en tête du cortège des femmes poussant des youyous et scandant "Algérie algérienne".
Pris de panique, des forces militaires considérables (chars automitrailleuses, camions chargés de gendarmes mobiles) descendent des hauteurs d'Alger vers Belcourt et le Ruisseau. Des heurts se sont produits entre musulmans et Européens du côté des Halles centrales, du Jardin d'Essai, du Monoprix. Les manifestants de plus en plus nombreux avancent. Pendant plus d'une demi-heure, gendarmes et manifestants restent face à face. Dimanche 11 Décembre 1960, les manifestations reprennent à Belcourt. Elles sont, cette fois-ci, le fait de jeunes armés de gourdins.
Ceux-ci abordent des drapeaux verts et blanc du FLN. Durant trois jours, les Algériens ont hurlé leur ras-le-bol criant leur soif de liberté. Beaucoup d'enfants et d'adolescents ont été tués par les parachutistes et les pieds-noirs qui ont montré leur haine de l'Algérien. Aujourd'hui, 64 ans après, évoquer le 11 Décembre 1960, c'est rendre hommage à ces milliers d'anonymes qui ont bravé les forces coloniales pour crier leur soif de liberté et pour l'indépendance de l'Algérie. Une page d'histoire à inscrire en lettres d'or dans l'histoire de l'Algérie.
Ces manifestations populaires, totalement spontanées, sont intervenues pour crier à la face de l'administration coloniale, des colons et du monde que le peuple algérien existe et refuse la colonisation.
Une date qui reste assez méconnue des jeunes générations du peuple algérien qui eut à vivre d'autres « évènements » dans son histoire tourmentée. Les populations algériennes, ont subi les pires sévices de l'administration coloniale et des colons avant cette date. La goutte a fait déborder le vase ! Les témoignages concordent pour lier ces manifestations aux provocations ou « ratonnades » des Français, défendant une « Algérie française » qui leur échappait des mains !
Une réaction populaire massive qui était liée également contre les opérations de ratissage militaires dans les villages et les montagnes, les actes d'oppression et les colons qui usaient impunément de violence et procédaient à la liquidation physique des Algériens qui aspiraient à la liberté et à l'indépendance de leur pays spolié par le colonialisme français.
Témoignage concordant d'une journée pas comme les autres à Alger à la veille des émeutes. Une viellée d'armes dans la nuit du 10 au 11 décembre. Témoin oculaire au niveau d'un quartier « arabe », un adolescent de 14 ans assiste impuissant le 10 décembre à l'interpellation d'Arabes, ouvriers généralement, par des piedsnoirs. Fouille, gifles, coups de pieds.
Arrivés au monoprix de Belcourt, les Français interpellent un jeune Algérien et lui demandent ses papiers. Devant son refus, ils l'insultent. Le jeune répond à l'insulte. Un revolver est tiré. Sous la menace, les jeunes accourus pour aider leur camarade, laissent partir l'homme armé. L'autre se trouve pris en chasse par des jeunes aidés d'écoliers. Il est battu. Son copain est pris à partie par un autre groupe de musulmans qu'il continue de menacer de son arme. Intervention d'une patrouille qui remet de l'ordre en arrêtant le civil armé.
Mais les musulmans se sentent frustrés. Une contre-manifestation submerge les Français qui s'enferment chez eux. Les cortèges se forment avec une majorité d'enfants et ils commencent à manifester en criant des slogans nationalistes "Vive l'Algérie", "l'Algérie algérienne", "l'Algérie musulmane" "Vive le GPRA". Le cortège s'agrandit et tous se joignent à cette manifestation spontanée. Des milliers d'Algériens sont présents au quartier de Belcourt.
La masse de personnes de tous âges, arborant des drapeaux du FLN, se rassemble dans la rue de Lyon. Des fenêtres, des coups de feu sont tirés. Deux Algériens et un enfant tombent mortellement frappés ; un Français venait de tirer de son balcon. Les jeunes formés en plusieurs groupes déployèrent rapidement des drapeaux vert et blanc du FLN, avancèrent aux cris de "l'Algérie musulmane", "Lagaillarde au poteau". A 18 h, plusieurs milliers d'Algériens, drapeau FLN en tête, descendent du Clos Salembier par le ravin de la Femme Sauvage avec en tête du cortège des femmes poussant des youyous et scandant "Algérie algérienne".
Pris de panique, des forces militaires considérables (chars automitrailleuses, camions chargés de gendarmes mobiles) descendent des hauteurs d'Alger vers Belcourt et le Ruisseau. Des heurts se sont produits entre musulmans et Européens du côté des Halles centrales, du Jardin d'Essai, du Monoprix. Les manifestants de plus en plus nombreux avancent. Pendant plus d'une demi-heure, gendarmes et manifestants restent face à face. Dimanche 11 Décembre 1960, les manifestations reprennent à Belcourt. Elles sont, cette fois-ci, le fait de jeunes armés de gourdins.
Ceux-ci abordent des drapeaux verts et blanc du FLN. Durant trois jours, les Algériens ont hurlé leur ras-le-bol criant leur soif de liberté. Beaucoup d'enfants et d'adolescents ont été tués par les parachutistes et les pieds-noirs qui ont montré leur haine de l'Algérien. Aujourd'hui, 64 ans après, évoquer le 11 Décembre 1960, c'est rendre hommage à ces milliers d'anonymes qui ont bravé les forces coloniales pour crier leur soif de liberté et pour l'indépendance de l'Algérie. Une page d'histoire à inscrire en lettres d'or dans l'histoire de l'Algérie.


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