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La Cour des comptes révèle les anomalies
Réglement budgétaire 2018
Publié dans Le Midi Libre le 16 - 12 - 2020

La Cour des comptes a mis l'accent, dans son rapport d'appréciation sur l'avantprojet de loi portant règlement budgétaire de l'exercice 2018, sur "certaines défaillances" dans les opérations d'investissement public, la maturation des études ainsi que l'exécution et le suivi des programmes d'investissement.
La Cour des comptes a mis l'accent, dans son rapport d'appréciation sur l'avantprojet de loi portant règlement budgétaire de l'exercice 2018, sur "certaines défaillances" dans les opérations d'investissement public, la maturation des études ainsi que l'exécution et le suivi des programmes d'investissement.
Présentant lundi le rapport d'appréciation sur l'avant-projet de loi portant règlement budgétaire de l'exercice 2018 devant la Commission des finances et du budget à l'Assemblée populaire nationale, (APN), le président de la Cour des comptes, Abdelkader Ben Maarouf, a insisté sur l'impérative maîtrise du budget destiné à l'investissement public, et le remboursement des crédits octroyés aux grandes entreprises, notamment dans le cadre du financement non conventionnel auquel a recouru le Gouvernement en 2018.
Et d'affirmer, que "l'efficacité des dépenses publiques et l'exécution des crédits alloués à certains secteurs constituent le noyau et une problématique dans la méthode de gestion des deniers publics". En chiffres, le déficit budgétaire global a atteint 2.082 milliards Da en 2018, soit trois fois du déficit de 2017, en raison de la hausse sensible relevée dans les dépenses d'équipement (+ 74,1 %), malgré la croissance des revenus budgétaires de 5,5% durant la même période, a-t-il fait savoir. L'exécution des opérations financières de l'Etat a été caractérisée par un déficit du Trésor, de -1.341 milliards Da, financé de manière non conventionnelle, à hauteur de 900 milliards Da, et en exploitant les dépôts des pourvoyeurs du Trésor et les comptes financiers. Pour le président de la Cour des comptes, ce déficit a fortement contribué à l'augmentation de la dette publique, qui a atteint 7.778 milliards Da, soit 38% du produit intérieur brut (PIB), ce qui représente une hausse de 4178 milliards
Da, tout au long des années 2017- 2018. Cette croissance, ajoute M. Ben Maarouf, est principalement due à l'augmentation de la dette interne, après le recours au financement non conventionnel dont le montant s'est élevé à 5.565,2 milliards Da, soit 2.185 milliards Da en 2017, et 3.371,2 milliards Da en 2018. Par ailleurs, les recettes budgétaires se sont élevées à près de 6.405 milliards Da, soit une augmentation de 5,5% par rapport à l'exercice 2017, ce qui reflète l'impact lié à l'augmentation dans la fiscalité pétrolière (10,5%) et à la croissance des revenus issus des bénéfices et des contributions financières de l'Etat (11,6%), a-t-il poursuivi. Intervenant au terme de cet exposé, les députés se sont interrogés sur le recours au financement non conventionnel, afin de financer l'économie et l'absence de clarifications de la part des secteurs qui ont bénéficié de ce financement. Certains membres de la Commission ont demandé des explications concernant les dotations financières destinées à l'investissement, non contenues dans le rapport de la Cour, dénonçant en même temps l'absence des annexes qui figuraient dans les rapports précédents.
Certains intervenants ont même évoqué l'absence d'une annexe relative aux recommandations, un document figurant dans les rapports précédents de la Cour. D'autres membres de la Commission se sont interrogés sur les causes de la poursuite de la hausse du déficit budgétaire, depuis des années. Répondant à ces préoccupations, le président de la Cour des comptes a affirmé, que le recours au financement non-conventionnel était une nécessité, et ce après que le Gouvernement ait refusé de recourir à l'endettement extérieur et aussi, en raison également de l'absence d'une possibilité de recourir à l'endettement interne. Pour ce qui est du rapport d'appréciation, M. Ben Maarouf a indiqué, qu'il a été élaborédans des conditions difficiles marquées par la pandémie Covid-19, ajoutant que le Cour des comptes n'avait été destinataire du projet de règlement budgétaire de l'exercice 2018, qu'en septembre 2020. En dépit de cela, poursuit le même responsable,tous les cadres de la Cour ont été mobilisés pour rattraper le retard et élaborer un rapport global d'évaluation.
S'agissant des recommandations, le même responsable a indiqué que certaines ont été intégrées dans le rapport, citant à titre d'exemple, l'appel lancé à l'adresse des départements des Finances et d'autres ministères à l'effet d'accélérer le parachèvement des mesures, prises dans le cadre de la modernisation des finances de l'Etat. La Cour des comptes a également préconisé la mise en place des mesures indispensables à la promotion d'un système d'information efficace, d'un contrôle interne efficient, de consolider l'élaboration du budget à travers l'intégration des dépenses non-prévisionnelles, et celles qui ne sont pas actuellement intégrées dans le budget ordinaire de l'Etat, en vue d'élaborer un budget réel des charges de l'Etat.
La Cour des comptes a également mis l'accent sur l'amélioration de la qualité d'élaboration et d'évaluation des opérationsd'investissement et proposé le financement des projets mûrs seulement, et ce en vue d'éviter un retard dans la réa isation,ainsi que le recours la réévaluation à coût élevé
Présentant lundi le rapport d'appréciation sur l'avant-projet de loi portant règlement budgétaire de l'exercice 2018 devant la Commission des finances et du budget à l'Assemblée populaire nationale, (APN), le président de la Cour des comptes, Abdelkader Ben Maarouf, a insisté sur l'impérative maîtrise du budget destiné à l'investissement public, et le remboursement des crédits octroyés aux grandes entreprises, notamment dans le cadre du financement non conventionnel auquel a recouru le Gouvernement en 2018.
Et d'affirmer, que "l'efficacité des dépenses publiques et l'exécution des crédits alloués à certains secteurs constituent le noyau et une problématique dans la méthode de gestion des deniers publics". En chiffres, le déficit budgétaire global a atteint 2.082 milliards Da en 2018, soit trois fois du déficit de 2017, en raison de la hausse sensible relevée dans les dépenses d'équipement (+ 74,1 %), malgré la croissance des revenus budgétaires de 5,5% durant la même période, a-t-il fait savoir. L'exécution des opérations financières de l'Etat a été caractérisée par un déficit du Trésor, de -1.341 milliards Da, financé de manière non conventionnelle, à hauteur de 900 milliards Da, et en exploitant les dépôts des pourvoyeurs du Trésor et les comptes financiers. Pour le président de la Cour des comptes, ce déficit a fortement contribué à l'augmentation de la dette publique, qui a atteint 7.778 milliards Da, soit 38% du produit intérieur brut (PIB), ce qui représente une hausse de 4178 milliards
Da, tout au long des années 2017- 2018. Cette croissance, ajoute M. Ben Maarouf, est principalement due à l'augmentation de la dette interne, après le recours au financement non conventionnel dont le montant s'est élevé à 5.565,2 milliards Da, soit 2.185 milliards Da en 2017, et 3.371,2 milliards Da en 2018. Par ailleurs, les recettes budgétaires se sont élevées à près de 6.405 milliards Da, soit une augmentation de 5,5% par rapport à l'exercice 2017, ce qui reflète l'impact lié à l'augmentation dans la fiscalité pétrolière (10,5%) et à la croissance des revenus issus des bénéfices et des contributions financières de l'Etat (11,6%), a-t-il poursuivi. Intervenant au terme de cet exposé, les députés se sont interrogés sur le recours au financement non conventionnel, afin de financer l'économie et l'absence de clarifications de la part des secteurs qui ont bénéficié de ce financement. Certains membres de la Commission ont demandé des explications concernant les dotations financières destinées à l'investissement, non contenues dans le rapport de la Cour, dénonçant en même temps l'absence des annexes qui figuraient dans les rapports précédents.
Certains intervenants ont même évoqué l'absence d'une annexe relative aux recommandations, un document figurant dans les rapports précédents de la Cour. D'autres membres de la Commission se sont interrogés sur les causes de la poursuite de la hausse du déficit budgétaire, depuis des années. Répondant à ces préoccupations, le président de la Cour des comptes a affirmé, que le recours au financement non-conventionnel était une nécessité, et ce après que le Gouvernement ait refusé de recourir à l'endettement extérieur et aussi, en raison également de l'absence d'une possibilité de recourir à l'endettement interne. Pour ce qui est du rapport d'appréciation, M. Ben Maarouf a indiqué, qu'il a été élaborédans des conditions difficiles marquées par la pandémie Covid-19, ajoutant que le Cour des comptes n'avait été destinataire du projet de règlement budgétaire de l'exercice 2018, qu'en septembre 2020. En dépit de cela, poursuit le même responsable,tous les cadres de la Cour ont été mobilisés pour rattraper le retard et élaborer un rapport global d'évaluation.
S'agissant des recommandations, le même responsable a indiqué que certaines ont été intégrées dans le rapport, citant à titre d'exemple, l'appel lancé à l'adresse des départements des Finances et d'autres ministères à l'effet d'accélérer le parachèvement des mesures, prises dans le cadre de la modernisation des finances de l'Etat. La Cour des comptes a également préconisé la mise en place des mesures indispensables à la promotion d'un système d'information efficace, d'un contrôle interne efficient, de consolider l'élaboration du budget à travers l'intégration des dépenses non-prévisionnelles, et celles qui ne sont pas actuellement intégrées dans le budget ordinaire de l'Etat, en vue d'élaborer un budget réel des charges de l'Etat.
La Cour des comptes a également mis l'accent sur l'amélioration de la qualité d'élaboration et d'évaluation des opérationsd'investissement et proposé le financement des projets mûrs seulement, et ce en vue d'éviter un retard dans la réa isation,ainsi que le recours la réévaluation à coût élevé


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