Large adhésion des commerçants au programme de permanence au deuxième jour de l'Aïd El-Fitr    Une récolte de plus de 120.000 quintaux d'arachides attendue cette saison    Avec ses importants gisements gaziers, la Mauritanie, par une bonne gouvernance, pourrait devenir le Koweït de l'Afrique du Nord    Les sionistes français sont les seuls responsables de la résurgence de l'antisémitisme    Les opérations de recherche et de secours se poursuivent    Pour les Algériens, rendez-vous mardi prochain en Afrique du Sud    Abdelli et Gouiri nominés pour l'édition 2025    L'Aïd, une aubaine pour exceller dans la préparation de gâteaux traditionnels    Oum El-Bouaghi Un entrepôt de l'hôpital incendié    Ooredoo adresse ses vœux au peuple algérien à l'occasion de l'Aïd el-Fitr    «Le couscous, racines et couleurs d'Algérie»    Le recteur de la Mosquée de Paris agit-il en tant qu'émissaire à Alger pour libérer l'agent Sansal ?    Coupe de la Confédération: le CSC et l'USMA se neutralisent (1-1)    France: ouverture d'une enquête sur les "propos" proférés contre les magistrats qui ont jugé Marine Le Pen    Aïd El-Fitr: respect quasi total par les commerçants du programme de permanence    Coupe de la CAF: le CS Constantine mène devant l'USM Alger 1-0    Tennis/Tournoi M15 Monastir: l'Algérien Samir Hamza Reguig qualifié au 2e tour    ANCA: les commerçants appelés à reprendre l'activité après le congé de l'Aïd    Hidaoui prend part au Sommet de la jeunesse africaine à Addis-Abeba    Saïhi s'entretient à Berlin avec la SG adjointe de la Ligue arabe sur la coopération sanitaire    PME: l'AIF vulgarise le capital-investissement via les banques et les chambres de commerce    Le Conseil de sécurité tiendra le 14 avril une réunion d'information sur le Sahara occidental    Saïd Chanegriha préside la cérémonie de présentation des vœux à l'occasion de l'Aïd el-Fitr    Ghaza: le bilan de l'agression génocidaire sioniste s'alourdit à 50.423 martyrs    ANP: reddition d'un terroriste et arrestation de 5 éléments de soutien aux groupes terroristes en une semaine    Chargés par le président de la République, Saihi et Rebiga participent au 3e Sommet mondial sur le handicap    Festival de fantasia de Bordj Benazzouz: les cavaliers offrent un spectacle haut en couleurs lors de la 4e édition    Séisme de 3,1 à Mihoub, dans la wilaya de Médéa    Epoque coloniale : le liège algérien, une ressource pillée au profit des colons    Arrivée du président de la République à Djamaâ El Djazaïr pour accomplir la prière de l'Aïd El Fitr    Football : Suède – Algérie en amical début juin à Stockholm    Ooredoo partage un Iftar de solidarité avec l'Association des handicapés moteurs    La bataille de Djebel Béchar, un acte d'une grande portée historique    Le TNA rend hommage à plusieurs figures du théâtre algérien    «La Présidente de la Tanzanie se félicite des relations excellentes unissant les deux pays»    « Préservons les valeurs de tolérance et de fraternité »        L'Algérie happée par le maelström malien    Un jour ou l'autre.    En Algérie, la Cour constitutionnelle double, sans convaincre, le nombre de votants à la présidentielle    Algérie : l'inquiétant fossé entre le régime et la population    Tunisie. Une élection sans opposition pour Kaïs Saïed    BOUSBAA بوصبع : VICTIME OU COUPABLE ?    Des casernes au parlement : Naviguer les difficiles chemins de la gouvernance civile en Algérie    Les larmes de Imane    Algérie assoiffée : Une nation riche en pétrole, perdue dans le désert de ses priorités    Prise de Position : Solidarité avec l'entraîneur Belmadi malgré l'échec    Suite à la rumeur faisant état de 5 décès pour manque d'oxygène: L'EHU dément et installe une cellule de crise    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Savoir détecter les signes précurseurs
Prevention du suicide
Publié dans Le Midi Libre le 24 - 07 - 2007

Mettre terme à sa vie délibérément est un acte de destruction fatal qui nous pousse à nous questionner sur ce qui c'est passé réellement dans la tête de la personne suicidaire au moment où elle allait se fixer un rendez-vous décidé avec la mort.
Mettre terme à sa vie délibérément est un acte de destruction fatal qui nous pousse à nous questionner sur ce qui c'est passé réellement dans la tête de la personne suicidaire au moment où elle allait se fixer un rendez-vous décidé avec la mort.
Le suicide est un phénomène de société qui prend des proportions alarmantes et ce dans le monde entier. Ce phénomène social en évolution continue témoigne de la fragilité de la structure psychologique aussi bien de l'individu que de la société dans laquelle il vit. Ce fait affolant ne concerne pas seulement les adultes, du fait que nous avons échos quotidiennement, via la presse écrite, des tentatives de suicide dont sont victimes des jeunes personnes lasses de la vie pour une raison ou une autre. Pire qu'un phénomène de société, le suicide risque de devenir l'une des principales causes de mortalité dans notre pays. Au-delà des bilans statistiques constamment renouvelés par la cellule communication de la Gendarmerie nationale et qui témoignent de jour en jour de l'effarante ampleur de ce fait, nous devons nous poser des questions sur ce qui pousse ces individus à se donner volontairement la mort. Une personne ne se donne pas la mort si elle n'est vraiment pas à bout de force, si elle n'est pas suffisamment déprimée et seule pour envisager de commettre un crime contre soi.
Mettre terme à sa vie délibérément est un acte de destruction fatal qui nous pousse à nous questionner sur ce qui c'est passé réellement dans la tête de la personne suicidaire au moment où elle allait se fixer un rendez-vous décidé avec la mort. Peut-on réellement le savoir ? Certainement pas, car personne ne peut se mettre à la place d'une personne qui estime que la mort est l'unique échappatoire à sa souffrance. Où réside alors notre rôle, celui de l'entourage et des spécialistes ?
Nul n'est à l'abri d'une réalité comme le suicide, particulièrement une personne qui se sent extrêmement déprimée, qui se sent exténuée à force de lutter contre son mal et qui, somme toute ne trouve pas l'écoute et la compréhension de son entourage. Le suicide est une réalité qui meuble notre quotidien et qui nous fait pénétrer dans un monde cauchemardesque. Comment pouvons-nous ne pas être conscients de la gravité de la situation lorsqu'en feuilletant notre quotidien d'information de bon matin nous découvrons le suicide par pendaison d'un jeune, la mort d'une femme qui a pris des somnifères ou d'une autre qui s'est défenestrée. Même quand vous ne lisez pas cela à travers les journaux vous en êtes de près ou de loin témoin du suicide d'un proche, d'un ami ou d'un voisin. La question qui se pose est : qu'est ce qui pousse ces individus à commettre cet acte extrême ?
Les causes qui poussent une personne à mettre fin à sa vie sont variées et uniques à chacune. Principalement, elles correspondent au vécu douloureux de la personne, au degré de son désespoir et à la sévérité de son état. Les causes les plus courantes du suicide peuvent être, les chagrins d'amour, les pertes engendrées suite à une maladie, un accident, un décès, le sentiment d'échec (professionnel, scolaire, social, relationnel, etc.), abus d'alcool ou de drogues, dépression. La liste des causes ne peut être qu'exhaustive et les motifs d'un suicide peuvent être bien plus nombreux.
Comment pouvons-nous intervenir dans le cas du suicide ? Peut-on dissuader une personne de son projet de mort et l'emmener vers une prise de conscience de la gravité de son acte ?
Eh bien, l'entourage de la personne déprimée peut efficacement intervenir dans cette tâche. Bien que la réponse puisse paraître absurde pour certains, l'entourage familial de la personne est la première cellule de laquelle peut commencer le processus de détection de la détresse et de prévention du suicide. Comment ?
Les signaux que lance la personne suicidaire sont souvent ignorés par son entourage alors qu'ils peuvent aisément être repérés. Ces signaux peuvent être directs et sont émis plus clairement, car la personne nous dira ou nous montrera directement ses intentions ou ses idées. Par exemple, elle dira : «Je veux mourir.» ou «Je vais aller me tuer». Les messages indirects peuvent être plus ambigus et difficiles à capter. Exemples : la personne dira : «Bientôt vous aurez la paix !» ou «Des fois j'aimerais mieux être mort !» ou «Ne vous inquiétez pas, bientôt vous n'aurez plus à m'endurer !».
Une personne suicidaire se montre souvent isolée, triste et déçue. Elle ne parle pas trop et le peu de mots qu'elle prononce sous-tend parfois une envie latente de disparaître. Le langage verbal, la rigidité, le repli sur soi et la froideur affective peuvent être considérés comme des signes censés attirer l'attention de la famille sur un éventuel passage à l'acte.
Parmi les facteurs de protections qui tendent à nous protéger du suicide en tant qu'individus, nous pouvons citer :
Une capacité à communiquer et à exprimer nos sentiments et émotions, un bon réseau de support (entourage, amis, famille, médecin, intervenant, etc.), la présence d'un confident, de saines habitudes de vie (alimentation, activité physique, bon sommeil, etc.), la capacité de répondre convenablement aux besoins primaires (économiques, sociaux, affectifs) et le fait d'avoir une bonne image de soi, une bonne estime personnelle.
Ce qui est important à retenir, c'est d'être constamment à l'écoute de son prochain afin de parvenir à détecter les messages indirects et les comportements à risque. Quand la personne se sent comprise par son entourage, quand on lui transmet notre sympathie et qu'on lui affirme notre soutien lors des pénibles instants qu'elle endure, elle réfléchira longuement avant de céder à la tentation et de passer à l'acte. Le rôle de l'entourage dans la prévention des cas de suicides doit être complété par celui des spécialistes en matière de santé mentale notamment pour faire sortir la personne de sa déprime.
Le suicide est un phénomène de société qui prend des proportions alarmantes et ce dans le monde entier. Ce phénomène social en évolution continue témoigne de la fragilité de la structure psychologique aussi bien de l'individu que de la société dans laquelle il vit. Ce fait affolant ne concerne pas seulement les adultes, du fait que nous avons échos quotidiennement, via la presse écrite, des tentatives de suicide dont sont victimes des jeunes personnes lasses de la vie pour une raison ou une autre. Pire qu'un phénomène de société, le suicide risque de devenir l'une des principales causes de mortalité dans notre pays. Au-delà des bilans statistiques constamment renouvelés par la cellule communication de la Gendarmerie nationale et qui témoignent de jour en jour de l'effarante ampleur de ce fait, nous devons nous poser des questions sur ce qui pousse ces individus à se donner volontairement la mort. Une personne ne se donne pas la mort si elle n'est vraiment pas à bout de force, si elle n'est pas suffisamment déprimée et seule pour envisager de commettre un crime contre soi.
Mettre terme à sa vie délibérément est un acte de destruction fatal qui nous pousse à nous questionner sur ce qui c'est passé réellement dans la tête de la personne suicidaire au moment où elle allait se fixer un rendez-vous décidé avec la mort. Peut-on réellement le savoir ? Certainement pas, car personne ne peut se mettre à la place d'une personne qui estime que la mort est l'unique échappatoire à sa souffrance. Où réside alors notre rôle, celui de l'entourage et des spécialistes ?
Nul n'est à l'abri d'une réalité comme le suicide, particulièrement une personne qui se sent extrêmement déprimée, qui se sent exténuée à force de lutter contre son mal et qui, somme toute ne trouve pas l'écoute et la compréhension de son entourage. Le suicide est une réalité qui meuble notre quotidien et qui nous fait pénétrer dans un monde cauchemardesque. Comment pouvons-nous ne pas être conscients de la gravité de la situation lorsqu'en feuilletant notre quotidien d'information de bon matin nous découvrons le suicide par pendaison d'un jeune, la mort d'une femme qui a pris des somnifères ou d'une autre qui s'est défenestrée. Même quand vous ne lisez pas cela à travers les journaux vous en êtes de près ou de loin témoin du suicide d'un proche, d'un ami ou d'un voisin. La question qui se pose est : qu'est ce qui pousse ces individus à commettre cet acte extrême ?
Les causes qui poussent une personne à mettre fin à sa vie sont variées et uniques à chacune. Principalement, elles correspondent au vécu douloureux de la personne, au degré de son désespoir et à la sévérité de son état. Les causes les plus courantes du suicide peuvent être, les chagrins d'amour, les pertes engendrées suite à une maladie, un accident, un décès, le sentiment d'échec (professionnel, scolaire, social, relationnel, etc.), abus d'alcool ou de drogues, dépression. La liste des causes ne peut être qu'exhaustive et les motifs d'un suicide peuvent être bien plus nombreux.
Comment pouvons-nous intervenir dans le cas du suicide ? Peut-on dissuader une personne de son projet de mort et l'emmener vers une prise de conscience de la gravité de son acte ?
Eh bien, l'entourage de la personne déprimée peut efficacement intervenir dans cette tâche. Bien que la réponse puisse paraître absurde pour certains, l'entourage familial de la personne est la première cellule de laquelle peut commencer le processus de détection de la détresse et de prévention du suicide. Comment ?
Les signaux que lance la personne suicidaire sont souvent ignorés par son entourage alors qu'ils peuvent aisément être repérés. Ces signaux peuvent être directs et sont émis plus clairement, car la personne nous dira ou nous montrera directement ses intentions ou ses idées. Par exemple, elle dira : «Je veux mourir.» ou «Je vais aller me tuer». Les messages indirects peuvent être plus ambigus et difficiles à capter. Exemples : la personne dira : «Bientôt vous aurez la paix !» ou «Des fois j'aimerais mieux être mort !» ou «Ne vous inquiétez pas, bientôt vous n'aurez plus à m'endurer !».
Une personne suicidaire se montre souvent isolée, triste et déçue. Elle ne parle pas trop et le peu de mots qu'elle prononce sous-tend parfois une envie latente de disparaître. Le langage verbal, la rigidité, le repli sur soi et la froideur affective peuvent être considérés comme des signes censés attirer l'attention de la famille sur un éventuel passage à l'acte.
Parmi les facteurs de protections qui tendent à nous protéger du suicide en tant qu'individus, nous pouvons citer :
Une capacité à communiquer et à exprimer nos sentiments et émotions, un bon réseau de support (entourage, amis, famille, médecin, intervenant, etc.), la présence d'un confident, de saines habitudes de vie (alimentation, activité physique, bon sommeil, etc.), la capacité de répondre convenablement aux besoins primaires (économiques, sociaux, affectifs) et le fait d'avoir une bonne image de soi, une bonne estime personnelle.
Ce qui est important à retenir, c'est d'être constamment à l'écoute de son prochain afin de parvenir à détecter les messages indirects et les comportements à risque. Quand la personne se sent comprise par son entourage, quand on lui transmet notre sympathie et qu'on lui affirme notre soutien lors des pénibles instants qu'elle endure, elle réfléchira longuement avant de céder à la tentation et de passer à l'acte. Le rôle de l'entourage dans la prévention des cas de suicides doit être complété par celui des spécialistes en matière de santé mentale notamment pour faire sortir la personne de sa déprime.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.