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Préserver son hymen pour rester vertueuse
Publié dans Le Midi Libre le 08 - 07 - 2008

Ouarda est une jeune fille âgée de 24 ans. Il y a quelque temps, elle s'est lancée dans une quête périlleuse. Elle cherchait absolument à retrouver son hymen pour ne pas passer pour une «pute» devant sa famille et l'homme de sa vie. Cette jeune fille ne cache pourtant rien de son passé sexuel. Jeune femme belle, au corps élancé, au teint brun, à la peau soyeuse et au sourire ensorcelant, Ouarda est de ce joli brin de fille qui ne risque jamais de passer inaperçu. Depuis son adolescence, elle attire les regards des hommes, suscite leur convoitise. Tout au long de sa vie, son jeu favori était la séduction. Son ambition la plus nourrie : enrouler un homme, le manipuler, mettre la main sur son portefeuille en faisant commerce de ses charmes et des faveurs. Seulement, Ouarda a perdu sa virginité depuis belle lurette. Aujourd'hui, manifestant son ras-le-bol d'une vie de «prostituée», comme elle se qualifie, et aspirant enfin à la vie d'une femme ordinaire, elle a accepté la demande en mariage d'un homme nettement plus âgé, mais friqué. Un jour, elle se dirige, à pas rapides, vers le cabinet du gynécologue, réputé pour «ses compétences» dans les interventions de reconstruction de l'hymen. En une demi-heure Ouarda débourse pas moins de 45.000 DA et retrouve sa virginité. «Comme ça, je peux me marier et avoir la tête haute. Mon mari sera convaincu qu'il est le premier homme à me toucher. Tout le monde sera content et satisfait», rétorque-t-elle, affichant un air de satisfaction.
Chaque jeune fille exposée à une situation pareille trimbale avec elle une histoire et un parcours atypique. Toutefois, la caractéristique commune à toutes ces filles est la détresse que la perte de la virginité leur procure. Le déshonneur qui risque d'atteindre la famille pèse énormément sur leur conscience. «Pour ne pas compromettre sa réputation et ne pas être considérée comme une ‘'pute''', la femme n'a pas le choix», souligne une autre jeune fille qui s'est fait récemment opérer pour «redevenir» une Algérienne comme les autres.
Il faut dire que la position de nombreuses de nos jeunes filles est loin d'être enviable. Et pour cause, prises en étau entre la tradition et leur aspiration à une émancipation sociale, ces jeunes femmes culpabilisent d'avoir cédé à l'appel de la chair et s'interrogent sur leur avenir. Car il se peut que l'élu de leur cœur recherche une femme vierge, même s'il est sexuellement expérimenté. Résultat, celles qui sont déflorées vivent avec la hantise de ne pas se marier, d'autant plus qu'elles ne veulent pas décevoir leur famille et leur belle-famille ou provoquer un scandale. Dans les faits, les choses se passent parfois différemment et, s'il tend à reculer, le rituel du drap taché de sang lors de la nuit de noces n'est pas enterré. Par endroits, on trouverait même encore des matrones qui passent les mains entre les jambes de la jeune bru pour s'assurer qu'elle a bien saigné…
Dans un pareil contexte, recoudre son hymen pour «retrouver son honneur perdu» est aujourd'hui une intervention de plus en plus répandue dans notre pays. Pour les spécialistes en chirurgie plastique, la tendance risque bien de se maintenir en hausse dans l'avenir le plus proche comme le plus lointain.
D. S.
Ouarda est une jeune fille âgée de 24 ans. Il y a quelque temps, elle s'est lancée dans une quête périlleuse. Elle cherchait absolument à retrouver son hymen pour ne pas passer pour une «pute» devant sa famille et l'homme de sa vie. Cette jeune fille ne cache pourtant rien de son passé sexuel. Jeune femme belle, au corps élancé, au teint brun, à la peau soyeuse et au sourire ensorcelant, Ouarda est de ce joli brin de fille qui ne risque jamais de passer inaperçu. Depuis son adolescence, elle attire les regards des hommes, suscite leur convoitise. Tout au long de sa vie, son jeu favori était la séduction. Son ambition la plus nourrie : enrouler un homme, le manipuler, mettre la main sur son portefeuille en faisant commerce de ses charmes et des faveurs. Seulement, Ouarda a perdu sa virginité depuis belle lurette. Aujourd'hui, manifestant son ras-le-bol d'une vie de «prostituée», comme elle se qualifie, et aspirant enfin à la vie d'une femme ordinaire, elle a accepté la demande en mariage d'un homme nettement plus âgé, mais friqué. Un jour, elle se dirige, à pas rapides, vers le cabinet du gynécologue, réputé pour «ses compétences» dans les interventions de reconstruction de l'hymen. En une demi-heure Ouarda débourse pas moins de 45.000 DA et retrouve sa virginité. «Comme ça, je peux me marier et avoir la tête haute. Mon mari sera convaincu qu'il est le premier homme à me toucher. Tout le monde sera content et satisfait», rétorque-t-elle, affichant un air de satisfaction.
Chaque jeune fille exposée à une situation pareille trimbale avec elle une histoire et un parcours atypique. Toutefois, la caractéristique commune à toutes ces filles est la détresse que la perte de la virginité leur procure. Le déshonneur qui risque d'atteindre la famille pèse énormément sur leur conscience. «Pour ne pas compromettre sa réputation et ne pas être considérée comme une ‘'pute''', la femme n'a pas le choix», souligne une autre jeune fille qui s'est fait récemment opérer pour «redevenir» une Algérienne comme les autres.
Il faut dire que la position de nombreuses de nos jeunes filles est loin d'être enviable. Et pour cause, prises en étau entre la tradition et leur aspiration à une émancipation sociale, ces jeunes femmes culpabilisent d'avoir cédé à l'appel de la chair et s'interrogent sur leur avenir. Car il se peut que l'élu de leur cœur recherche une femme vierge, même s'il est sexuellement expérimenté. Résultat, celles qui sont déflorées vivent avec la hantise de ne pas se marier, d'autant plus qu'elles ne veulent pas décevoir leur famille et leur belle-famille ou provoquer un scandale. Dans les faits, les choses se passent parfois différemment et, s'il tend à reculer, le rituel du drap taché de sang lors de la nuit de noces n'est pas enterré. Par endroits, on trouverait même encore des matrones qui passent les mains entre les jambes de la jeune bru pour s'assurer qu'elle a bien saigné…
Dans un pareil contexte, recoudre son hymen pour «retrouver son honneur perdu» est aujourd'hui une intervention de plus en plus répandue dans notre pays. Pour les spécialistes en chirurgie plastique, la tendance risque bien de se maintenir en hausse dans l'avenir le plus proche comme le plus lointain.
D. S.


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