L'éradication définitive du terrorisme se fera à partir de ses racines    Les forces de l'ANP déterminées à exterminer les résidus des groupes armés    Augmentation des accidents face à l'«accélération» des bus importés    «Plus de 100.000 demandes de labellisation formulées»    Ooredoo Algérie et l'ANEP tissent un partenariat stratégique    L'ONU mobilise ses fonds    Guerre contre l'Iran : Plus de 4.1 millions de déplacés    Marseille contre la menace RN    Tournoi presse by Ooredoo 2026 : Les médias algériens forment une seule famille mobilisée pour accompagner et servir le pays    Double confrontation amicale face à l'Egypte au Caire    Le départ surprise de Rulani Mokwena...    Solidarité et divertissement au rendez-vous    Quatre blessés dans un renversement de deux véhicules à Aïn Nouissy    « Mais jeûner c'est mieux pour vous, si vous le saviez ». Tentative d'exégèse de ce verset    Riche programme d'activités à l'ambassade de l'Etat de Palestine en Algérie    Exposition sur l'histoire de l'impression du Mus'haf en Algérie    Une scène ouverte aux talents de demain    Lotfi Boujemaâ appelle à accélérer l'exécution des jugements    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les bonnes pratiques ont-elles une chance ?
Code de gouvernance d'entreprise
Publié dans Le Midi Libre le 13 - 04 - 2009

L'irruption du concept de bonne gouvernance dans le lexique de l'entreprise algérienne coïncide avec un mouvement dans les pays industrialisés visant à introduire plus d'éthique dans la façon de faire des affaires.
L'irruption du concept de bonne gouvernance dans le lexique de l'entreprise algérienne coïncide avec un mouvement dans les pays industrialisés visant à introduire plus d'éthique dans la façon de faire des affaires.
Les principes du code sont éloquents: équité, transparence et responsabilité. L'adhésion aux principes et règles de bonne pratique énoncés dans le code découle d'une démarche libre et volontaire.
A titre de comparaison, en France, un code d'éthique élaboré par le MEDEF et l'Association française des entreprises privées fixe des limites aux fameux «parachutes dorés» et interdit le cumul entre le statut de dirigeant mandataire social et celui de salarié. Mais, dans ce pays, une bonne partie d'entreprises cotées en Bourse ne se conforment pas aux recommandations de ces organisations patronales en matière de rémunération des dirigeants. En fait, rien ne les y oblige. Les autorités ont été tentées, un moment, de légiférer dans ce domaine pour empêcher des pratiques de parachutes dorés jugés scandaleux par l'opinion publique dans un contexte de crise et de montée du chômage.
L'ambition des animateurs du CARE et du FCE est de faire adhérer de manière formelle le secteur privé aux principes d'éthique et aux règles de bonne conduite de l'entreprise. Mais les entreprises privées algériennes sont-elles éligibles à la bonne gouvernance ? Elles sont de petite taille comparée aux entreprises des pays industrialisés. De l'aveu même de leurs dirigeants, certaines sont souvent contraintes de mettre un pied dans l'informel pour diverses raisons. Elles sont quasiment toutes à actionnariat majoritairement, si ce n'est exclusivement, familial et, pour la plupart, de création récente. Tout dépend en fait du dirigeant principal, c'est-à-dire du vrai patron et de ses convictions en matière d'éthique. En Algérie, l'opinion publique qui pourrait faire pression dans ce sens, est quasiment inexistante et les entreprises ne sont généralement pas sensibles à ce qui se dit ou se fait dans leur proximité immédiate les concernant.
Un des termes fondamentaux du code de gouvernance est responsabilité. Beaucoup d'exemples dans le monde industrialisé montrent que l'entreprise a longtemps échappé à l'obligation de responsabilité. Le principe de la libre entreprise lui donne pratiquement le droit de produire ou ne pas produire, prendre des risques de faillite, polluer l'environnement, épuiser les ressources naturelles, faire travailler les enfants, pratiquer la discrimination, bref ne pas respecter les dispositions de la législation nationale et celles des Conventions internationales. La liberté liée au pouvoir d'entreprendre la dispense de rendre compte à son personnel et encore moins aux « autres ». Le résultat de cette situation : une actualité des entreprises faite de scandales financiers, de désastres sociaux et de catastrophes écologiques.
En Algérie, pour une PME algérienne, il y a, selon les promoteurs du code de gouvernance, au moins trois raisons de faire siens ses principes. D'abord, au plan financier, elle pourra mieux attirer les capitaux des investisseurs et contracter des prêts auprès des banques. Ensuite, elle établira de saines relations entre les parties prenantes à l'intérieur de la PME (qu'ils soient actionnaires ou dirigeants ou salariés) et avec son environnement d'affaires (banques, clients, fournisseurs, autorités). Enfin, le code de gouvernance montre comment assurer la pérennité de la PME. Dans le contexte de l'Algérie, une telle démarche volontaire ne pourra être que progressive. Le code n'est pas une alternative au cadre juridique existant, insistent ses promoteurs, bien qu'ils souhaitent une harmonisation du cadre juridique et des bonnes pratiques de gouvernance.
Les principes du code sont éloquents: équité, transparence et responsabilité. L'adhésion aux principes et règles de bonne pratique énoncés dans le code découle d'une démarche libre et volontaire.
A titre de comparaison, en France, un code d'éthique élaboré par le MEDEF et l'Association française des entreprises privées fixe des limites aux fameux «parachutes dorés» et interdit le cumul entre le statut de dirigeant mandataire social et celui de salarié. Mais, dans ce pays, une bonne partie d'entreprises cotées en Bourse ne se conforment pas aux recommandations de ces organisations patronales en matière de rémunération des dirigeants. En fait, rien ne les y oblige. Les autorités ont été tentées, un moment, de légiférer dans ce domaine pour empêcher des pratiques de parachutes dorés jugés scandaleux par l'opinion publique dans un contexte de crise et de montée du chômage.
L'ambition des animateurs du CARE et du FCE est de faire adhérer de manière formelle le secteur privé aux principes d'éthique et aux règles de bonne conduite de l'entreprise. Mais les entreprises privées algériennes sont-elles éligibles à la bonne gouvernance ? Elles sont de petite taille comparée aux entreprises des pays industrialisés. De l'aveu même de leurs dirigeants, certaines sont souvent contraintes de mettre un pied dans l'informel pour diverses raisons. Elles sont quasiment toutes à actionnariat majoritairement, si ce n'est exclusivement, familial et, pour la plupart, de création récente. Tout dépend en fait du dirigeant principal, c'est-à-dire du vrai patron et de ses convictions en matière d'éthique. En Algérie, l'opinion publique qui pourrait faire pression dans ce sens, est quasiment inexistante et les entreprises ne sont généralement pas sensibles à ce qui se dit ou se fait dans leur proximité immédiate les concernant.
Un des termes fondamentaux du code de gouvernance est responsabilité. Beaucoup d'exemples dans le monde industrialisé montrent que l'entreprise a longtemps échappé à l'obligation de responsabilité. Le principe de la libre entreprise lui donne pratiquement le droit de produire ou ne pas produire, prendre des risques de faillite, polluer l'environnement, épuiser les ressources naturelles, faire travailler les enfants, pratiquer la discrimination, bref ne pas respecter les dispositions de la législation nationale et celles des Conventions internationales. La liberté liée au pouvoir d'entreprendre la dispense de rendre compte à son personnel et encore moins aux « autres ». Le résultat de cette situation : une actualité des entreprises faite de scandales financiers, de désastres sociaux et de catastrophes écologiques.
En Algérie, pour une PME algérienne, il y a, selon les promoteurs du code de gouvernance, au moins trois raisons de faire siens ses principes. D'abord, au plan financier, elle pourra mieux attirer les capitaux des investisseurs et contracter des prêts auprès des banques. Ensuite, elle établira de saines relations entre les parties prenantes à l'intérieur de la PME (qu'ils soient actionnaires ou dirigeants ou salariés) et avec son environnement d'affaires (banques, clients, fournisseurs, autorités). Enfin, le code de gouvernance montre comment assurer la pérennité de la PME. Dans le contexte de l'Algérie, une telle démarche volontaire ne pourra être que progressive. Le code n'est pas une alternative au cadre juridique existant, insistent ses promoteurs, bien qu'ils souhaitent une harmonisation du cadre juridique et des bonnes pratiques de gouvernance.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.