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Le département Benbouzid s'organise contre une éventuelle pandémie
Rentrée scolaire et grippe porcine
Publié dans Le Midi Libre le 07 - 09 - 2009

M. Benbouzid a affirmé que son département dispensera, à la rentrée, un cours inaugural consacré à la prévention contre la grippe A H1N1 lors d'une cérémonie inaugurale à laquelle prendra également part le ministre de la Santé, Saïd Barkat. En ce qui concerne les mesures que son département compte entreprendre dans ce sens, le ministre a indiqué que la première étape portera sur l'aspect de la prévention, tandis que la deuxième est inhérente aux mesures qui seront prises en cas de pandémie.
M. Benbouzid a affirmé que son département dispensera, à la rentrée, un cours inaugural consacré à la prévention contre la grippe A H1N1 lors d'une cérémonie inaugurale à laquelle prendra également part le ministre de la Santé, Saïd Barkat. En ce qui concerne les mesures que son département compte entreprendre dans ce sens, le ministre a indiqué que la première étape portera sur l'aspect de la prévention, tandis que la deuxième est inhérente aux mesures qui seront prises en cas de pandémie.
Le ministre de l'Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a réuni hier au siège de son ministère les 48 directeurs de l'éducation à l'occasion d'une conférence nationale « ordinaire » dédiée à la prochaine rentrée scolaire 2009/2010.
Comme il fallait bien évidement s'y attendre, les mesures prises afin de protéger les écoliers contre la grippe A H1N1, plus communément appelée grippe porcine, ont été au centre de cette réunion. D'emblée, M. Benbouzid a affirmé que son département dispensera, à la rentrée, un cours inaugural consacré à la prévention contre la grippe A H1N1 lors d'une cérémonie inaugurale à laquelle prendra également part le ministre de la Santé, Saïd Barkat. En ce qui concerne les mesures que son département compte entreprendre dans ce sens, le ministre a indiqué que la première étape portera sur l'aspect de la prévention, tandis que la deuxième est inhérente aux mesures qui seront prises en cas de pandémie. Un plan d'actions «opérationnelles» a été mis en place, révèle Benbouzid. Ledit plan se décline en deux phases. S'agissant de la phase A, le ministère de l'Education a programmé, depuis, hier, un ensemble de démarches, dans le cadre d'un travail de sensibilisation, des stands d'exposition d'affiches de dépliants et de prospectus au profit des inspecteurs de l'éducation au niveau de l'INFPE d'El Harrach. Benbouzid a expliqué le choix de «privilégier» en premier lieu les inspecteurs en soulignant que c'est «à eux qu'incombe par la suite toute cette opération de sensibilisation». Ensuite, le jeudi 17 septembre un séminaire national de formation des formateurs sera organisé en coordination avec le ministère de la Santé et ce, au profit des médecins de la santé scolaire et des chefs de services des directions de l'éducation chargés de la santé scolaire, a encore indiqué Benbouzid. A partir du dimanche 20 septembre, le ministère de l'Education organisera une réunion des UDS pour entamer la campagne de prévention en direction des élèves. Le ministère de la Santé présentera, à cette occasion, des dépliants et spots de sensibilisation. Ceci en ce qui concerne l'aspect lié à la sensibilisation et à la prévention contre la grippe A H1N1. D'autre part, le département de l'éducation a prévu, en cas de pandémie, de solliciter le concours des médias, tels que la radio et la télévision nationales. Le ministère « compte » aussi sur l'appui d'Internet a souligné Benbouzid qui a ajouté que ses services ont déjà élaboré un programme de cours radiophoniques et télévisuels avec le concours de l'Office national de l'éducation et de la formation à distance (ONEFD). « Tout est fin prêt. Nous avons les cours, les travaux dirigés (TD) et les travaux pratiques (TP). Nous pouvons les mettre sur Internet et demander aux enseignants de les utiliser », souligne le ministre. Toutefois, Benbouzid a tenu à souligner que ses services «n'ont pas tous les moyens pour toucher l'ensemble des 8 millions d'élèves». Et de poursuivre dans le même contexte que ses services s'occuperont «en priorité» des classes d'examen (5e année primaire, la 4e année moyenne et, en première priorité, les classes de 3e année secondaire, ajoutant que son département a d'ores et déjà arrêté une stratégie pour limiter la «production» des cours aux matières essentielles suivant le niveau et la filière. «Pour la 5e AP, des cours en arabe et en français seront donnés aux élèves ; pour la 4e AM, ce sera le français, l'arabe, les mathématiques et l'anglais. Pour la 3e AS, ce sera les mathématiques, la physique, la chimie, l'arabe, les sciences naturelles et la philosophie», souligne Benbouzid.
«La déscolarisation des enfants prend de l'ampleur»
Le phénomène de la déscolarisation des enfants particulièrement les filles, prend des proportions inquiétantes, a admis hier Boubekeur Benbouzid citant nommément les wilayas de Mila (centre) et Djelfa et Tamanrasset (sud) parmi un ensemble de six wilayas, où le «phénomène» progresse. Selon Benbouzid qui s'exprimait lors d'un point de presse, le phénomène de non scolarisation des enfants «s'accentue» davantage là où se concentrent les populations nomades. «Là où nous avons des populations nomades, malheureusement il y a une déscolarisation voire même une non scolarisation des filles», révèle Benbouzid qui estime que c'est là une pratique «qui va à l'encontre de la loi sur l'éducation». Ladite loi, rappelons-le, «impose» aux parents de scolariser leur progéniture et en cas de défaillance, des sanctions leurs sont infligées «c'est l'Etat lui-même qui prend en charge la scolarisation des enfants», souligne le ministre qui révèle que ses services, grâce au concours des APC, sont actuellement en possession de fichiers d'enfants non scolarisés. Benbouzid a également indiqué que les enfants issus de familles nomades sont actuellement scolarisés dans établissements-internats dans les trois paliers : primaire, moyen et secondaire. «Nous avons parfois des enfants qui restent trois années d'affilée sans voir leurs parents», témoigne le ministre qui insiste sur le fait que ces enfants sont pris en charge par l'Etat. «C'est vous dire la responsabilité qui incombe aux parents qui, heureusement, ne représentent qu'une infime minorité de notre population», martèle Benbouzid qui a réitéré son intention, pour cette année, de lutter avec le concours des directeurs de l'éducation contre ce phénomène. «Je vais vérifier personnellement (…) les enfants qui sont en âge d'être scolarisés mais qui ne l'ont pas été, et attacherai une importance particulière aux filles ; et la loi sera appliquée dans toute sa substance», a souligné le ministre qui se félicite, toutefois, que l'on ait arrivé aujourd'hui à 97,4% de scolarisation des enfants.
L'éducation ne gère que 0,5% de son budget annuel !
Le budget alloué au département de l'éducation, pour cette année, avoisine les 500 milliards de dinars soit 7 milliards de dollars US. Le budget de fonctionnement s'élève quant à lui à environ 387 milliards de dinars et le budget d'équipement dépassera cette année les 150 milliards de dinars. C'est ce qu'a annoncé hier le premier responsable du secteur Benbouzid qui révèle, toutefois, que son département ne gère que 0,5% de la totalité du budget qui lui est alloué. A propos de la répartition hebdomadaire des horaires de scolarité, Benbouzid a indiqué que l'éducation est le seul secteur qui a donné une période de 15 jours pour les parents d'élèves et quinze jours pour les syndicats du secteur en vue d'émettre leurs avis respectifs. «Et nous sommes parvenus à une solution, la moins mauvaise à mes yeux, qui est celle du week-end semi universel samedi-vendredi », précise-t-il. Avant d'ajouter : «Il n'y pas de solution idéale parce que nous avons malheureusement un week-end inversé où la journée principale de repos est le vendredi et ‘'la béquille'' du samedi. De plus, les enseignants par le biais de leurs syndicats, ne veulent pas travailler les jeudi et vendredi ». « D'ailleurs, aucun ministère ne travaille le vendredi et ce n'est pas à l'éducation de le faire et ce indépendamment de la volonté du ministre», souligne Benbouzid. Pour lui, la «seule» solution qui se présente à son département est la proposition des syndicats alors que « sa proposition» qui consistait en des séances de cours de 45 minutes n'a finalement pas été retenue. A ce propos, Benbouzid estime que cette mesure «nécessite » du temps et qu'il faut, d'abord, «la mûrir» sous toutes ses facettes afin de voir qu'est ce qu'elle peut donner au secteur. «On ne peut pas appliquer maintenant une décision aussi importante sans l'avoir préalablement analysée sous toutes ses facettes», a-t-il expliqué, ajoutant : «C'est pour cette raison que je dis que la répartition hebdomadaire des horaires de scolarité est la moins mauvaise solution, mais il n'y a pas de meilleure solution que celle-là». Plus explicite, Benbouzid préconise que «les quatre heures que nous devons répartir peut se faire de cette manière : par exemple au lieu de terminer mardi à midi, on peut aller jusqu'à une heure (13h), ce qui fait une heure de moins, et donc les trois autres heures vont être réparties sur 4 jours (dimanche, lundi, mercredi et jeudi)». Benbouzid propose que ces heures soient « inclues» notamment dans les heures creuses. Il n'a pas pour autant perdu de vue (sa) proposition des «45 minutes» laquelle, selon lui, permettra de «ventiler» l'emploi du temps avec comme conséquence «un meilleur rendement».
Postes budgétaires
Les contractuels seront «prioritaires»
Environ 16.000 postes budgétaires dont 10.000 réservés aux enseignants seront soumis à concours dès le mois d'octobre, a annoncé hier, le premier responsable de l'éducation. M. Benbouzid a indiqué la « priorité » sera donnée aux contractuels et qu'il allait donner instruction aux directeurs de l'éducation pour que la bonification qui a été mise dans les textes soit appliquée «Je vais veiller personnellement à les aider autant que faire se peut dans le cadre des 10 000 postes qui seront ouverts », a-t-il assuré. Avant d'admettre plus loin : «Je serai de leur côté, mais je ferai ce que je peux parce qu'il y a beaucoup de gens qui pensent que c'est un problème du ministère de l'Education nationale. Le ministère de l'Education n'organise pas les concours, c'est la Fonction publique qui impose les concours à tous les secteurs y compris le notre. Nous participons, certes, à l'organisation des concours mais uniquement sur le volet pédagogique. Et d'ailleurs je dirai aux directeurs de l'éducation concernant le volet pédagogique d'être conciliants et tout près des contractuels. «Je veux les aider avec les moyens dont je dispose», a encore déclaré le ministre. M. Benbouzid a ouvert une parenthèse pour dire que les concours de cette année se dérouleront «exceptionnellement» au mois d'octobre, alors qu'habituellement ils sont organisés au mois de mai. Benbouzid justifie cette «entorse» par le fait que la Fonction publique «actuellement en pleines réformes», ou encore faisant l'objet d'une «mue en profondeur» est dans «l'impossibilité» d'organiser des concours «avant le fin septembre ou début octobre».
Le ministre de l'Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a réuni hier au siège de son ministère les 48 directeurs de l'éducation à l'occasion d'une conférence nationale « ordinaire » dédiée à la prochaine rentrée scolaire 2009/2010.
Comme il fallait bien évidement s'y attendre, les mesures prises afin de protéger les écoliers contre la grippe A H1N1, plus communément appelée grippe porcine, ont été au centre de cette réunion. D'emblée, M. Benbouzid a affirmé que son département dispensera, à la rentrée, un cours inaugural consacré à la prévention contre la grippe A H1N1 lors d'une cérémonie inaugurale à laquelle prendra également part le ministre de la Santé, Saïd Barkat. En ce qui concerne les mesures que son département compte entreprendre dans ce sens, le ministre a indiqué que la première étape portera sur l'aspect de la prévention, tandis que la deuxième est inhérente aux mesures qui seront prises en cas de pandémie. Un plan d'actions «opérationnelles» a été mis en place, révèle Benbouzid. Ledit plan se décline en deux phases. S'agissant de la phase A, le ministère de l'Education a programmé, depuis, hier, un ensemble de démarches, dans le cadre d'un travail de sensibilisation, des stands d'exposition d'affiches de dépliants et de prospectus au profit des inspecteurs de l'éducation au niveau de l'INFPE d'El Harrach. Benbouzid a expliqué le choix de «privilégier» en premier lieu les inspecteurs en soulignant que c'est «à eux qu'incombe par la suite toute cette opération de sensibilisation». Ensuite, le jeudi 17 septembre un séminaire national de formation des formateurs sera organisé en coordination avec le ministère de la Santé et ce, au profit des médecins de la santé scolaire et des chefs de services des directions de l'éducation chargés de la santé scolaire, a encore indiqué Benbouzid. A partir du dimanche 20 septembre, le ministère de l'Education organisera une réunion des UDS pour entamer la campagne de prévention en direction des élèves. Le ministère de la Santé présentera, à cette occasion, des dépliants et spots de sensibilisation. Ceci en ce qui concerne l'aspect lié à la sensibilisation et à la prévention contre la grippe A H1N1. D'autre part, le département de l'éducation a prévu, en cas de pandémie, de solliciter le concours des médias, tels que la radio et la télévision nationales. Le ministère « compte » aussi sur l'appui d'Internet a souligné Benbouzid qui a ajouté que ses services ont déjà élaboré un programme de cours radiophoniques et télévisuels avec le concours de l'Office national de l'éducation et de la formation à distance (ONEFD). « Tout est fin prêt. Nous avons les cours, les travaux dirigés (TD) et les travaux pratiques (TP). Nous pouvons les mettre sur Internet et demander aux enseignants de les utiliser », souligne le ministre. Toutefois, Benbouzid a tenu à souligner que ses services «n'ont pas tous les moyens pour toucher l'ensemble des 8 millions d'élèves». Et de poursuivre dans le même contexte que ses services s'occuperont «en priorité» des classes d'examen (5e année primaire, la 4e année moyenne et, en première priorité, les classes de 3e année secondaire, ajoutant que son département a d'ores et déjà arrêté une stratégie pour limiter la «production» des cours aux matières essentielles suivant le niveau et la filière. «Pour la 5e AP, des cours en arabe et en français seront donnés aux élèves ; pour la 4e AM, ce sera le français, l'arabe, les mathématiques et l'anglais. Pour la 3e AS, ce sera les mathématiques, la physique, la chimie, l'arabe, les sciences naturelles et la philosophie», souligne Benbouzid.
«La déscolarisation des enfants prend de l'ampleur»
Le phénomène de la déscolarisation des enfants particulièrement les filles, prend des proportions inquiétantes, a admis hier Boubekeur Benbouzid citant nommément les wilayas de Mila (centre) et Djelfa et Tamanrasset (sud) parmi un ensemble de six wilayas, où le «phénomène» progresse. Selon Benbouzid qui s'exprimait lors d'un point de presse, le phénomène de non scolarisation des enfants «s'accentue» davantage là où se concentrent les populations nomades. «Là où nous avons des populations nomades, malheureusement il y a une déscolarisation voire même une non scolarisation des filles», révèle Benbouzid qui estime que c'est là une pratique «qui va à l'encontre de la loi sur l'éducation». Ladite loi, rappelons-le, «impose» aux parents de scolariser leur progéniture et en cas de défaillance, des sanctions leurs sont infligées «c'est l'Etat lui-même qui prend en charge la scolarisation des enfants», souligne le ministre qui révèle que ses services, grâce au concours des APC, sont actuellement en possession de fichiers d'enfants non scolarisés. Benbouzid a également indiqué que les enfants issus de familles nomades sont actuellement scolarisés dans établissements-internats dans les trois paliers : primaire, moyen et secondaire. «Nous avons parfois des enfants qui restent trois années d'affilée sans voir leurs parents», témoigne le ministre qui insiste sur le fait que ces enfants sont pris en charge par l'Etat. «C'est vous dire la responsabilité qui incombe aux parents qui, heureusement, ne représentent qu'une infime minorité de notre population», martèle Benbouzid qui a réitéré son intention, pour cette année, de lutter avec le concours des directeurs de l'éducation contre ce phénomène. «Je vais vérifier personnellement (…) les enfants qui sont en âge d'être scolarisés mais qui ne l'ont pas été, et attacherai une importance particulière aux filles ; et la loi sera appliquée dans toute sa substance», a souligné le ministre qui se félicite, toutefois, que l'on ait arrivé aujourd'hui à 97,4% de scolarisation des enfants.
L'éducation ne gère que 0,5% de son budget annuel !
Le budget alloué au département de l'éducation, pour cette année, avoisine les 500 milliards de dinars soit 7 milliards de dollars US. Le budget de fonctionnement s'élève quant à lui à environ 387 milliards de dinars et le budget d'équipement dépassera cette année les 150 milliards de dinars. C'est ce qu'a annoncé hier le premier responsable du secteur Benbouzid qui révèle, toutefois, que son département ne gère que 0,5% de la totalité du budget qui lui est alloué. A propos de la répartition hebdomadaire des horaires de scolarité, Benbouzid a indiqué que l'éducation est le seul secteur qui a donné une période de 15 jours pour les parents d'élèves et quinze jours pour les syndicats du secteur en vue d'émettre leurs avis respectifs. «Et nous sommes parvenus à une solution, la moins mauvaise à mes yeux, qui est celle du week-end semi universel samedi-vendredi », précise-t-il. Avant d'ajouter : «Il n'y pas de solution idéale parce que nous avons malheureusement un week-end inversé où la journée principale de repos est le vendredi et ‘'la béquille'' du samedi. De plus, les enseignants par le biais de leurs syndicats, ne veulent pas travailler les jeudi et vendredi ». « D'ailleurs, aucun ministère ne travaille le vendredi et ce n'est pas à l'éducation de le faire et ce indépendamment de la volonté du ministre», souligne Benbouzid. Pour lui, la «seule» solution qui se présente à son département est la proposition des syndicats alors que « sa proposition» qui consistait en des séances de cours de 45 minutes n'a finalement pas été retenue. A ce propos, Benbouzid estime que cette mesure «nécessite » du temps et qu'il faut, d'abord, «la mûrir» sous toutes ses facettes afin de voir qu'est ce qu'elle peut donner au secteur. «On ne peut pas appliquer maintenant une décision aussi importante sans l'avoir préalablement analysée sous toutes ses facettes», a-t-il expliqué, ajoutant : «C'est pour cette raison que je dis que la répartition hebdomadaire des horaires de scolarité est la moins mauvaise solution, mais il n'y a pas de meilleure solution que celle-là». Plus explicite, Benbouzid préconise que «les quatre heures que nous devons répartir peut se faire de cette manière : par exemple au lieu de terminer mardi à midi, on peut aller jusqu'à une heure (13h), ce qui fait une heure de moins, et donc les trois autres heures vont être réparties sur 4 jours (dimanche, lundi, mercredi et jeudi)». Benbouzid propose que ces heures soient « inclues» notamment dans les heures creuses. Il n'a pas pour autant perdu de vue (sa) proposition des «45 minutes» laquelle, selon lui, permettra de «ventiler» l'emploi du temps avec comme conséquence «un meilleur rendement».
Postes budgétaires
Les contractuels seront «prioritaires»
Environ 16.000 postes budgétaires dont 10.000 réservés aux enseignants seront soumis à concours dès le mois d'octobre, a annoncé hier, le premier responsable de l'éducation. M. Benbouzid a indiqué la « priorité » sera donnée aux contractuels et qu'il allait donner instruction aux directeurs de l'éducation pour que la bonification qui a été mise dans les textes soit appliquée «Je vais veiller personnellement à les aider autant que faire se peut dans le cadre des 10 000 postes qui seront ouverts », a-t-il assuré. Avant d'admettre plus loin : «Je serai de leur côté, mais je ferai ce que je peux parce qu'il y a beaucoup de gens qui pensent que c'est un problème du ministère de l'Education nationale. Le ministère de l'Education n'organise pas les concours, c'est la Fonction publique qui impose les concours à tous les secteurs y compris le notre. Nous participons, certes, à l'organisation des concours mais uniquement sur le volet pédagogique. Et d'ailleurs je dirai aux directeurs de l'éducation concernant le volet pédagogique d'être conciliants et tout près des contractuels. «Je veux les aider avec les moyens dont je dispose», a encore déclaré le ministre. M. Benbouzid a ouvert une parenthèse pour dire que les concours de cette année se dérouleront «exceptionnellement» au mois d'octobre, alors qu'habituellement ils sont organisés au mois de mai. Benbouzid justifie cette «entorse» par le fait que la Fonction publique «actuellement en pleines réformes», ou encore faisant l'objet d'une «mue en profondeur» est dans «l'impossibilité» d'organiser des concours «avant le fin septembre ou début octobre».


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