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Le déclin de l'UGTA
Face à la montée des syndicats autonomes
Publié dans Le Midi Libre le 30 - 11 - 2009

En réussissant le pari de paralyser, durant deux semaines, le secteur de l'Education nationale, les syndicats autonomes ont non seulement prouvé leur représentativité mais ont aussi, par ricochet, mis au grand jour l'ampleur du recul de l'UGTA du terrain des luttes syndicales. Durant une quinzaine de jours de ce bras de fer entre ces syndicats et les pouvoirs publics, la centrale syndicale est restée tellement effacée que même la montée au créneau de la Fédération nationale des travailleurs de l'éducation (FNTE affiliée à l'UGTA) est passée inaperçue. La FNTE a, et alors que le débrayage battait son plein, «fait mine» de soutenir indirectement les grévistes en formulant une série de propositions à même d'améliorer le salaire des enseignants et leurs conditions de travail. Ce syndicat a, en effet, proposé l'instauration de 10 primes et l'amendement de 15 autres primes pour accroître, selon la FNTE, la prime d'expérience professionnelle. Mais les enseignants des trois paliers, qui ont irrémédiablement tourné le dos à cette fédération UGTA, n'ont accordé aucune importance à cette position tant cette dernière semblait nettement en deçà de leurs aspirations. Ce d'autant que cette manière de faire n'a rien rapporté aux enseignants qui, à travers les syndicats autonomes, ont compris que seule la grève est en mesure de pousser les pouvoirs publics à satisfaire leurs revendications. Et c'est ce qui fut effectivement. C'est ainsi que le Premier ministre a dû faire marche arrière en annulant, illico presto, sa décision de ne pas soumettre le régime indemnitaire à l'effet retrocatif. Ahmed Ouyahia a surpris tous les travailleurs de la Fonction publique lorsqu'il a pris cette décision et c'est ce qui a mis le feu aux poudres et attisé le mécontentement. Les syndicats invoquent le décret présidentiel qui est explicite s'agissant de l'effet rétrocatif, à partir du 1er janvier 2008, du régime indemnitaire. En poussant le gouvernement à faire machine arrière les syndicats autonomes ont incontestablement conforté leur capital sympathie auprès des centaines de milliers de fonctionnaires de la Fonction publique. Ce qui n'est pas le cas, en revanche, de l'UGTA qui est nettement en perte de vitesse et risque, dans le proche avenir, de perdre encore d'autres acquis. Il en est ainsi, par exemple, du dossier des œuvres sociales. La centrale syndicale monopolise depuis toujours, à travers ce dossier, la gestion de milliards de dinars des fonctionnaires. Les syndicats autonomes, qui contestent la représentativité de l'UGTA, n'ont eu de cesse à dénoncer cette situation de monopole en affichant leur volonté d'être associé dans la gestion des œuvres sociales des travailleurs. Cette revendication semble, ainsi sur la voie d'être exaucée puisque Boubekar Benbouzid, le ministre de l'Education, reconnaît implicitement cette iniquité. D'où la mise sur pied d'une commission mixte chargée du dossier des œuvres sociales. Et tout indique que les syndicats autonomes vont finir par avoir gain de cause ; ce qui ne manquera pas de faire, sans doute, tache d'huile puisque d'autres secteurs vont s'engouffrer dans cette brèche. C'est dire combien les temps sont durs pour l'UGTA. Cette dernière, qui a signé le pacte économique et social avec le gouvernement, a alors changé de stratégie en abandonnant le terrain des actions fortes pour privilégier exclusivement le dialogue et la concertation en vue d'arracher des acquis pour les travailleurs. Une démarche qui est loin d'être payante comme l'atteste si bien les dernières grèves qui ont secoué le secteur de l'éducation nationale. A la veille de la tripartite, prévue ce week-end, l'UGTA est au pied du mur et est mise en demeure d'arracher de substantiels acquis pour espérer redorer son image.
En réussissant le pari de paralyser, durant deux semaines, le secteur de l'Education nationale, les syndicats autonomes ont non seulement prouvé leur représentativité mais ont aussi, par ricochet, mis au grand jour l'ampleur du recul de l'UGTA du terrain des luttes syndicales. Durant une quinzaine de jours de ce bras de fer entre ces syndicats et les pouvoirs publics, la centrale syndicale est restée tellement effacée que même la montée au créneau de la Fédération nationale des travailleurs de l'éducation (FNTE affiliée à l'UGTA) est passée inaperçue. La FNTE a, et alors que le débrayage battait son plein, «fait mine» de soutenir indirectement les grévistes en formulant une série de propositions à même d'améliorer le salaire des enseignants et leurs conditions de travail. Ce syndicat a, en effet, proposé l'instauration de 10 primes et l'amendement de 15 autres primes pour accroître, selon la FNTE, la prime d'expérience professionnelle. Mais les enseignants des trois paliers, qui ont irrémédiablement tourné le dos à cette fédération UGTA, n'ont accordé aucune importance à cette position tant cette dernière semblait nettement en deçà de leurs aspirations. Ce d'autant que cette manière de faire n'a rien rapporté aux enseignants qui, à travers les syndicats autonomes, ont compris que seule la grève est en mesure de pousser les pouvoirs publics à satisfaire leurs revendications. Et c'est ce qui fut effectivement. C'est ainsi que le Premier ministre a dû faire marche arrière en annulant, illico presto, sa décision de ne pas soumettre le régime indemnitaire à l'effet retrocatif. Ahmed Ouyahia a surpris tous les travailleurs de la Fonction publique lorsqu'il a pris cette décision et c'est ce qui a mis le feu aux poudres et attisé le mécontentement. Les syndicats invoquent le décret présidentiel qui est explicite s'agissant de l'effet rétrocatif, à partir du 1er janvier 2008, du régime indemnitaire. En poussant le gouvernement à faire machine arrière les syndicats autonomes ont incontestablement conforté leur capital sympathie auprès des centaines de milliers de fonctionnaires de la Fonction publique. Ce qui n'est pas le cas, en revanche, de l'UGTA qui est nettement en perte de vitesse et risque, dans le proche avenir, de perdre encore d'autres acquis. Il en est ainsi, par exemple, du dossier des œuvres sociales. La centrale syndicale monopolise depuis toujours, à travers ce dossier, la gestion de milliards de dinars des fonctionnaires. Les syndicats autonomes, qui contestent la représentativité de l'UGTA, n'ont eu de cesse à dénoncer cette situation de monopole en affichant leur volonté d'être associé dans la gestion des œuvres sociales des travailleurs. Cette revendication semble, ainsi sur la voie d'être exaucée puisque Boubekar Benbouzid, le ministre de l'Education, reconnaît implicitement cette iniquité. D'où la mise sur pied d'une commission mixte chargée du dossier des œuvres sociales. Et tout indique que les syndicats autonomes vont finir par avoir gain de cause ; ce qui ne manquera pas de faire, sans doute, tache d'huile puisque d'autres secteurs vont s'engouffrer dans cette brèche. C'est dire combien les temps sont durs pour l'UGTA. Cette dernière, qui a signé le pacte économique et social avec le gouvernement, a alors changé de stratégie en abandonnant le terrain des actions fortes pour privilégier exclusivement le dialogue et la concertation en vue d'arracher des acquis pour les travailleurs. Une démarche qui est loin d'être payante comme l'atteste si bien les dernières grèves qui ont secoué le secteur de l'éducation nationale. A la veille de la tripartite, prévue ce week-end, l'UGTA est au pied du mur et est mise en demeure d'arracher de substantiels acquis pour espérer redorer son image.

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