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Il faut empêcher, pacifiquement, tous les sbires de ce système mafieux
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 14 - 03 - 2014


Depuis son indépendance, l'Algérie n'a connu que deux vraies élections : les communales du 12 juin 1990 et les législatives du 26 décembre 1991. L'arrêt du deuxième tour de ces législatives avait signifié l'arrêt du processus démocratique. Des aventuriers en avaient ainsi décidé. Cette gestion dictatoriale a fait plus de 200 000 morts. Terrible. Ce qui se passe aujourd'hui en Algérie est triste. Ce pays peut faire cent fois mieux à tous les niveaux et pourtant, il va de régression en régression. Le premier responsable de ce terrible malaise que vivent les Algériens, à tous les niveaux, c'est d'abord le système politique en place qui date maintenant de plus de 51 ans. Le système politique en place n'a jamais été légitime ; l'armée des frontières a tué, durant l'été fratricide de 1962, plus de 1000 Algériens pour prendre le pouvoir. Mais aujourd'hui, la société elle-même est à l'image de ce système qui a réussi la prouesse de corrompre presque toute l'intelligentsia algérienne. Le peuple lui-même admet aujourd'hui cette corruption : les vraies valeurs se perdent de jour en jour en Algérie. Il y a donc un travail urgent à faire au niveau de la société par tous ceux qui peuvent être autonomes par rapport à ce régime autoritaire. Il y a également une urgence à ce que tous ce qui ne se retrouvent pas dans les pratiques malsaines de ce régime se réunissent autour au moins de trois idées : démocratie, liberté et justice sociale. Il y a lieu de faire taire les divergences des uns et des autres, le temps de voir ce régime partir. Et ce n'est pas une utopie. Pourquoi le régime algérien est-il toujours là ? Parce qu'il est fort vraiment ? Non, pas du tout. Le régime algérien est là uniquement parce que la grande majorité de la population qui déteste ce régime n'arrive pas à se réunir justement autour de deux ou trois idées centrales, c'est-à-dire l'essentiel, tout en se tolérant, tout en s'aimant les uns, les autres. Oui, nous autres Algériens, nous avons du mal à nous aimer les uns et les autres. Les luttes citoyennes sont parfois gagnées par le désespoir généré principalement par l'échec du formidable Mouvement citoyen de Kabylie des années 2001-2003. Durant cette révolte populaire, le pouvoir avait assassiné plus de 120 jeunes ; les assassins de ces jeunes ne sont pas encore passés en justice. Le printemps amazigh de 1980 avait porté, pour la première fois, la contestation dans la rue ; c'est un repère important de l'histoire de l'Algérie. L'ouverture générée par les tragiques événements d'octobre 1988 n'a pas porté ses fruits. Nous n'avions pas pu faire la différence entre l'essentiel et le superflu, pour paraphraser le grand poète René Char. Pour rappel, le Mouvement citoyen de Kabylie des années 2001-2003 n'a pas beaucoup été aidé par le reste de l'Algérie. Grâce à sa politique de diviser pour régner, le pouvoir algérien ne se gêne pas pour opposer une région du pays à une autre. Et pourtant, l'Algérie est un pays immense où il y a de la place pour tous les Algériens, sans aucune marginalisation. Chaque choix politique, religieux, philosophique ou linguistique doit avoir droit de cité. Il y a lieu d'avoir de l'imagination pour une autre gestion de l'Algérie ; il est peut-être temps de donner un vrai pouvoir aux régions. Il est également temps que les ego des uns et des autres s'estompent ; il ne s'agit pas de se montrer, il ne s'agit pas d'avoir raison ou d'avoir eu raison, il s'agit d'aller à l'essentiel : empêcher, pacifiquement, le DRS, l'actuel chef de l'Etat, tous les sbires de ce système mafieux, de continuer à imposer leurs choix désastreux. Il est juste temps de donner véritablement la parole au peuple.

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