Il y a une semaine, trois membres de l'instance présidentielle (IP) du FFS ont annoncé leur démission, appelant à l'élection d'une nouvelle instance qui doit passer par la convocation d'un congrès extraordinaire. Ali Laskri, coordinateur de l'IP, refuse de céder et crie au complot. Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Dans une lettre adressée, hier, aux militants du parti, Ali Laskri a accusé le pouvoir qui veut, selon lui, « mener un coup de force » au sein du parti dans l'objectif de le neutraliser et de casser le Pacte de l'alternative démocratique (PAD). « Depuis l'enclenchement de la révolution populaire et pacifique, notre parti s'est distingué par une présence à travers ses militants et ses dirigeants dans les quatre coins du pays et dans la diaspora, aux côtés des milliers de manifestants qui ne cessent de revendiquer une Algérie libre et démocratique, et à travers les propositions de sortie de crise aussi bien au nom du FFS que dans le cadre du Pacte de l'alternative démocratique (PAD) », souligne Ali Laskri avant de « démasquer » le plan qui vise à casser le parti et le PAD à travers la démission des trois membres de l'instance présidentielle dans la perspective de tenir un congrès extraordinaire. Selon lui, le pouvoir a tout fait pour neutraliser le parti à travers « un processus machiavélique marqué par le refus d'octroyer des autorisations de réunions, la répression des militants du parti, les multiples attaques contre le siège national pour neutraliser le FFS, instrument de l'alternative démocratique, et par l'instrumentalisation de missionnaires, mercenaires et contre-révolutionnaires par des moyens de propagande, en véhiculant des mensonges et dénigrement des dirigeants du parti ». Laskri ajoute que face à la résistance des militants, résolus plus que jamais à faire avancer le projet du FFS et son idéal démocratique, le pouvoir semble aller dans une démarche visant à mener un coup de force. Ce coup de force passe, a-t-il expliqué, par la démission non actée de trois membres de l'instance présidentielle démontrant une nouvelle forme de mise du FFS entre le bon vouloir de l'administration et la convocation de la CPCN (commission de préparation du congrès national) d'une manière anti-statutaire. « La proposition de convoquer la CPCN réduite à 18 au lieu de 27 membres avec la présence de parlementaires exclus du parti depuis une année, en évitant la convocation d'une réunion de la direction nationale pour évaluer la mission de la commission, démontre la fuite en avant et le coup de force anti-statutaire », a-t-il accusé. Catégorique, il affirme que la finalité de la tenue d'un congrès extraordinaire « n'est que de faire perdre du temps et neutraliser le parti en vue de la mise à mort du PAD et, par ricochet, la révolution populaire et pacifique ». De ce fait, Ali Laskri appelle les militants de son parti à continuer la préparation d'un congrès ordinaire qui a été convoqué pour le mois de juillet 2019 « conformément aux statuts et textes du parti, la préparation étant toujours en cours », précisant que les membres de la CPCN ont été élus par la base militante et le conseil national. K. A.