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L'�IL EN COIN
Quand la mort devient banale
Publié dans Le Soir d'Algérie le 14 - 04 - 2011


Par Mourad N.
Pendant que les compteurs macabres ne cessent de tourner au grand jour, entre C�te d�Ivoire, Y�men, Syrie, Libye et autres pays o� la mort se banalise, c�est le retour des �Petits meurtres d�Agatha Christie� sur F2, depuis vendredi dernier. Une occasion pour nous de revisiter cette s�rie de t�l�films que nous d�couvrions � l��poque de l�ex- RTA et de l�antenne-rateau avec Hercule Poirot ou Miss Marple.
Cette fois-ci, adaptation fran�aise oblige, les histoires de la romanci�re anglaise n�ont pas un seul d�tective (Marple ou Poirot) pour �lucider crimes et intrigues scabreuses, mais un duo, le commissaire Larosi�re et son Lampion d�inspecteur. Ce duo tient bien la route apparemment depuis quatre ans et comme dans les romans, les t�l�films se terminent par la grande sc�ne de r�solution o� tous les protagonistes de l'affaire sont r�unis pour �couter la v�rit� des enqu�teurs, le secret des alc�ves et le mobile du crime qui classe ladite affaire dans la glace intemporelle des passions amoureuses. Une glace intemporelle qui survit trente-cinq ans apr�s la disparition d�Agatha Christie gr�ce bien s�r � ses romans, mais gr�ce aussi � la t�l� qui, avec Miss Marple, la bien nomm�e Anglaise habitant le village imaginaire de St Mary Mead, et Hercule Poirot, le Belge qui eut droit � une n�cro dans le New York Times � sa mort virtuelle dans Hercule Poirot quitte la sc�ne, joue donc aux prolongations avec l'adaptation fran�aise et le duo form� par le commissaire Larosi�re (jou� par Antoine Dul�ry) et l�inspecteur Lampion jou� par Marius Colucci, le fils d�un certain Coluche... Demain sur F2, ce duo remet donc le couvert et devra �lucider la mort d�un homme qui �tait cher � Larosi�re. �Le flux et le reflux� pour un tour de piste � la fran�aise, emprunt� � la grande Agatha Christie, �a n�est pas pour d�plaire aux nombreux d��us qui crurent en la bande-annonce d�un autre t�l�film, celui diffus� mardi soir sur F3, Mort d�un pr�sident.
Plat et sans relief
La bande-annonce, all�chante comme � l�accoutum�e et par d�finition, parlait d�une mort, celle du pr�sident Pompidou. Incorrigibles �fouineurs�, l�on s�attendait donc � quelques r�v�lations post-mortem, � quelques non-dits sur la disparition de Georges Pompidou qui avait, rappelons-le, aval� son bulletin de naissance un 2 avril 1974... R�sultat des courses, l�on se sera farci un t�l�film plat et sans relief avec une fin de vie normale, celle d�un homme atteint de leuc�mie et donc inscrit � l�article de la mort malgr� son statut de pr�sident. Qu�il ait souffert en secret, qu�il ait eu le visage boursoufl� (les longues heures de maquillage sur Jean-Fran�ois Balmer, l�acteur, c�est fait pour �a...) et qu�il ait �t� confront� � une maladie meurable, rel�ve d'une �vidence qui ne m�ritait pas, � notre sens, d�occuper la fr�quence-t�l� pendant plus d'une heure et demie. Par contre, plus int�ressant aura �t� le magazine qui suivait, le �Ce soir ou jamais� de l�inusable Fr�d�ric Tadde�. Remise dans son contexte, c�est-�-dire entre � la fin des Trente glorieuses et le d�but des ann�es de crise (ah! ce p�trole alg�rien qui leur filait entre les doigts malgr� leur �on n�a pas de p�trole, mais on a des id�es�!), cette mort constituera le bon d�cryptage, le bon d�bat et le bon regard � porter sur une soci�t� qui ne cesse de r�ler depuis � la... pompe des stations- service ! Avec quelques mois, quelques ann�es de sursis, Pompidou aurait-il vite fait d�enfiler un costume de chef de guerre (comme le fait Sarkozy en Libye et en C�te-d�Ivoire, notamment) contre notre Boumedi�ne nationalisant les hydrocarbures ? Myst�re et boule de gomme mais on aurait aim� voir �a, m�me en t�l�film de fiction plus au moins piment� � la glace intemporelle des passions amoureuses d'Agatha Christie ou � celle �ternelle des pressions politiques. Caboss� par des v�rit�s promises entre r�ve et illusion, le scotch� en a marre des platitudes et des avanc�es � t�tons dans le brouillard des incertitudes...
Une n�cro avant l�heure
Et en �voquant les incertitudes, comment taire celle qui aura plan� sur la cha�ne enturban�e, la seoudienne MBC, � propos de notre ami journaliste Hassen Zitouni disparu la semaine derni�re en Libye. Sa disparition comme toute disparition (pas forc�ment suivie de mort) avait suscit� inqui�tudes et �moi aupr�s de ses amis, confr�res ou pas, ainsi qu�au sein de sa famille en Alg�rie. Et que fait la MBC au moment de tout ce charivari d�angoisses et de folles rumeurs ? Elle diffuse un reportage sur le bien nomm� Hassen et ass�ne insidieusement une n�cro dans le subconscient de milliers de scotch�s. Sinc�rement, il �tai dit que nous nous attendions au pire apr�s ce reportage plus qu�inconscient... Heureusement que depuis, notre ami Zitouni s�est av�r� plus vivant que mort et que le summum de l'imb�cillit� de la cha�ne qui l�emploie est loin d��tre d�pass� par une ENTV qui s�est bien gard�e de piper mot sur cette disparation encore entour�e de zones d�ombre et comme d�habitude de non-dits. L�expression d�un soutien, somme toute, naturel pour un enfant du pays, qu�on le veuille ou pas, aurait pu inciter les autorit�s libyennes � d�clencher des recherches �zenga zenga� (dixit Kadhafi) et le journaliste alg�rien aurait eu chaud eu c�ur n�en d�plaise � MBC qui le voyait passer l�arme � gauche et lui servir ainsi d�alibi � plus de notori�t�, ENTV et MBC se sont donc donn� le mot pour passer � c�t� de la plaque...
Heureusement le S�bastien...
Heureusement que dans toute cette morosit� ambiante � la t�l� (ah ! ces Ivoiriens qui n'ont pas tous le destin d�un Drogba footballeur !...), il est un Patrick S�bastien qui rit de tout de peur d�en pleurer... Voil� pr�s de quarante ans que l�homme de t�l� amuse la galerie. D�imitations en chansons de f�te, de gags grivois en cabarets du monde, il fait un pied de nez � tous les cimeti�res, � toutes les fosses communes du monde entier ! Apr�s avoir r�chapp� d�un cancer, il vit en pleine lumi�re pour mieux envoyer pa�tre le spectre de la mort, banalis�e ou pas. Sa g�n�rosit� et sa notori�t� l�avaient pouss� � cr�er un mouvement l�an dernier. Ce mouvement intitul� le Dard (Droit au respect et � la dignit�) n�aura tenu que trois mois car le m�pris et les violences verbales de la caste politique, ch�re � Sarkozy, l�en avait �c�ur�. Depuis, il a pris le parti d�en rire et pour vous en convaincre rendez-vous samedi pour �Le plus grand cabaret du monde� sur F2. Il fera face, en terme d�audience, aux inepties d�un Arthur sur TF1 et �Les enfants de la t�l� et comme toujours il damera s�rement le pion aux vieux clich�s de la mort. Rien que pour �a, on est preneur...


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