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ABDERRAHMANE A�DOUD EXPOSE � LA GALERIE ART 4 YOU
La grande aventure de la gravure
Publié dans Le Soir d'Algérie le 07 - 06 - 2011

Artiste plasticien majeur, plut�t iconoclaste, Abderrahmane A�doud explore depuis toujours de nouveaux champs d�expression esth�tique. Parmi les plus difficiles � d�fricher, l�art de la gravure, une technique qu�il ma�trise parfaitement et qui le distingue de ses pairs.
Un �v�nement rare (� ne pas rater donc), sa derni�re exposition de gravures. La galerie Art 4 You � Alger abrite 36 de ses �uvres jusqu�au 15 juin. Le tout est intitul� �Ombrages� parce que, tout simplement, ces gravures sont en noir et blanc. Elles ont d�j� �t� expos�es par le pass�, ce qui signifie que le visiteur n�est pas en face d�une nouvelle collection � d�couvrir. Abderrahmane A�doud nous explique sa d�marche : �Ce sont l� des �uvres r�alis�es ces derni�res ann�es pour la plupart et ayant fait partie de pr�c�dentes collections d�ordre p�dagogique, voire didactique. L�objectif est d�inciter le public � mieux conna�tre la gravure, � la d�couvrir pour d�autres. Il y a aussi l�aspect commercial, car il faut bien vendre ses tableaux. En Alg�rie, la gravure ne se vend pas beaucoup parce que trop souvent m�connue. Ce sont g�n�ralement des amateurs parmi les anciennes g�n�rations qui s�y int�ressent. Des gens cultiv�s, qui ont voyag�...� Mais pourquoi avoir privil�gi� cette esth�tique du noir et blanc ? L�artiste a un l�ger sourire : � J�ai fait le tirage en noir et blanc pour une raison bien simple : je n�ai pas de couleurs. Le mat�riel co�te en effet tr�s cher, mais surtout non disponible sur le march�. Malgr� cela, j�ai pu imprimer quelques-unes de ces gravures en couleur, car je projette une prochaine exposition en 2012. Cette fois, ce sera enti�rement de la couleur. � D�s lors, on comprend mieux pourquoi la gravure est si peu connue, comme rest�e en marge et boud�e par les artistes peintres. �Actuellement, poursuit A�doud, ils ne sont pas nombreux � pratiquer cette technique. Cela est d� principalement aux nombreux obstacles de toutes sortes. Car il faut des ateliers, des �quipes form�es et du mat�riel pour pratiquer le m�tier de graveur. Ce n�est pas le cas chez nous. En Europe, la gravure a commenc� � se d�velopper avec l�invention de l�imprimerie. Au fil des si�cles, elle est devenue un m�tier que l�on continue � pratiquer aujourd�hui avec bonheur. En Alg�rie, de tels ateliers n�existent pas, � l�exception d�Ali Khodja et Khadda qui avaient des presses dans leur atelier. L�unique presse qui nous permet d�imprimer nos gravures est celle de l�ESBA (Ecole sup�rieure des beaux-arts d�Alger) et elle date de la p�riode coloniale. Par l�absence d�un �quipement moderne et le manque terrible de mat�riel, on nous impose le bricolage dans cet atelier.� Pour rappel, Abderrahmane A�doud est professeur � l�ESBA. Il y enseigne la gravure avec son coll�gue Yahia Abdelmalek. Mais dans des conditions contre lesquelles il s�insurge : �La gravure est un module important qui fait partie du cursus. Sauf que ce cours ne b�n�ficie pas des outils et des mat�riaux qu�il faut, non plus des conditions de travail. Le clou ne peut jamais remplacer la pointe s�che, et pourtant moi-m�me j�utilise le clou. Pour le tirage, on fait usage du papier aquarelle ou le papier � dessin, alors que l�encre s�adapte mieux au papier archgravure. Le cuivre brut non plus ne donne pas la vraie gravure... La transmission des connaissances s�effectue donc de fa�on erron�e et le dipl�me en est tronqu� forc�ment. Il s�agit bien l� d�une escroquerie, un enseignement acad�mique digne de ce nom ne devant jamais �tre conjugu� au bricolage. Malgr� tout, je continue d�enseigner ce module tr�s enrichissant et �panouissant. Et dire que sous d�autres cieux, la gravure fait partie du quotidien, au m�me titre que la peinture ou la photo.� On le voit bien, l'artiste est un passionn�. Quoique travaillant dans des conditions d�plorables, il est rest� fid�le � son amour pour la gravure. �Tout comme la peinture et le dessin, nous dit-il, c�est un mode d'expression qui me permet de me lib�rer et de r�gler peut-�tre d�autres probl�mes esth�tiques que je n�ai pas r�solus avec les deux premiers. En tout cas, ce travail-l� n�cessite �norm�ment de concentration et de rigueur. Le processus est long en raison des diff�rentes op�rations successives pour aboutir � l�impression finale. � Le r�sultat, ce sont par exemple les 36 �uvres expos�es, dont le tirage s�est fait en cinq exemplaires. Ici, le graveur a utilis� ce qu�on appelle la taille douce (en r�f�rence aux morsures de l�acide). Un proc�d� qui englobe trois techniques principales et souvent m�lang�es dans une seule matrice : la pointe s�che, l�eau forte et l�aquateinte. Cela permet de modeler les formes, multiplier le graphisme, cr�er des effets d'ombre et de lumi�re� Par exemple dans les gravures intitul�es T�moignage (aquateinte), Empreinte maternelle (eau forte et aquateinte), Souvenir du Sud (pointe s�che, aquateinte et eau forte)� Des titres qui, par ailleurs, renvoient � une libre th�matique et qui peut englober aussi bien le voyage dans l'absolu, le patrimoine ancestral, les r�ves ou les cauchemars� Quant � l�a fameuse croix qui revient de mani�re r�currente dans ces tableaux, A�doud souligne que �ce symbole existe partout en Alg�rie, en Afrique, il a une dimension culturelle tr�s riche, tr�s esth�tique�. Assur�ment, cette expo m�rite que le public fasse un crochet par Art 4 You. C�est aussi la meilleure opportunit� de confirmer ce que certains savent d�j� : la richesse technique de la gravure lui conf�re une richesse graphique incomparable, qu�on ne peut trouver ailleurs. L�occasion aussi de rencontrer Abderrahmane A�doud, un homme sage et humble. L�artiste tr�s cr�atif, mains d�artisan, vous dira qu�il r�ve toujours d�ateliers. La rel�ve existe, demain il y aura des gravures� Et comme il a horreur du vide, il nous donne rendez-vous pour une prochaine exposition de peinture en novembre prochain au Mus�e national des beaux-arts. �En 2012, je compte aussi r�unir des travaux de mes �tudiants, environ 200 gravures, pour une exposition. Ce sera la deuxi�me exp�rience du genre apr�s celle de l�ann�e 1988�, promet-il.

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