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AMMAR DAOUDI, DG DE LA CAISSE DE GARANTIE DES CR�DITS D�INVESTISSEMENT/PME, AU SOIR D�ALG�RIE :
�Nous pouvons garantir les projets � hauteur de 240 milliards de dinars�
Publié dans Le Soir d'Algérie le 05 - 01 - 2013


Entretien r�alis� par Fatma Haouari
Le directeur g�n�ral de la Caisse de garantie des cr�dits d�investissement/ PME (CGCI), Ammar Daoudi, nous fait part dans cet entretien de la mission d�volue � l�organisme qu�il dirige et du r�le qu�il jouera au regard des nouvelles dispositions �conomiques d�cid�es par le gouvernement Sellal en direction de la cr�ation d�entreprises. Il estime que les banques doivent jouer le jeu et int�grer de fa�on syst�matique la garantie financi�re dans l�op�ration de l�octroi de cr�dits d�investissement pour aller vers une plus forte croissance �conomique.
Le Soir d�Alg�rie : Quelle est la mission de la Caisse que vous dirigez et quel est son apport sur la place financi�re ?
Ammar Daoudi : La Caisse de garantie des cr�dits d�investissement/PME est une institution financi�re cr��e en 2004 par d�cret pr�sidentiel pour assurer la couverture des risques de non-remboursement des cr�dits d�investissement qui sont accord�s par l�Etat � l�occasion du financement des projets d�investissement, de cr�ation ou de d�veloppement des PME qui sont en phase de renouvellement de mat�riel, d�extension ou de modernisation de leur outil de production. La mise en place d�une telle structure a permis l�am�lioration du climat d�investissements des PME dans la mesure o� elle a constitu� une r�ponse � la probl�matique des garanties. Il ne faut pas jeter � chaque fois la pierre aux banques. Le cr�dit a ses limites et une banque ne peut pas faire du cr�dit sans limites. Elle peut � un moment donn� exiger des garanties suppl�mentaires, mais avec ces garanties, il peut se produire des situations o� apparaissent des barri�res qui l�emp�chent d�aller plus loin � cause des ratios prudentiels. Les pouvoirs publics ont compris les pr�occupations des banques et � partir de l�, on a pens� � un organisme de garantie comme cela est d�usage chez nos voisins et de l�autre c�t� de la M�diterran�e. La caisse a �t� cr��e avec les fonds de l�Etat en faisant participer � la constitution du capital, le Tr�sor public et le reste est r�parti entre les six banques publiques � hauteur de 40%. Il y a �galement la possibilit� d�ouverture du capital aux banques �trang�res.
Vous dites que les banques �trang�res ont la possibilit� de souscrire au capital de la Caisse. Avez-vous eu des demandes dans ce sens ?
Non, pas encore. Mais nous avons sign� des conventions avec certaines banques telles que BNP Paribas, Fransabank et Soci�t� G�n�rale. La garantie est donn�e sous les conditions contenues dans les paraphes. Nous avons mis �galement sur le march� un nouveau produit qui est le leasing (cr�dit-bail). Nous avons sign� �galement avec deux soci�t�s de leasing cr��es r�cemment par les banques publiques dans le cadre d�un partenariat, � savoir Sofinance et la Soci�t� nationale de leasing (filiale de la BDL et la BNA), et nous sommes sur le point de signer avec El Djaza�r Idjar qui est une filiale du CPA et de la BADR.
Quels sont les projets concern�s par la garantie ?
La garantie de la Caisse couvre tous les cr�dits d�investissement des PME qui activent dans le secteur productif, de biens et de services � l�exception des activit�s commerciales comme la revente en l��tat. A titre d�exemple, la Caisse, gr�ce � l�article 36 de la loi compl�mentaire 2011, a �t� habilit�e � g�rer pour le compte de l�Etat des fonds de garantie d�di�s au financement et au soutien de certains secteurs d�activit�. Cette ann�e nous avons commenc� � g�rer, selon un cahier des charges, le fonds de garantie agricole d�un montant de 20 milliards de dinars, lib�rable par tranche annuelle de 5 milliards, qui couvre tous les cr�dits d�investissement accord�s par la BADR aux exploitations agricoles.
Un dispositif d�all�gement des proc�dures bancaires pour l�obtention de cr�dits d�investissement, notamment pour les PME, vient d��tre mis en place. La Caisse sera-t-elle par cons�quent appel�e � jouer un r�le plus soutenu ?
La garantie financi�re est l� pour permettre aux banques de s�curiser le risque car elle couvre jusqu�� 80% du risque bancaire, et c�est un taux de couverture tr�s int�ressant pour un banquier quand il s�agit de cr�ation d�une nouvelle PME dont on veut assurer le financement des �quipements et �galement quand il s�agit de PME qui activent d�j� et qui ont besoin de cr�dits. Nous avons r�ussi par le biais de la loi de finances � faire attribuer la garantie financi�re � celle de l�Etat. Ce qui revient � dire que la banque a l�aptitude d��largir ses capacit�s d�engagement et d�accorder plus de cr�dits. Une esp�ce de d�plafonnement quand la banque atteint une certaine limite de ses ratios de division de risques. Ainsi, la banque, � concurrence du montant du cr�dit neutralis�, permet � d�autres entreprises de b�n�ficier de financements. Par cons�quent, l�effet d��viction est comprim� au maximum, et c�est cela l�avantage pour les banques d�avoir une garantie de cette importance. L�objectif des pouvoirs publics est d�accorder davantage de cr�dits et de soutenir plus de projets de PME surtout. Les banques ont de ce fait une quatri�me b�quille qui leur permet de s�engager dans le financement de projets qui pr�sentent une certaine pertinence �conomique. On voit � travers le monde que la PME est le creuset de l�activit� �conomique, elle permet la cr�ation d�emploi et de richesse. D�une mani�re g�n�rale, la PME alg�rienne reste toujours caract�ris�e par sa difficult� � avoir acc�s au cr�dit bancaire. En effet, l�acc�s au financement �tant �troitement corr�l� � l��tendue des s�ret�s r�elles classiques, la garantie financi�re CGTI devrait �tre largement utilis�e par les banques alg�riennes et en particulier les banques actionnaires. Elle permet pr�cis�ment � l��tablissement de cr�dits, de renforcer qualitativement le niveau des s�ret�s habituellement exig�es en accompagnement des cr�dits d�investissement accord�s aux PME. Elle est une garantie r�elle et s�re dans la mesure o� elle est d�sormais assimil�e � la garantie de l�Etat et permet ainsi � la banque en cas de sinistre de r�cup�rer, � la premi�re demande, la cr�ance impay�e � concurrence de la quote-part garantie. Sur un autre plan, elle assure une bonne s�curisation du banquier, ce qui va le pr�disposer � financer davantage de PME. En outre, elle influe positivement sur le r�sultat net de la banque par la diminution des cr�dits octroy�s. Elle permet �galement � la banque de traiter plus rapidement les dossiers d�insolvabilit� en mettant en jeu la garantie financi�re, juste apr�s la phase de pr�contentieux. Enfin, la garantie financi�re de la CGTI dont le dispositif a subi des r�ajustements importants offre aux banques alg�riennes un net avantage en termes de co�t, le taux de prime est fix� � seulement 0,50% de l�encours du cr�dit garanti, le taux de couverture du risque est arr�t� � 80% pour les PME en cr�ation et de 60% pour les PME en d�veloppement. Quant � l�indemnisation, elle intervient dans un d�lai de 30 jours apr�s la d�claration du sinistre par l��tablissement de cr�dit. Autant d�avantages qui sont de nature � favoriser une plus forte croissance qui d�pend bien entendu de la rapidit� avec laquelle les banques publiques int�greront la garantie financi�re dans leur pratique de financement de l�investissement.
Combien de projets avez-vous indemnis� ?
Entre 2010 et 2011, nous avons eu � traiter une quinzaine de sinistres mais il n�y en a pas eu en 2012. Il faut savoir que nous travaillons par g�n�ration. Les cr�dits sont r�cents, c�est pour cette raison que le sinistre est pratiquement nul apr�s ces cinq ann�es d�activit�s. Il y a eu des alertes, certains dossiers ont �t� repris car la proc�dure du dispositif permet � la banque de ren�gocier les dossiers qui ont du r�pondant et qui peuvent rebondir donc, nul besoin de l�envoyer � la caisse. Il y a des d�lais qui sont accord�s et qui peuvent aller jusqu�� 24 mois pour ne pas tuer le projet. Sur un autre plan, les dossiers qui nous sont pr�sent�s sont g�n�ralement de bons dossiers. En outre, nous avons trait� 1 500 dossiers et nous avons garanti 1 000 projets d�investissement depuis le d�but de notre activit� jusqu�� 2012 pour un montant de 24 milliards de dinars. Les 500 projets qui ont �t� �cart�s, l�ont �t� parce qu�ils ne r�pondent pas aux crit�res d��ligibilit� que les banques nous ont pr�sent�s. Je vous ai cit� le cas des entreprises commerciales. Nous n�encourageons pas ce genre d�activit�. Il y a �galement le probl�me de la taille de l�entreprise. La PME est d�finie par la loi de d�cembre 2001 qui donne les crit�res de la PME qui sont de 1 � 250 employ�s, le total bilan ne doit pas d�passer les 500 millions de dinars et le chiffre d�affaires ne doit pas d�passer les 2 milliards de dinars.
Est-ce que les projets Ansej, Cnac et Angem sont pris en charge par la CGCI ?
Merci de poser cette question car ces projets ne sont pas concern�s pour la simple raison que les dispositifs et les avantages ne sont pas cumulables. Maintenant, quand les entreprises (TPE) cr��es dans le cadre de ces dispositifs grandissent et ne rel�vent plus de ces structures, elles sont alors admises � la garantie de la Caisse. Nous avons eu quelques cas d�entreprises qui ont tr�s bien r�ussi et se sont d�velopp�es de fa�on fulgurante.
Quelle est la capacit� financi�re de la CGCI ?
Pour ce qui est de la capacit� financi�re de la Caisse, je dirais que nous pouvons couvrir jusqu�� 12 fois nos fonds propres comme nous l�autorisent les statuts. Nous pouvons garantir les investissements � hauteur de 240 milliards de dinars. Mais je dois vous dire que dans d�autres pays comme chez nos voisins maghr�bins ou m�me en Europe, les caisses comme la n�tre g�rent les fonds de garantie d�di�s par les pouvoirs publics au soutien et au financement des entreprises et la garantie est obligatoire. Nous devrons en faire de m�me chez nous. Les banques devront int�grer la garantie dans leur proc�dure d�octroi de cr�dits, d�autant plus que nous avons simplifi� les souscriptions � la Caisse. Au d�part, on exigeait une vingtaine de pi�ces mais on s�est dit qu�il est impossible de g�rer toute cette paperasse et nous nous sommes limit�s � quatre documents. Uniquement les fondamentaux. Nous nous sommes int�ress�s aux statistiques et au financement global des PME et nous avons constat� que le taux de p�n�tration de la CGCI reste encore faible par rapport au volume des cr�dits d�investissement qui sont accord�s aux PME par les banques. En 2010, il �tait � 2,65% en 2011 et en 2012, il est pass� � plus de 4%. L�objectif pour nous � moyen terme est de porter le taux au moins de 10 � 15% du volume des cr�dits d�investissement. La Caisse est r�cente et son produit commence petit � petit � int�resser les banques. Nous n�avons pas la pr�tention de garantir tous les cr�dits car la Caisse n�a pas tous les moyens financiers pour pouvoir faire face � tous les investissements.


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