La capacité d'hébergement a enregistré une «très légère» hausse, selon le secrétaire d'Etat au tourisme. Une augmentation qu'il a toutefois qualifiée d'«insuffisante». Intervenant hier sur les ondes de la radio Chaîne III, Mohamed-Amine Hadj Saïd a indiqué que les 376 plages ouvertes à la baignade cette année, à travers 14 wilayas, connaîtront plus de 70 millions d'estivants. A cet effet, il rappelle que l'Etat a débloqué 13,5 milliards de dinars pour l'aménagement et l'équipement des plages. «Plus de 500 millions de dinars ont été destinés au nettoiement des plages», a-t-il dit. S'agissant de la capacité totale d'hébergement, il affirme qu'elle a atteint cette année, 142 000 lits toutes catégories confondues. «Nous avons 52 000 lits hôteliers et 90 000 autres qui font partie des autres structures d'hébergement (centres de vacances et de loisirs, campings, auberges de jeunes)», a-t-il précisé. Une augmentation de 6 000 lits par rapport à la saison précédente, que l'invité de l'émission a qualifié de «très légère» et d'«insuffisante». Cependant, il estime que même si cette hausse demeure timide, «cela est le fruit des quelques investissements dans les sites balnéaires», dit-il encore. D'ailleurs, poursuit-il, «12 000 lits seront réceptionnés avant la fin de l'année. Un nombre qui renforcera la capacité d'hébergement de la saison prochaine». Evoquant le séjour chez l'habitant dans les stations balnéaires, le secrétaire d'Etat au tourisme assure que les estivants algériens préfèrent de loin cette formule aux établissements hôteliers. Cette forme d'hébergement «fort importante» permet, selon lui, de régler un tant soit peu le déficit de l'hébergement d'une part et d'assurer les échanges entre les Algériens des différentes régions d'autre part. Il a, en outre, reconnu que les structures d'hébergement existantes ne sont pas adaptées et ne répondent pas à la demande réelle des familles algériennes. «Les hôtels de la bande littorale, construits pour la plupart durant les années 1960, s'adressaient à une clientèle internationale», souligne-t-il. S'agissant des agences de voyages, Hadj Saïd a révélé que son département prévoit de revisiter la loi qui les gère. «Nous œuvrons pour l'intégration de clauses et avantages fiscaux très importants en faveur des agences de voyages qui favorisent le tourisme domestique et au réceptif», explique-t-il. Quant à la formation, il a rappelé l'ouverture de l'Ecole de tourisme de Aïn-Bénian (Alger) en janvier prochain. «Elle dispose de 880 places pédagogiques dans les métiers d'hôtellerie et sera gérée par l'école hôtelière de Lausanne pendant huit années afin de permettre le transfert de savoir-faire aux Algériens», précise-t-il.