Une première à l'échelle nationale s'est déroulée ce jeudi à Oran avec la présentation de la première unité mobile de dépistage du Sida. Cette unité a été l'œuvre de l'association de protection contre le Sida (APCS) qui pour mener à bien ce projet, a reçu un appui de l'APW, un don de la mairie de Paris qui a fourni gracieusement le véhicule. Forte de ses partenariats avec différentes associations maghrébines et avec AIDES France, l'APCS poursuit son travail de sensibilisation autour de la question du VIH Sida et notamment sur le plan du dépistage, en ciblant plus particulièrement les groupes vulnérables, ou encore les populations à risques. C'est parce que, désormais, il y a six nouveaux cas par semaine de VIH Sida qu'à l'APCS, on se fixe comme objectif avec cette unité mobile, d'aller au plus près de la population, des jeunes, des homosexuels, des travailleuses du sexe. Le centre existant déjà du dépistage gratuit et anonyme montre que la concentration des cas est présente surtout dans les populations à risques, en plus de savoir que l'épidémie et la contamination est locale. L'APCS à cette occasion évoquera les actions de sensibilisations en milieu universitaire et dans les populations vulnérables et les usagers des drogues avec cette nécessité d'informer les personnes, pour qu'elles puissent prendre connaissance très tôt de leur statut de personnes porteuses ou non du VIH. Un autre travail discret et tout aussi important a été fait en direction de groupes d'imams qui, sensibilisés, ont compris l'importance et l'enjeu d'informer et de parler du Sida. Une quinzaine d'imams d'Oran ont ainsi participé à une rencontre où il a été question de Sida, de relations sexuelles, d'homosexualité et de travailleuses du sexe. Un premier pas important pour lever les tabous et mettre fin à la spirale des contaminations dans notre pays. Fayçal Moulay Mostaganem Quelles solutions pour les cancéreux Pour les rendez-vous en radiothérapie, les cancéreux sont abandonnés à leur sort car il relève de l'impossible de trouver un rendez-vous à l'EHS d'Oran dans un délai court ou à moyen terme. Suivi par le centre d'oncologie de Mazagran à Mostaganem, qui démontre son efficacité dans le bon suivi et le bien-être des malades, le cas de K. Mohamed est édifiant, un enseignant de 56 ans qui découvre qu'il est atteint d'un cancer du bas rectum. Alors, commence pour lui le parcours du combattant pour réaliser des examens médicaux (biopsie-scanner- analyses de sang-radiographie et ECG) puis les chirurgiens lui annoncent qu'ils ne peuvent l'opérer qu'après une cure de radiothérapie et de chimiothérapie. Le centre d'oncologie de la wilaya l'oriente vers l'EHS d'Oran sur la route nationale allant vers Aïn Temouchent pour effectuer la radiothérapie. Arrivé sur place et en notre présence, ce patient est conduit vers un bureau occupé par 2 secrétaires qui s'occupent des inscriptions des nouveaux malades pour les séances de radiothérapie et de chimiothérapie et du suivi des rendez-vous de tous les malades. Il est inscrit au n°1137 alors que le dernier malade qui a bénéficié de la radiothérapie porte le n°499. Ce qui fait que ce patient devrait attendre des mois pour bénéficier d'une séance de radiothérapie «et si l'un des appareils tombe en panne. Cela entraînera un chamboulement dans le programme des rendez-vous des malades, nous dira l'une des secrétaires». Cette prestation médicale est impérative pour l'intervention chirurgicale. Ce malade commence à perdre espoir car sa vie sera en danger s'il n'obtient pas le plus tôt possible le fameux sésame. Cette situation est souvent mal acceptée par les patients dont la majorité vient de loin et qui apprennent en fin de compte que le rendez-vous est reporté. Ceci est dramatique quand on sait que ce centre accueille tous les malades de l'Ouest y compris ceux du sud-ouest du pays. Les moyens de prise en charge par la radiothérapie font largement défaut et 30% des patients arrivent à un stade avancé dans les structures de santé, nous dira un pneumologue. Ce centre enregistre 20 à 30 nouveaux cas quotidiennement pour un rendez-vous. Pourtant à Mostaganem, il y a deux années, une promesse a été bien faite par l'ex-ministre de la Santé qui a promis un centre de radiothérapie à l'hôpital Ernesto Che Guevara, il aurait même proposé devant nous l'endroit pour ériger le bunker mais ce n'était qu'illusion. Un appel est lancé donc aux pouvoirs publics afin de trouver une solution à cette situation insoutenable. A. B. RELIZANE Une tentative de kidnapping déjouée à Zemmoura Les habitants de la région de Zemmoura, une commune située à une trentaine de kilomètres au sud du chef-lieu de Relizane, ont été soulagés après qu'une tentative de kidnapping d'une jeune fille a été déjouée. Nous avons appris auprès du chargé de la cellule de communication de la Sûreté de wilaya, que les éléments de la police judiciaire ont parvenus à déjouer une tentative de kidnapping d'une mineure âgée d'à peine 15 ans, suite à des informations. C'est suite aux investigations entamées par les éléments des services de sécurité de Zemmoura, que deux individus ont été arrêtés et la fille est rentrée chez elle saine et sauve. Le magistrat instructeur a mis l'auteur principal de ce rapt derrière les barreaux tandis que son acolyte a bénéficié d'une citation directe. A. Rahmane Chlef Distribution de vêtements d'hiver Louable initiative que celle prise par le personnel et les parents d'élèves de l'école primaire du 5-Juillet située à la CIA. Au cours d'une cérémonie qui a réuni élèves, journalistes, parents d'élèves, des paquets ont été remis aux nécessiteux, contenant des vêtements d'hiver et des chaussures de sport de très bonne qualité dont le prix avoisine les 4 000 DA la paire. Le directeur de l'établissement, M. Amrane Kamel, a remercié tous ceux qui ont contribué à cet élan de solidarité permettant à ces enfants de se vêtir chaudement pour affronter les rigueurs de l'hiver qui sévit chaque année dans cette région. Cette distribution intervient à la fin du premier trimestre, juste à la veille des vacances d'hiver. Medjdoub Ali Le Cheliff dans les kiosques C'est un hebdomadaire régional de proximité qui traite essentiellement des préoccupations quotidiennes des citoyens de la région de Chlef et des réalisations économiques à même de participer au développement de la wilaya et à la résorption du chômage. Cette louable initiative est l'œuvre de deux journalistes chevronnés, Ali Laïb, directeur de la publication, et Mohamed Ghriss, rédacteur en chef. Ils sont efficacement épaulés par des correspondants très dynamiques comme Mohamed Boudia, Kiouar Baroudi, Kamel Benmouhoub, Hamid Dahmani, Aït Djida, entre autres. Les sujets sont éclectiques, très développés et d'un très bon niveau journalistique. M. Ali Laïb est conscient du défi à relever mais l'équipe qui l'entoure le rend confiant. Bon vent pour ce nouveau-né de la presse locale. M. A. Sidi-Bel-Abbès Plainte contre le maire de Telagh Un élu de l'Assemblée populaire communale de la localité de Telagh a déposé plainte contre le maire, l'accusant d'avoir établi une procuration en son nom pour atteindre le quorum lors des délibérations de gestion des projets et budgets de la commune en août dernier. Selon nos sources, cet élu aurait été destinataire d'une lettre anonyme le 16 décembre, lui indiquant que le maire a utilisé, en août dernier, une procuration au nom de cet élu qui était absent ce jour-là pour atteindre le quorum lors des délibérations. Ce dernier a alors saisi la justice attestant que ce jour-là, il était absent et qu'il n'a fait de procuration à personne pour le représenter lors des délibérations.