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De Tiguentourine à Ghardaïa
L'acte II du plan de partition de l'Algérie
Publié dans Le Soir d'Algérie le 06 - 02 - 2014


Par Lazhar Ghilani
Depuis plus de 8 mois, soit depuis l'été 2013, de nombreux habitants de la vallée du M'zab n'ont cessé d'alerter les autorités locales sur les faits suivants :
- plusieurs dizaines d'étrangers à la région du M'zab, dont certains s'exprimant avec des accents étrangers au pays, ont commencé à s'établir par petits groupes dans la vallée et aux alentours, occupant impunément des parcelles de terrain ;
- ces étrangers, jeunes pour la plupart, n'ayant aucunement l'apparence de réfugiés misérables, ont entrepris, dès leur arrivée, de s'éparpiller dans les mosquées et les places publiques, notamment les marchés, et diffusent la doctrine salafiste, wahhabite extrémiste, intolérante et violente du «khouroudj», de prosélytisme militant et d'endoctrinement ;
- travaillant par groupe ou individuellement, ils n'ont, à aucun moment, donné l'impression de manquer d'argent et de logistique. Ils ont visé dès le départ les jeunes, surtout les désœuvrés, comme vecteurs de leur propagande. Leur prosélytisme avait très rapidement tourné à la propagande appelant à la guerre intercommunautaire dans une région où toutes les communautés avaient vécu, jusque-là, des siècles de tolérance mutuelle et où même le colonialisme français n'avait pas réussi dans ses nombreux efforts de division ;
- très vite les affrontements et les destructions ont mis le feu à toute la vallée et le sang des Algériens a encore une fois coulé. Il est certain que la nature même du pouvoir actuel et de ses pratiques de népotisme, de favoritisme et de discrimination criminelle ont formé le terreau qui a permis aux feux allumés par les extrémistes de se répandre. De larges failles, déjà ouvertes par le pouvoir, alimentant la discrimination et la marginalisation parmi les population paisibles de la vallée du M'zab ont permis de créer un conflit violent localisé. Cette situation conflictuelle, factice car n'étant pas fondamentalement communautaire et encore moins religieuse, a pris l'aspect d'«un abcès de fixation», cet abcès de fixation joue actuellement le rôle de «point d'appui». Ce point d'appui, que les commandos terroristes «salafistes» ont vainement tenté de créer à Tiguentourine en échouant à élargir leur opération vers une intervention étrangère est aujourd'hui en phase de consolidation et d'expansion à partir de Ghardaïa sous nos yeux. Il est à présent certain pour la quasi-totalité des experts militaires que le «coup de Tiguentourine» avait servi de test aux commandos terroristes formés, dirigés et surtout minutieusement renseignés par les services de renseignement et d'action étrangers.
Ce sont les mêmes services qui ont été les colonnes vertébrales des entreprises d'occupation armée de la Libye, de la Syrie et d'autres pays arabes sous le nom de code «Printemps arabe». Ce sont les mêmes services qui sont à la fois présents à Tiguentourine et à Ghardaïa, sauf que les traitements, le modus operandi, est différent mais l'objectif est le même ;
- l'objectif stratégique de ces opérations commencées à Tiguentourine et poursuivies avec plus de succès à Ghardaïa est encore une fois l'occupation de l'Algérie utile, la partition de l'Algérie : entre un sud pétrolier riche revenant aux Occidentaux et un nord (au-delà des Hauts-Plateaux et des steppes) revenant aux «peuplades» algériennes ;
- balayons l'amnésie et souvenons-nous que ce plan de partition de notre pays avait été au centre des batailles menées par l'Algérie combattante lors des Accords d'Evian en 1962. Le pouvoir colonial français avait vainement posé comme préalable à l'indépendance de l'Algérie la partition du pays où le Sahara serait revenu à la France ;
- ce plan est à l'ordre du jour, à la faveur des luttes acharnées et sans pitié pour la maîtrise des ressources énergétiques mondiales. Ghardaïa aujourd'hui et Tiguentourine hier ne sont donc que des étapes de l'application de ce plan. Les communautés du M'zab ne sont pas dupes. Elles ont pointé du doigt «les forces occultes» qui ont allumé et attisé les feux de la discorde. Elles savent que la subversion appuyée par des services de renseignements et d'action étrangers ne peut réussir que si elle bénéficie des failles ouvertes de façon criminelle dans le tissu social du M'zab, par des forces lovées au cœur même du pouvoir et des institutions nationales ;
- ces forces et ces groupes mafieux tirent leur raison d'être de leur position de parasites compradores, de mafia de l'importation tous azimuts, et intermédiaires obligés des puissances occidentales. Ce sont là les vrais «collaborateurs» qui offriront sur un plateau d'argent les clefs de nos villes à l'ennemi, comme l'ont fait leurs aïeux en 1830 ;
- si le «coup de Tiguentourine» a lamentablement échoué devant la maîtrise du renseignement, la rapidité de la riposte, la justesse et la coordination parfaite dans la décision et l'action de l'ANP, qui a empêché la création par l'ennemi d'un abcès de fixation et d'un point d'appui, force est de constater malheureusement qu'à Ghardaïa, le sang algérien n'aurait pas coulé et les groupes salafistes subversifs auraient échoué comme à Tiguentourine, si le travail de renseignement et l'action antisubversive avaient traité le mal à la racine, dès l'été 2013. Mais nos services de renseignements n'avaient-ils pas déjà subi une habile trituration ?
- quant aux responsables frappés d'idiotie chronique qui ont osé qualifier les graves événements du M'zab de «chahut de gamins», le meilleur service qu'ils peuvent rendre à notre peuple est de se taire à jamais.
Nous avons déjà fait l'expérience douloureuse de leur «chahut de gamins» un certains 5 octobre 1988.


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