Calama, cette ancienne cité, est réputée pour ses splendides vestiges, parmi les plus importants du pays, comme le théâtre antique avec ses deux statues d'Esculape et de Neptune, ou le square, une véritable merveille qui abrite une précieuse collection archéologique recueillie essentiellement à Thibilis et Madauros dans la région de Souk-Ahras. Le jardin archéologique et les restes de la muraille figurent également parmi ses attractions touristiques. La ville du 8-Mai-1945 recèle également un patrimoine naturel riche et reconnu bien au delà de nos frontières. Les sites pittoresques de Aïn Sefra, les monts de Roknia, Djebel-El-Ouahch, le massif de Haouara, la vallée de la Seybouse, Djebel Béni-Salah et les mystères du lac souterrain de Bir Ben-Osmane, dans la région de Hammam-Debagh. Malgré cette diversité extrême, le tourisme à Guelma se limite aux Hammams, Chellala (Meskhoutine) et Bouchahrine (Ouled Ali), la situation n'est pas nouvelle. Nous avions raison de le répéter à chaque fois que le thermalisme était l'arbre qui cachait la forêt. Car aujourd'hui force est de constater que le bilan est en deçà des attentes et des possibilités. Il ne faudra plus compter uniquement sur ce créneau pour sauver les meubles. Guelma reste totalement à l'écart des courants de croissance dans le domaine du tourisme. Rien n'a été fait pour essayer d'attirer les touristes dont on était sûr qu'ils allaient se diriger un jour vers d'autres destinations, histoire de rompre la monotonie du thermalisme, devenu propre à cette région. Même les neuf projets d'investissements qui sont en cours de réalisation dans le secteur du tourisme à Guelma sont insuffisamment diversifiés avec une prédominance de l'hôtellerie des thermes. Mais ce qu'il faut retenir aujourd'hui, c'est que la seule chose qui évolue dans ce secteur, c'est l'envolée du prix du hammam qui a grimpé jusqu'à 300 DA et le droit d'entrée au complexe Chellala à Hammam Meskhoutine, où il faut débourser 100 DA pour y accéder durant les vacances scolaires. Le constat sur le tourisme à Calama dépeint, donc, un tableau peu reluisant. Une situation qui,selon les observateurs, se complique au fil des années et qui nécessite désormais un sursaut pour faire sortir ce secteur d'une hibernation qui n'a que trop duré. Les riverains en sont persuadés. Ils n'ont démordent pas: le fort potentiel naturel et historique de cette cité antique est extrêmement sous-exploité. Il s'agit d'un état des lieux qui met en évidence le malaise du secteur dans la région, qui file du mauvais coton, en dépit de ses richesses naturelles, historiques et civilisationnelles.