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Front social
De quels moyens de contrôle dispose encore le gouvernement ?
Publié dans Le Soir d'Algérie le 03 - 12 - 2015

Le gouvernement est-il en mesure de maîtriser le front social ? C'est la grande question qui se pose, à la veille de la mise en application de la loi de finances pour 2016 qui, à coup sûr, aura des répercussions directes sur le pouvoir d'achat. Des répercussions qu'induiront, inévitablement, les augmentations prévues pour les produits énergétiques, comme l'électricité et les carburants.
Kamel Amarni - Alger (Le Soir) - Certes, les augmentations de base ne sont pas excessives. Mais quand cela touche l'énergie, cela entraînera, et de façon mécanique, des augmentations en chaîne et dans tous les secteurs.
Toute la chaîne de la production sera concernée, de l'industrie à l'agriculture en passant par les transports, le commerce, les services, le tourisme, bref tous les secteurs. C'est d'autant plus inquiétant que les mécanismes de contrôle et de répression des fraudes et des prix restent à l'état artisanal. A tel point que, souvent, de simples commerçants de gros et même de détail, «anticipent» sur l'application de nouvelles taxes, voire même fixent eux-mêmes les prix, toujours revus à la hausse aux alentours de fin décembre, début janvier de chaque année.
La chute enregistrée ces derniers mois par la valeur du dinar est une autre source d'inquiétude sur la stabilité des prix, du marché et, partant, du pouvoir d'achat et du front social. Le gouvernement Sellal a-t-il prévu tout cela, toutes ces conséquences, avec des simulations préalables pour éviter toute mauvaise surprise dès début janvier ? Car le plus important se situe à ce niveau-là. Ce sont ces études minutieuses qu'il y a lieu de mener pour déterminer avec précision les répercussions, secteur par secteur, produit par produit, des augmentations décidées pour l'énergie. Aussi, est-il impératif d'en fixer les seuils avec une extrême rigueur et, cela va de soi, prévoir un mécanisme efficace et dissuasif pour d'éventuels dépassements.
Les instruments de contrôle traditionnels, complètement obsolètes, doivent être profondément rénovés pour éviter qu'une augmentation de 5 ou 6 DA sur le prix des carburants par exemple ne se transforme en un véritable cauchemar pour le citoyen, par les barons de la spéculation qui détiennent le monopole sur bien des produits. L'Etat ne peut plus se permettre, en effet, sa politique suicidaire de fuite en avant, en allant puiser directement dans le Trésor public, pour faire face à n'importe quel foyer de tension, sur le front social.
Les solutions de facilité et économiquement ruineuses comme le dispositif Ansej, ne peuvent plus constituer un refuge pour s'offrir une paix sociale, du reste factice et éphémère. Cette politique, à laquelle Bouteflika n'avait de cesse d'avoir recours comme cela avait été le cas en 2011, ne peut même plus être financée sans mettre en péril la sécurité nationale même avec la réduction drastique des revenus nationaux.
La dégringolade des prix du pétrole qui s'est abattue telle une foudre ravageuse sur l'économie nationale depuis décembre 2014 réduit, en même temps, la marge de manœuvre populiste des pouvoirs publics à sa plus simple expression.
Le gouvernement qui avait multiplié les largesses pour avoir la paix sociale ou pour les besoins des troisième et quatrième mandats, avec les multiplications de mesures populistes et très coûteuses, ne peut même plus répondre par d'autres augmentations salariales ou des recrutements massifs et anarchiques ne répondant à aucune norme économique.
Faute donc d'une extrême rigueur et une répression de tous les instants de tous les barons de l'informel et les détenteurs des monopoles névralgiques qui contrôlent par exemple tous les produits agricoles, le gouvernement se trouvera confronté à la rue. A la fronde sociale, ce qui constitue sa hantise permanente depuis quelques années...


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