L'établissement hospitalier spécialisé en gynéco-obstétrique de Tiaret se débrouille comme il peut pour faire face au nombre élevé d'admissions en provenance, aussi bien des structures sanitaires de différentes localités de la région que des wilayas limitrophes. C'est du moins ce que nous a déclaré le directeur, Sekkine Larbi. Selon une situation arrêtée le 30 juin de l'année en cours, ledit établissement a enregistré quelque 1 830 cas, avec une moyenne de 10 malades par jour pour accouchements et autres actes opératoires dont 1 100 issus des wilayas de Relizane et de Tissemsilt. L'insuffisance du budget, plus particulièrement dans son article relatif aux médicaments, est l'autre casse-tête auquel est confronté l'établissement. Ce dernier arrive difficilement à satisfaire les besoins, eu égard à la demande grandissante imposée par l'afflux incessant de nombreux malades venant d'autres régions. Cela sans omettre le déficit en sages-femmes, d'autant plus que la maternité en compte une trentaine seulement dont une partie doit partir à la retraite, ce qui n'est pas sans compliquer les choses, en l'absence du produit de formation qu'il faudra attendre en 2018. En dépit de cette situation peu confortable, le personnel de l'établissement, tous corps confondus, ne ménage aucun effort pour veiller à la bonne prise en charge des patients. Aussi, en termes d'activités, l'on saura que pas moins de 7 735 femmes ont été admises durant le premier semestre 2016 au service gynéco-obstétrique. 5 449 d'entre elles ont subi des accouchements avec une moyenne de 29 par jour dont 2 794 par voie normale, 2 117 par césarienne et 54 aux forceps. Au registre consultation, la maternité de Tiaret a comptabilisé durant la même période 17 259 cas avec 44 146 examens biologiques et 2 000 explorations fonctionnelles (échographies). S'agissant des actes opératoires, l'équipe de gynécologues a eu à effectuer 408 interventions liées, entre autres, à l'hystérectomie, kystectomie, fibromes ... En matière du taux d'occupation, il est de l'ordre de 135%, soit une rotation de lit de 104 malades, ce qui n'est pas sans engendrer parfois une énorme pression si l'on tient compte de la «faible» capacité d'accueil de l'établissement, en attendant évidemment l'ouverture prochaine du complexe mère-enfants, un projet perçu comme une bouffée d'oxygène par la population concernée. Par ailleurs, l'EHS gynéco-obstétrique de Tiaret a eu à assurer une panoplie de prestations avec, en prime, des soins à domicile, des consultations spécialisées au niveau des polycliniques, des cycles de formation au profit du staff médical, paramédical et administratif, sans pour autant bénéficier des atouts du jumelage avec le CHU d'Oran et celui de Lyon, en France. Enfin, en termes de perspectives, «l'établissement compte lancer plusieurs opérations dont nous citerons, à titre indicatif, le dossier électronique des malades, et la télémédecine avec le CHU de Tlemcen», devait souligner le directeur, Sekkine Larbi. Amélioration de l'état des routes et révision du plan de circulation en vue En marge des journées «portes ouvertes» sur les accidents de la route organisées avant-hier par la radio, en coordination avec la gendarmerie, la Sûreté nationale et la Protection civile, le wali de la wilaya devait préciser que l'élément humain, le non-respect du code de la route et l'état défectueux des réseaux routiers sont les principaux facteurs favorisant ce fléau. Aussi, en plus des campagnes de sensibilisation et les mesures de répression engagées par les services de sécurité à l'encontre des contrevenants, une enveloppe financière conséquente devrait être injectée prochainement dans des travaux d'entretien, de réalisation de routes et de modernisation des plaques de signalisation. En ce sens précisément, un montant de l'ordre de 50 milliards de centimes a été consacré à la réalisation de la première tranche de la double voie, allant de la sortie nord de la wilaya jusqu'aux frontières de la wilaya de Relizane. «Une aubaine certaine pour les usagers de ce tronçon à grande fréquentation», devait souligner avec soulagement un chauffeur de taxi. Dans le même contexte, une somme de trois milliards de centimes a été destinée à la révision du plan de circulation constituant jusque-là, un véritable casse-tête pour les automobilistes confrontés aux bouchons quasi quotidiens, à travers les principales artères de la ville.