Les producteurs de caf� ont anim�, hier, une conf�rence de presse au si�ge de l�Union nationale des commer�ants alg�riens (UGCAA). �voquant les difficult�s dans lesquelles se d�bat cette profession, les animateurs de la conf�rence ont soulign� que le caf� est un produit pris� en Alg�rie. Les Alg�riens consomment de ce fait 110 000 tonnes de robusta par an et 10 000 tonnes d�Arabica ce qui place l�Alg�rie parmi les pays les plus grands consommateurs de caf� occupant la vingti�me position par rapport � l�Europe et aux pays de l�Afrique du Nord. Ceci alors que la production nationale globale est de 250 000 tonnes, selon les animateurs de la conf�rence. Trois genres de producteurs se partagent le march�. Il s�agit des industriels � raison de 5000 tonnes par an, les moyens qu�ils mettent sur le march� de 400 � 800 tonnes et enfin les artisans entre 50 et 100 tonnes. Les prix de ce produit sont toutefois fix�s par les grands pays producteurs. Les conf�renciers ont en outre pr�cis� qu�en Alg�rie ce ne sont pas les producteurs qui se chargent exclusivement d�importer le caf� pour la transformation �cette importation qui peut �tre anarchique encourage souvent le march� informel. Le caf� est aussi un produit qui subit, � l�instar des alcools, la taxe int�rieure sur la consommation (TIC), variant entre 10 et 40%. Le caf� n�est certainement pas un produit de luxe en Alg�rie puisque largement consomm�. Dans certains foyers, il peut m�me �tre consid�r� comme faisant partie des repas. Il se trouve ainsi que le caf� peut �tre vendu � des non professionnels d�o� la mauvaise qualit� de certains produits que l�on trouve sur le march�, rel�ve un torr�facteur. Ce dernier notera en outre que l�exportation du caf� reste particuli�rement ardue. Cette situation trouve son explication, notamment, dans le fait que l�exportation d�un produit li� directement aux consommateurs n�cessite � l�ext�rieur un appui publicitaire et logistique. Les torr�facteurs pr�ciseront par ailleurs que les besoins nationaux sont largement couverts puisque les capacit�s install�es repr�sentent deux fois et demie les besoins du march� national.