Houda aime la pluie et l�homme qui l�accompagne. Ils se dirigent vers Palm-Beach une plage � l�ouest d�Alger pour d�couvrir l�horreur : des centaines de mouettes mortes sur le sable et d�autres qui arrivent de la mer pour s�abattre � leur tour. En quelques heures, les deux amants d�couvrent une Alg�rie entr�e dans le terrorisme. Cette situation va bouleverser la vie du couple. Houda habite loin, dans une petite ville recul�e. Elle ne vient � la capitale que pour voir cet homme qu�elle aime depuis ses ann�es d�universit�. Tout voyage devient dangereux pour elle et se transforme en tourments pour son aim�. Le couvre-feu, le danger, l�incertitude et l�ins�curit� plongeront l�homme dans une angoisse profonde � l�attendre. Il ne trouve d�issue dans ses longues nuits de veille solitaire que la caf�, les cigarettes et l��criture. Dans sa pr�sentation du livre, lundi dernier � la biblioth�que du Palais de la culture, l�auteur explique qu��� partir du moment o� le narrateur se met � �crire le roman va comprendre deux histoires, celle de son amour avec Houda et celle son enfance�. L�histoire de l�enfance na�t avec la nuit dans le silence du couvre-feu ou sous le bruit de la machine � �crire. L�auteur nous ram�ne � une p�riode lointaine, que les faits situent pendant a guerre de Lib�ration dans un hameau du Dahra vers une enfance marqu�e par le travail des champs et une vie familiale toute d�amour et de tendresse. Nous retrouvons les valeurs du travail, de l�endurance, de l�attention maternelle pour le gar�on unique, les moments f�eriques pass�s dans une nature en f�te, de la solidarit� aux moments difficiles. Tout au long du r�cit, l�auteur nous m�nera de l�amour de Houda � l�amour de la m�re, amours solidaires contre la terreur qui s�installe et la mort programm�e par les int�gristes de toute beaut� et de tout sentiment pour les femmes. Le personnage principal n��chappera pas � la trag�die qui frappe le pays. Comateux � la suite d�une blessure par balle, il retrouvera dans un r�ve le souvenir d�un vieux conte : des hommes malveillants le soleil d�un village et une femme enceinte partira � sa recherche. L�auteur explique que dans cette parabole �seule la porteuse de vie pouvait parcourir une partie de la grande distance et pr�parer son fils � finir le chemin�. Ce roman est un hymne � l�amour contre la mort de a nature et de l�homme d�cid�e par les terroristes, un des plus beaux livres contre l�int�grisme. A lire sans retenue. Dahmane H. Une mer sans mouettes de Djillali Khellas Casbah Editions- 2006 94 pages- 225 DA