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LETTRE DE PROVINCE
...Un S�nat heureux de dispara�tre ! Par Boubakeur Hamidechi [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 15 - 07 - 2006

R�cemment, un homme politique, mal inspir� s��tonnait na�vement que le S�nat soutienne par anticipation une r�vision constitutionnelle sans m�me en conna�tre le contenu. Pourquoi une telle perplexit� de sa part � moins qu�il continue � croire que les institutions de la R�publique s�expriment habituellement � partir d�une �thique o�, mieux encore, tiennent en tout lieu et sur n�importe quel sujet � exercer un droit d�examen et un devoir d�inventaire ? L�alibi des urnes �tant ce qu�il est depuis dix ans et les tripatouillages �lev�s au rang de �comp�tence� de la haute administration, qui donc s��meut encore que l�armature de l�Etat ne soit qu�une coquille vide ? Un d�corum o� les figurants sont royalement r�compens�s.
La vassalit� �tant dans les attributs de nos assembl�es, pourquoi donc exiger d�un c�nacle coopt� qu�il fasse le contraire de ce qu�on lui demande ? Trop heureux de signer joyeusement l�acte de d�c�s de leur propre institution, les s�nateurs savent qu�ils seront r�tribu�s pour ce paradoxal �courage�. Car en fin de compte c�est de cela qu�il s�agira l�an prochain. En effet, parmi les r�am�nagements envisag�s, celui de la remise en cause de ce bicam�risme d�op�rette est dor�navant clairement abord�. Ainsi, au-del� de la pertinence de l�argumentaire soulignant l�inutilit� d�une seconde chambre, il y a surtout cette impression d�inutilit� qui l�a accompagn�e depuis son institutionnalisation en 1997. Celle d�officine de recyclage et de �liste civile� laiss�e � la discr�tion d�un pr�sident. Une sin�cure pour app�ter les courtisans. Mais le pire dans sa courte existence est qu�elle contribua � corrompre les enjeux locaux. Ces s�nateurs issus des provinces � partir de faux scrutins indirects ne doivent-ils pas toutes leurs promotions aux peu rago�tantes combinaisons claniques ? Des parachutages en �change de �contrat� de docilit�. Avec eux la pr�dation politique � grande �chelle gangr�nera le peu de probit� qui caract�risait jusqu�en 1997 la gestion locale. A son tour, l�Alg�rie allait d�couvrir non seulement le l�gendaire �train de s�nateur� qualifiant la pesanteur d�une telle fonction, mais �galement le �train de vie� de s�nateur� : ce qui est notre originalit�. De notre auguste Assembl�e l�on pourra rapporter bien des anecdotes. Certaines plus cocasses que d�autres, mais toutes convergeant vers la conqu�te de privil�ges. Ah� ! Depuis qu�existe cette classe de s�nateurs combien d�entre nos provinces sont devenues prosp�res et combien furent-elles bien d�fendues ? Ah... ! La joie et les vivats qui ont accompagn� chaque nouvel imp�trant par ce coll�ge de patriciens. Ces pairs ind�boulonnables, sauf par le prince, et qui accueillent pour le bizutage de l�all�geance l�heureux provincial. Sonnez trompettes et d�roulez les tapis� ! Ah� ! Ce pays de Cocagne o� l�on oublie que la moindre fausse posture est d�j� une imposture en politique. R�publique irr�elle o� la chose publique n�est qu�une licence pour un inavouable int�r�t. C�est ici qu�atterrirent des cohortes de d�l�gu�s renouvel�es au tiers chaque trois ans et qui se haussent du col comme leurs alter ego les d�put�s. Elus des �lus, c'est-�-dire deux fois plut�t qu�une, ils ne savent pas qu�� ce prix-l� ils sont le produit d�une fraude au carr�, comme on dit en math�matique. Honteuse promotion fond�e sur la carambouille locale qui ne les emp�che pourtant pas de croire en leur destin. C�est que tous les barons locaux, devenus � une p�riode ou � une autre s�nateurs, ne sont dans l�ensemble que des larrons un peu plus fut�s ou mieux parrain�s que le reste du tout-venant si�geant aux APC et APW. Ils ont su utiliser les m�andres du jeu de la cit� et, en m�me temps, attirer sur eux l�attention des relais du pouvoir central. Ceci r�ussi, le reste allait de soi puisque les voix des �lus-�lecteurs ne valent gu�re mieux que celles de tous les quidams de villages. Leur cheminement politique est tout � fait en phase avec les besoins de l�autocratie de l�Etat. Autrement dit, ils �pousent parfaitement les strat�gies des pouvoirs comme un gant pr�serve des engelures. Monstrueux ar�opage de croque-morts des libert�s publiques, il enterre � chaque session la d�mocratie en ent�rinant les oukases. Evidemment l�on pourra dire autant de l�ANP sauf que le round s�natorial est n� d�une triple escroquerie. La premi�re est l�ind�passable th�orie des quotas �lectoraux, la seconde est la gestion autoritaire de la d�signation indirecte, enfin la troisi�me est la pr�sence d�un tiers des mandataires qui ne tiennent leur privil�ge que du chef de l�Etat. Attractif pour la faune opportuniste, parce que balis� par des crit�res peu orthodoxes, le Conseil de la Nation a vu si�ger de v�ritables loustics locaux. Leurs promotions suscit�rent l��tonnement scandalis� dans leur wilaya d�origine, tant l�image qui les a accompagn�s �tait �corn�e. La r�probation d�une gestion hasardeuse de leurs cit�s jusqu'� �tre violemment contest�e par lame n��tait-elle pas la marque de leur incomp�tence ? Et pourtant� Ainsi, cette chambre tant courtis�e et brigu�e pour le prestige et les passe-droits qu�elle procure, est remise en cause bien tardivement par le pouvoir et s�rement pas pour les m�mes raisons qu�invoque l�administr� vivant � l�int�rieur du pays. Pour celui-ci il s�agit d�abord de la cr�dibilit� des mandats d�volus et ensuite de la clarification des pr�rogatives de ce conseil r�put� pour �tre le couronnement des assembl�es de base. Ce bicam�risme b�tard codifi� par la Constitution de 1996 et d�inspiration fran�aise ne pouvait � l��vidence fonctionner efficacement que si les �lus � quelque niveau que se fassent les choix (commune, wilaya, APN et Conseil de la Nation) sont incontestablement l�gitimes. Tel n�est pas le cas pour tous les mandats et a fortiori quand ils sont astreints � passer par deux �techniques� de la fraude. De fait, un si�ge de s�nateur est plus une affaire de tractations entre groupes d�int�r�ts qu�un authentique choix. Aux sordides arrangements inh�rents � ce genre de cooptation s�ajoute la facult� de l�ex�cutif de neutraliser le pouvoir l�gislatif � travers les 52 vicaires qu�il d�signe : ce fameux �tiers bloquant� qui est la n�gation m�me du principe de la s�paration des pouvoirs. A priori, cette tare originelle de la Constitution de 1996 a �t� sciemment pass�e sous silence par le pouvoir issu du contestable scrutin d�avril 1999 lequel pourtant ne tarissait pas de critiques sur le reste du texte. C�est que les modalit�s de d�signation � cette chambre lui permettaient de manipuler � souhait les rapports de force politiques. Monnaie d��change pour acheter des all�geances ou sanctionner les consciences trop scrupuleuses. Le premier pr�sident de ce conseil, Bachir Boumaza, n�a-t-il pas �t� limog� � partir d�une interpr�tation sp�cieuse de r�glement int�rieur ? De m�me, la d�signation en 2002 de l�actuel locataire n�a-t-elle pas ob�i qu�� la seule n�cessit� de placer un homme lige charg� de tenir solidement en laisse une Assembl�e o� pourtant rien ne se passe. Ajoutons � cela que cette nomination relevait du plus mauvais folklore. En effet, Bensalah fut parachut� au moment o� il venait d��tre ��lu� d�put� d�Oran � l�APN ! Dans les faits, la Constitution de Zeroual, pourtant d�cri�e en campagne, a �t� bien mieux �exploit�e� par Bouteflika que par son inspirateur. C�est qu�elle r�pondait parfaitement aux souhaits du successeur. Trouvant dans les verrous du fameux �tiers� s�natorial le compl�ment id�al � la mutilation traditionnelle de nos urnes, il en fera un usage immod�r� pour asservir totalement le Parlement. Levier efficace pour renouveler les all�geances, il remod�lera � sati�t� la totalit� du Parlement. Les grossi�res ficelles � l�origine d�une inversion de la �majorit� l�gislative au profit du FLN en 2002 portent pr�cis�ment cette marque. Mais alors pourquoi une alchimie de pouvoir qui a fait ses preuves doit-elle �tre r�form�e ? Autrement dit, pourquoi un Conseil de la nation g�n�tiquement conforme aux strat�gies d�un homme et d�un clan doit-il dispara�tre ? Tout bonnement pour deux raisons. L�une s�expliquant par la r�duction drastique du r�le de l�APN dont la prochaine Constitution la privera du principe de contr�le sur l�ex�cutif, voire la censure du gouvernement. L�autre � travers l�extension des pouvoirs pr�sidentiels qui se traduiront par la r�appropriation de l�ensemble des instruments de l�Etat, quitte � ce qu�il en d�l�gue, selon son gr�, une partie aux hommes de son entourage. D�o� l�id�e ubuesque de permettre au chef de l�Etat de nommer un vice-pr�sident de la R�publique sans passer par le rituel des urnes !! Comme tous les personnels dou�s pour la patiente servitude, nos s�nateurs ont pris la juste mesure de l�irr�m�diable qui se pr�pare. Heureuse Assembl�e enfant�e par le syst�me qui, sans �tats d��me, applaudit � sa propre disparition.

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