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DECODAGES
La d�mondialisation a-t-elle commenc� ? Par Abdelmadjid Bouzidi [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 02 - 05 - 2007

Cette seconde moiti� de la d�cennie 2000 est marqu�e par le retour dans les pays dits ouverts et d�mocratiques d�un concept qu�on pensait � jamais rang� dans les placards par les lib�raux : le concept de patriotisme �conomique. Rappelons que l�utilisation de ce concept est refus�e aux pays du Sud � la fois par les �experts avertis� des institutions financi�res internationales et les dirigeants politiques des pays du Nord : �Ouvrez vos �conomies, acceptez le jeu de la concurrence et ses contraintes, soyez libre - �changistes et vous profiterez de la mondialisation de l��conomie... Le patriotisme �conomique rel�ve du temps de la guerre froide !!�
Ce discours tenu encore aujourd�hui aux pays du Sud par ces �experts� leur interdit de parler de patriotisme �conomique dans une �conomie, disent-ils mondialis�e, sans fronti�re et porteuse d�une dynamique favorable � tous. Et pourtant, ce concept est aujourd�hui mis en avant dans de nombreux pays d�velopp�s (USA, Japon) et singuli�rement en France et traduit en fait les r�serves des gouvernements de ces pays chaque fois que les effets de la mondialisation lib�rale de l��conomie leur sont d�favorables. Celle-ci est pourtant bien le fait de ces pays du Nord ou plus exactement le fait des grandes firmes internationales pour lesquelles le capitalisme, tant financier qu�industriel, ne s�embarrasse pas de fronti�res et n�a comme drapeau que le profit. Aujourd�hui, ce sont les Etats capitalistes d�velopp�s eux-m�mes qui revendiquent le patriotisme �conomique et l�invoquent pour, disent-ils, �sauver les int�r�ts �conomiques du pays et prot�ger les patrimoines et les valeurs ainsi que les emplois nationaux.� La d�mondialisation aurait-elle commenc� ? En tout cas, nous assistons l� � un d�but de bras de fer entre les Etats et les firmes. Nous savons que la mondialisation de l��conomie a favoris� et facilit� les d�localisations, c�est-�-dire les transferts de sites de production entiers d�un pays vers un autre (o� les co�ts de production sont plus bas) ainsi que les fusions/acquisitions. Cette mondialisation a d�mantel� les barri�res douani�res et lib�ralis� les services. Bien �videmment et contrairement � ce qu�affirment les �conomistes lib�raux, ce processus n�est pas un processus �gagnantgagnant� et dans les pays du Nord, le libre-�change, la lib�ralisation du mouvement des capitaux sont montr�s du doigt chaque fois qu�ils touchent � des int�r�ts nationaux. Le Premier ministre fran�ais a, plusieurs fois, rappel� que la France ne pouvait �accepter n�importe quelle concurrence� ou encore que �l�Etat a une responsabilit� dans les dossiers de politique industrielle�. En d�autres termes, l�Etat doit contr�ler les strat�gies des firmes ou en tout cas tenter de les r�guler. Mais il n�y a pas que le Premier ministre fran�ais qui nous rappelle le bien-fond� du patriotisme �conomique. Rappelons-nous l�administration Bush a r�institu� d�j� au d�but des ann�es 2000, le syst�me des quotas pour prot�ger l�acier am�ricain peu comp�titif sur le march� int�rieur des USA. R�cemment encore, et pour stopper une tentative d�achat d�une compagnie am�ricaine de p�trole par des investisseurs chinois, le Congr�s am�ricain a class� cette entreprise, �entreprise strat�gique�, comprenez : non cessible. Rappelons-nous aussi la vague protectionniste qui a fait face � la comp�titivit� du textile chinois sur les march�s am�ricains et europ�ens � la suite de la fin du syst�me des quotas pr�vue et prononc�e par l�OMC dont la Chine est pourtant membre � part enti�re. Au sein m�me de l�Union europ�enne, vaste march� commun et espace �conomique unifi�, et � la suite de son �largissement aux pays d�Europe centrale et orientale (PECO) rappelons- nous la lev�e de boucliers v�h�mente qu�a soulev�e la lib�ralisation des services pr�conis�e par la fameuse circulaire Bolkenstein, dans des pays comme la France. Avec l�affaire du �plombier polonais� (les travailleurs polonais co�tant beaucoup moins cher que les travailleurs fran�ais, allemands, ou anglais, allaient, selon les �conomistes de ces pays, envahir les march�s du travail europ�ens, concurrencer les travailleurs de ces pays et accentuer le fl�au du ch�mage). Enfin et pour ne citer que ces quelques exemples, apr�s l�affaire Danone, entreprise dont le gouvernement fran�ais a refus� la d�localisation, l�affaire d�Arcebar compagnie sid�rurgique qui a finalement fait l�objet d�une offre publique d�achat (OPA) de la part de la soci�t� indienne Mittal Steel, le gouvernement fran�ais ainsi que la plupart des �conomistes de ce pays se sont offusqu�s de l�initiative indienne reniant ainsi les �vertus du lib�ralisme financier et acceptant d�entraver le libre fonctionnement des march�s financiers auxquels ils exhortaient les �conomies du monde � Tout cela est entrepris au nom du �patriotisme �conomique� (que ne doivent surtout pas invoquer les pays du Sud) Ainsi, c�est bien le double langage qui pr�vaut dans les pays du Nord : pr�ner le libre-�change � l�ext�rieur et le protectionnisme � l�int�rieur ! Ceci ne les emp�che nullement de continuer � donner des le�ons de �bonne gouvernance lib�rale� � des pays dont les populations n�ont d�autres esp�rances que celle qui peut provenir d�un Etat �d�veloppeur� et protecteur. Mais ce qu�il faut surtout retenir de cette conjoncture �conomique mondiale, c�est de ne jamais confondre strat�gie des firmes et strat�gie des Etats m�me dans les pays du lib�ralisme �conomique.

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