Le service de psychiatrie de l�h�pital Frantz- Fanon de Blida, sous la f�rule du Pr Bachir Ridouh, organise ce mercredi � l�universit� de Blida, une rencontre sur le th�me de la toxicomanie. Ainsi, les participants devront r�pondre � la question de savoir si la toxicomanie est une maladie ou une d�viance. Ce th�me qui pr�occupe aussi bien la soci�t�, les praticiens de la sant� que les juristes d�autant que la toxicomanie est devenue un ph�nom�ne r�el en Alg�rie, sera � l�ordre du jour aux fins d�en d�gager des recommandations � m�me de trancher de mani�re efficace la question du mode � entreprendre pour juguler ce fl�au. Le directeur de l�Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, M. Sayeh Abdelmalek, ainsi que Me Farouk Ksentini, pr�sident de la CNCPPDH, qui auront � intervenir lors de cette rencontre d�battront du probl�me sous son angle juridique. Sur le plan m�dical, des communications touchant � la quintessence du sujet et assur�es par des professeurs en psychiatrie, �claireront certainement l�assistance, notamment lorsqu�il s�agit de savoir s�il y a un. �Soigner le toxicomane ou le punir� et de discourir sur la �D�pendance aux psychotropes et la p�nalisation de l�usage�. Tout comme des �R�flexions sur le concept de maladie, de d�viance et d�exclusion sociale� sont au programme de cette journ�e. Il importe de signaler que des communicateurs viendront de France et de Tunisie en sus des Alg�riens. Pour le Pr Ridouh, chef de service de psychiatrie � Blida, il s�agit de mettre en �vidence la loi de 2004 sur l�injonction th�rapeutique. Tenant compte qu�il n�y a pas de d�p�nalisation de l�usager de la drogue, le professeur se pose la question de savoir si la toxicomanie est un probl�me existentiel ou un probl�me de personnalit� surtout que le toxicomane, dira le Pr Ridouh, ne dira jamais qu�il est un malade. Dans le m�me ordre d�id�es, il tiendra � pr�ciser que les hospitalisations de toxicomanes augmentent de jour en jour, notamment pour les accrocs aux benzodiaz�pines, les plus consomm�es en Alg�rie apr�s le cannabis. En 2006, le service de pr�vention et de soin aux toxicomanes de Blida a enregistr� 1 278 hospitalisations alors que 3 835 personnes ont consult� le service. Il abordera enfin le sujet du d�ni du toxicomane qui refuse d�admettre la r�alit� de son intoxication et qu�il faut absolument soigner.