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A FONDS PERDUS
Convergences f�condes Par Ammar Belhimer [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 11 - 09 - 2007

Un malheur ne vient jamais seul. L�attentat de Batna a �clips� du devant de l�actualit� nationale et de l�int�r�t de l�opinion publique les travaux du 4e Congr�s du FFS, dit du Mill�naire par ce qu�il a �l�ambition l�gitime de construire un Etat de droit selon les normes universelles et de gouverner le pays selon les principes d�mocratiques�. L��v�nement est articul� autour d�un personnage central atypique, inflexible, incontournable et porteur d�espoirs : Hocine A�t Ahmed.
L�homme est atypique parce qu�il �volue, depuis l�ind�pendance, dans l�entredeux, sur le fil du rasoir, entre les groupes h�g�moniques rentiers post-coloniaux et leurs rejetons biologiques et sociaux d�aujourd�hui, d�une part, et une d�ferlante totalitaire fondamentaliste enfant�e par les effets diff�r�s de la d�rive polici�re populo-nationaliste, d�autre part. A ce titre, c�est un miracle qu�il soit encore parmi nous. Il faut dire, croyons-nous, que dans la trajectoire qu�il s�est fix�e sans concession, il est aussi craint que respect�. Pour faire partie de ceux qui le respectent, nous lui reconnaissons une sacr�e dose de courage et de souplesse pour �chapper � une logique imparable et implacable qui en a emport� plus d�un : il cherche � comprendre ? on lui coupe la langue ; il s�ent�te � rester libre ? on lui coupe les vivres ; il est irr�cup�rable ? on lui coupe la t�te. Dans ce processus particulier dont l�issue risque fort d��tre une fin d�hostilit�s faute de combattants, il demeure incontournable dans la qu�te du grand nombre pour une transition vers la troisi�me voie, l�entre-deux, le tiers exclu � une transition furtivement entrevue dans une vaine tentative d�ouverture par effraction, de l�int�rieur du syst�me, de l�Etat � la soci�t� sous Hamrouche. A�t Ahmed participe encore assid�ment � cette qu�te avec une dimension forte, doublement sacrificielle, de p�re fondateur : il cumule le prestige du �chef historique� pour avoir conduit l�OS d�s f�vrier 1947, et de l�opposant du premier jour au coup d�Etat permanent contre la premi�re et derni�re R�publique (celle du GPRA de Ferhat Abbas). Il n�en tire cependant ni gloriole, ni privil�ges, �fid�le dans l'instant et dans la dur�e � ses engagements personnels et collectifs�. Il porte ce sacrifice sous le poids, d�j� lourd, de ses 81 ans, comme le berger d�une tribu qui refuse le parjure malgr� ce qu�il endure, apr�s avoir balis� les chemins de sa libert� : Novembre, Bandoeng, la Soummam, le GPRA. Mais, d�o�, diable, tient-il tant d�entrain et d��nergie ? Son secret : pour avoir eu �� vivre et � partager des pans de vie enti�re avec les Belouizdad, Ben M'hidi, Benboula�d et des milliers d'anonymes, des hommes et des femmes exceptionnels, des h�ros au quotidien pour qui les mots avaient leur plein sens, chaque mot �tait dans son sens, son juste sens, pas plus que son sens mais pas moins aussi, et dont les faits et gestes quotidiens refl�tent � chaque instant une harmonie entre dire et faire, entre parole et acte�. C�est dans son rapport aux mythes fondateurs que le syst�me trahit le mieux son caract�re anti-national. A ce titre, son rapport au dernier mythe que repr�sente A�t Ahmed, qualifi� de tra�tre ou de r�gionaliste (d�une Kabylie insidieusement trait�e de �terre �trang�re�) selon le cas, est une expression manifeste de ce caract�re. On en conna�t l�issue : le nihilisme, le n�gationnisme ou carr�ment le g�nocide identitaire. Sur ce point, Hamrouche peut s�autoriser � dire que �le pouvoir n�a pas d�identit� nationale �. L�ancien chef du gouvernement affirme avoir l�impression que �nous avons un pouvoir sans couleur�. La couleur id�ologique importe peu pour lui, mais ce qu�il critique, c�est �l�absence d�identit� nationale� et de �volont� nationale� chez les tenants du pouvoir. A ces derniers, il reproche de �g�rer le pays en s��loignant de sa population� et de pr�tendre vouloir construire un syst�me d�mocratique �par des voies autoritaires �. Pour Mouloud Hamrouche, la d�mocratie �ne peut se d�fendre ni par le char, ni par la r�pression, ni par des brigades en chemises noires ou vertes�. Pour lui, elle passe n�cessairement par l�acceptation des �cons�quences � des urnes et l��mergence de nouvelles �lites dirigeantes. Inflexible, A�t Ahmed l�est parce qu�il porte des convictions pacifiques construites sur l�id�e que force doit �tre � la politique et non � la politique de la force pour �bannir � jamais la guerre civile, la guerre contre les civils et toutes les violences et les d�rives � caract�re ethniciste et r�gionaliste�. Un th�me �galement r�current chez Ahmed Taleb Ibrahimi qui avait consacr� la formule de �la force du droit, non le droit du plus fort�. Or, pour y parvenir, il a fort � faire parce que c�est lui qui le souligne, �l�Etat est plus que jamais privatis�, la soci�t� est de plus en plus �tatis�e, les rapports sociaux sont encore empreints de violence et de brutalit�, le d�sordre social est ordinairement banal et la paix civile est obtenue par la domination, elle n�est pas le fruit d�une d�marche ou d�un esprit de n�gociation�. Autant d��incuries� relevant plus du d�sordre social que du contrat social, de la m�diation politique ou du compromis, alors m�me que �nous habitons dans la m�me maison m�me si nous sommes dans des pi�ces diff�rentes�. Ces incuries ont pour cons�quences l�absence de self-contr�le, de regard et de contr�les populaires. Au-del� de la sph�re dirigeante, la classe politique n'a pas de relais ni d'ancrage populaire. Si bien que s'ins�rer dans la proximit� du pouvoir rel�ve, pour elle, de l�urgence vitale. Ces premiers ingr�dients suffisent � retarder l��mergence d�institutions �cr�dibles, l�gitimes, d�barrass�es des scories n�potiques et mafieuses qu'elles connaissent aujourd'hui�. A ce moment pr�cis de sa d�monstration, A�t Ahmed �tait naturellement attendu sur la question sensible de l�institution militaire. Il est regrettable que ses propos n�aient pas �t� entendus, et encore moins reproduits, suite � un jugement sans proc�s. Or, qu�en pense-t-il ouvertement ? �Aucun pays, f�t-il la Suisse, le Vatican ou l'Alg�rie, ne peut se passer d'une arm�e. C'est une institution r�publicaine. Elle est n�cessaire � la d�fense du pays, � son int�grit� et � son d�veloppement. Quand, de gr� ou de force, elle outrepasse ses missions, quand par un jeu de rapport de force elle soumet les autres institutions elle se fait du mal � elle-m�me d'abord et devient le contraire de ce qu'elle souhaite �tre et de ce qu'elle doit �tre. L'histoire jugera et dira qui respecte l'arm�e : celui, celles et ceux qui lui rappellent ses devoirs et ses missions et le respect de la discipline l�gale ou les laudateurs et autres aventuriers qui louent sa force et l'incitent � l'utiliser � l'exclusion des voix ou d'issues plus politiques, moins exp�ditives, moins sanglantes. � Une vision que partagent nombre de ses partenaires, de l�int�rieur et de l�ext�rieur du pouvoir. Un partenariat qu�il n�entend pas laisser en si bon chemin, ses ap�tres constatant �une convergence strat�gique qui appelle une convergence tactique� (dixit Rachid Helat) et �une volont� de transcender l�action partisane �, � partir du �primat du politique sur l�organique� (dixit Tabbou) et �contre une politique d�apparat ou d�appareil � (dixit A�ssat). Comme pour faire �cho � de tels attentes, Mouloud Hamrouche n�est �galement pas convaincu de la n�cessit� de changement des hommes, le �vrai changement� demeurant, selon lui, �celui qui passe par le changement des r�gles� de gestion et d�acc�s au pouvoir.

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