Pendant que les h�patites virales continuent � faire des ravages en Alg�rie, l�on d�plore le manque flagrant en mati�re d�acc�s des patients � l�information, au d�pistage et au traitement. A cet effet, l�association alg�rienne SOS h�patite a organis� hier une conf�rence de presse visant � sensibiliser la population sur la maladie, ses risques de transmission et les moyens de pr�vention. Dans cette optique, on notera �qu�un budget exceptionnel de 3 milliards de dinars �t� d�gag� par le ministre de la Sant�, pour le d�pistage et la prise en charge des h�patites, gr�ce aux actions de SOS h�patite� certifie M. Bouallag, pr�sident de l�association, et d�ajouter que malgr� cette subvention �les patients sont toujours oblig�s de se faire soigner uniquement dans les h�pitaux publics�. Des h�pitaux o� la prise en charge n�est pas des meilleures, notamment au niveau du CHU Mustapha-Pacha, soulignera M. Bouallag. Il faut savoir, que �les m�decins sp�cialistes ne sont pas habilit�s de prescrire des traitements� puisque ces derniers sont administr�s par les h�pitaux. Pour �soulager� les patients, dont les soins s��l�vent � 144 millions de centimes par malade, �un syst�me de contractualisation entre la Cnas et les h�pitaux� sera mis en �uvre en janvier prochain. Le nombre de malades atteints est de 320 000 cas d�h�patite C, et d�passant le million de personnes atteintes pour l�h�patite B, selon M. Bouallag. Cette derni�re est consid�r�e comme l�une des maladies les plus fr�quentes et les plus meurtri�res. Elle se transmet surtout par voie parent�rale (seringues, aiguilles, transfusions de sang) et atteint principalement le personnel hospitalier, les h�modialys�s, les transfus�s et les toxicomanes. Dans ce sens, les associations de malades, notamment les h�mophiles, appellent au d�pistage et au contr�le sanguin r�gulier. �Les h�mophiles doivent b�n�ficier d�un bilan p�riodique et r�gulier�, a insist� le pr�sident de l�Association alg�rienne des h�mophiles. Il faut savoir que cette cat�gorie de malades sont des plus expos�s aux risques de contamination par voie de transfusion sanguine. L�h�patite se transmet �galement par la salive, le sperme et donc par contact sexuel. Celle-ci peut �voluer en h�patite chronique. La vaccination conf�re une protection qui dure plusieurs ann�es. Son innocuit� a �t� �tablie chez les sujets sains. En outre, il est � noter qu�une campagne de sensibilisation sur l�importance du d�pistage via SMS, a �t� lanc�e par l�association en collaboration avec l�op�rateur de t�l�phonie mobile Nedjma. Suite � cela, l�instauration d�un centre d�appel, regroupant des gens form�s afin d�assurer l�information, et r�pondre aux interrogations de citoyens, est �galement pr�vu, selon Bouallag.