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M. OMAR REBRAB, PDG DE HYUNDAI MOTOR ALG�RIE :
�Les investisseurs alg�riens ne sont pas encourag�s�
Publié dans Le Soir d'Algérie le 19 - 11 - 2008

Aujourd�hui plus qu�auparavant, le secteur de l�automobile en Alg�rie suscite bien des r�flexions et des d�clarations de la part de la client�le et surtout des pouvoirs publics. Il est souvent reproch� aux concessionnaires et constructeurs install�s en filiales leur manque d�int�r�t pour des investissements directs dans le domaine.
Une attitude qui contribue � rendre encore plus incertaines les perspectives d��volution du march� de l�automobile dans notre pays. Mais au fait, existe-t-il r�ellement une volont� politique de la part des pouvoirs publics pour encourager les �ventuels industriels � venir investir dans un pays o� ses propres enfants s�en vont placer leur argent sous des cieux plus cl�ments et plus rassurants ? Quels sont les facilit�s et autres avantages dont b�n�ficieraient les investisseurs en Alg�rie alors que dans des pays tr�s proches le tapis rouge leur est d�roul� d�s leur descente d�avion ? Quelles garanties pour des investissements lourds en l�absence d�une v�ritable strat�gie de d�veloppement du secteur de l�automobile ? Autant d�interrogations qui finissent par s�imposer d�elles-m�mes dans un contexte o� le t�tonnement et l�improvisation sont souvent les crit�res de gestion de l��conomie nationale. Ce sont aussi autant de points que nous avons abord�s avec M. Omar Rebrab, pr�sidentdirecteur g�n�ral de Hyundai Motor Alg�rie et vice-pr�sident du groupe Cevital, l�un des plus grands investisseurs dans notre pays. Concernant la possibilit� d��riger une usine d�assemblage de voitures, M. Rebrab affiche une intransigeance sans partage : �En l��tat actuel des choses, il est impossible de parler d�un tel investissement sachant que la rentabilit� d�un tel projet exige une production mensuelle minimale de 100 000 unit�s par mod�le pour un march� global qui serait d�environ 1 000 000 voitures vendues par an. A cela je dois ajouter l�absence d�un tissu de sous-traitants qui interviennent � plus de 60% dans la fabrication d�une voiture.� M. Rebrab poursuivra : �Il n�existe ainsi aucun int�r�t particulier pour tout constructeur de s�engager dans une aventure d�nu�e de toute attractivit� commerciale d�autant que les taxes et droits de douane peu attractifs constituent un autre facteur d�courageant. � N�anmoins, notre interlocuteur pr�cisera : �Nous avons en revanche au niveau de notre groupe un projet d�une usine de fabrication de composants mais dont la r�alisation reste tributaire du r�glement d�un probl�me majeur dans notre pays, savoir celui du foncier avec ses prix qui frisent tout simplement le ridicule. Il est mon avis pour le moins paradoxal de demander aux investisseurs de venir alors que le prix du m�tre carr� des terrains d�assiette (200 euros par m2 pour un terrain nu) d�passe celui des pays d�Europe (20 euros par m2 pour une assiette viabilis�e). Je ne m��talerai pas davantage sur la lourdeur des proc�dures de cr�ation d�entreprise et les multiples emb�ches qui jalonnent le processus d�installation. � Il est maintenant clairement �tabli que par sa complexit�, cette d�marche laisse planer le doute sur la bonne volont� de l�Etat � encourager r�ellement l�investissement �tranger en Alg�rie. Ceci est d�autant plus vrai que les facilit�s et la haute consid�ration accord�es aux industriels qui se bousculent au portillon de nos voisins nous placent d�sormais dans une posture peu enviable. Pour M. Rebrab, �si les �trangers sont peu consid�r�s chez nous, les investisseurs nationaux sont carr�ment m�pris�s. Dans un march� o� r�gne une instabilit� chronique et un manque de visibilit� inqui�tant pour l�avenir, les industriels alg�riens sont ignor�s et ne sont jamais consult�s m�me sur des sujets qui les concernent de tr�s pr�s. Nous constatons avec beaucoup de regrets une absence cruciale de communication avec les autorit�s concern�es et qui n�est pas sans influer n�gativement sur la bonne dynamique du secteur. Et je ne vous apprendrai rien en vous informant que nous ne disposons d�aucune garantie sur nos activit�s et que nous souffrons �norm�ment de l�inexistence d�une strat�gie nationale sur les investissements. Plus que cela, nous n�avons jamais de r�pondant quand on pr�pare le lancement d�un projet d�investissement m�me si cela s�effectue sur nos fonds propres. N�est-ce pas l� une r�ponse franche et pr�cise � ceux qui s�ent�tent encore � vouloir investir en Alg�rie ? Pour notre part, nous ne baisserons pas les bras et nous continuerons � lutter pour le bien et le d�veloppement du pays.� Et au-del� de ces obstacles et du peu d�int�r�t de la part des autorit�s, le PDG de Hyundai Motor Alg�rie rel�ve par ailleurs que l�environnement g�n�ral n�est en tout �tat de cause pas encore favorable � l�arriv�e des �trangers et leurs familles : absence d��cole internationale, de lieu de d�tente et de distraction� Ceci �tant, le groupe Cevital a depuis quelques ann�es mis les autorit�s devant leurs responsabilit�s en lan�ant des projets de grande envergure, tels que l�usine de verre de Larba� qui produira prochainement du verre pour automobile, l�unit� d�assemblage de remorque r�alis�e en partenariat avec le g�ant br�silien Randon, ainsi que le projet en cours de finalisation d�une usine de montage de bus et de camions avec un partenaire de renom. C�est dire en substance que tant que les autorit�s alg�riennes ne manifesteront pas un int�r�t motiv� pour les investisseurs en leur assurant des conditions favorables, il est peu probable de voir constituer prochainement des files d�attente aux bureaux de l�organisme charg� des investissements.

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