Retard dans le payement des entreprises ayant finalis� leurs travaux, obligation faite souvent � ces derni�res d�achever les projets lanc�s h�tivement, sans qu�il y ait �tablissement des documents n�cessaires tels l�ODS et la situation des travaux, inadaptation des �tudes avec la r�alit� du terrain, prix administr�s appliqu�s par les pouvoirs publics, plus particuli�rement ceux de l�OPGI, fermeture des portes du dialogue, deux poids, deux mesures des instances nationales � travers les facilit�s accord�es aux entreprises �trang�res sont les principales pr�occupations soulev�es par l�UGEA. Lors d�une conf�rence de presse improvis�e � la h�te, jeudi dernier, � l�h�tel Essalem, ces points ont �t� soulev�s. Comme de coutume, c�est l��ternel conflit qui revient sur la sc�ne locale, l�union n�appr�ciant pas que les autorit�s locales d�clarent que les entreprises de Skikda sont inexistantes. �Les march�s juteux sont confi�s aux proches, alors que ceux lanc�s � la h�te sont confi�s � des entrepreneurs de Skikda, et dans le cas de refus de ces derniers, on dit qu�ils sont inexistants et pas bosseurs.� C�est en ces termes que le repr�sentant de l�UGEA de Skikda, Rabah Ma�tallah, r�sume la situation. Le conf�rencier l�ve l��quivoque en �cartant toute id�e r�gionaliste : �Nous ne sommes pas contre la venue des entreprises hors wilaya, mais qu�elles soient seulement � caract�re compl�mentaire. Ce n�est pas normal de confier des travaux de r�fection de trottoirs ou de simples fa�ades d�immeubles � repeindre de la cit� des All�es du 20-Ao�t � des entreprises de Mila !� Le repr�sentant de la section encha�ne : �Pourtant, c�est une commission constitu�e de plusieurs parties prenantes, dont l�Union, ayant un lien tr�s �troit avec le secteur du b�timent qui d�livre les certificats de qualification, de l��chelle 1 jusqu'� 4. Comment se fait-il que les responsables locaux nient notre pr�sence sur terrain ?� Le deal pas encore �tabli entre l�administration et l�union p�nalise au plus haut point l��conomie locale. L�Union g�n�rale des entrepreneurs alg�riens est forte de 1 200 entreprises recens�es sur le territoire de la wilaya. Par ailleurs, le nombre de logements dans les diff�rentes formules, les �tablissements scolaires et autres infrastructures administratives et publiques, construits dans les r�gions recul�es durant la p�riode o� le terrorisme battait son plein, est un argument souvent r�it�r� en guise d�implication effective des entrepreneurs locaux dans le d�veloppement local. Au sujet de la non-attribution par les autorit�s de wilaya des 500 logements LSP, programme 2007, l�UGEA n�est pas contre la condition sine qua non avanc�e par l�administration de construire des logements sociaux. �On n�est pas contre le social, on veut travailler avec l�OPGI pourvu que les portes du dialogue soient ouvertes et les prix r�vis�s�, disent en ch�ur les entrepreneurs. D�autre part, il est relev� que la plupart des projets en cours pr�sente des d�faillances techniques. �Il est du ressort des organismes de contr�le de veiller � ce que les normes de construction soient respect�es �, recommande le repr�sentant de l�UGEA. Sur le plan national, il est tir� � boulets rouges sur le code des march�s dont certains chapitres sont en d�faveur de l�essor de l�entreprise alg�rienne. Parmi eux, l�UGEA cite les 5% appliqu�s comme cautionnement de retenue de garantie et le 1% comme droit � la soumission. Des charges qui sont tardivement rembours�es, souvent apr�s une ann�e, aux entreprises perdantes � l�issue des soumissions. Fid�le � ses principes, l�UGEA revient � la charge au sujet des entreprises �trang�res. �On ne d�c�le aucun transfert technologique, de savoir-faire et de haute technicit� dans leurs approches de travail, malgr� les avantage fiscaux et parafiscaux qui leur ont �t� accord�s. La r�alit� du terrain a prouv� le contraire. Un deux poids, deux mesures qui p�nalise l�entreprise alg�rienne.�