Les enseignants contractuels ne d�col�rent pas. Ils ont choisi le jour de la tenue de la tripartite pour organiser un rassemblement devant le Premier minist�re pour dire leur rejet des �solutions� propos�es par Benbouzid. Comme d�habitude, la force publique �tait au rendez-vous pour emp�cher les manifestants d�occuper la rue. Nawal Im�s Alger - (Le Soir) - Les enseignants, regroup�s autour de la Coordination nationale des enseignants contractuels, affili�e au Snapap, rejettent la proposition de Benbouzid de passer par le concours pour une �ventuelle r�gularisation. Le ministre de l�Education nationale avait, au terme des n�gociations avec les syndicats autonomes, d�cid� d�octroyer une d�rogation sp�ciale aux licenci�s afin d�acc�der aux concours de l��ducation pour un recrutement au niveau des lyc�es. Une proposition qui, selon la porte-parole de la Coordination des enseignants contractuels, n�est pas en faveur des 1 000 enseignants qui attendent d��tre titularis�s depuis des ann�es. �Cette solution ne nous arrange pas du tout. Les directions de l��ducation vont organiser des concours pour un ou deux postes par wilaya alors qu�il existe des centaines d�enseignants qui attendent d��tre titularis�s, sans compter que cette d�cision ne concerne que le secondaire. Les enseignants du moyen et du primaire en sont exclus. Il faut surtout savoir que contrairement � ce qui a �t� annonc�, les ann�es d�exp�rience ne seront pas comptabilis�es puisque lorsque les enseignants vont d�poser leurs dossiers pour le concours, le certificat de travail attestant du nombre d�ann�es enseign�es est automatiquement rejet�, estime-t-elle. D�sesp�rant de se faire entendre par le ministre de tutelle, ils ont saisi le Premier ministre pour aboutir au seul d�nouement qui leur para�t �quitable : une titularisation apr�s des ann�es pass�es � des postes de vacataires, souvent dans des conditions tr�s difficiles et en ne percevant leurs salaires qu�avec plusieurs mois de retard.