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L��chec des r�formes favorise l'explosion de la corruption
Publié dans Le Soir d'Algérie le 11 - 01 - 2010

Pour �tre cr�dible, la lutte contre la corruption doit s�inscrire dans le cadre plus large de programmes de r�formes � mettre en place pour assurer des prestations de qualit� par des services publics � la fois efficaces et efficients, et qui apportent leur contribution au d�veloppement durable. Cela n�cessite aussi de garantir le fonctionnement du gouvernement selon le principe de l�Etat de droit, lequel prot�ge les citoyens de l�arbitraire.
La d�finition et l'application de strat�gies qui permettent d�am�liorer la qualit� de vie de l�ensemble de la population, pas seulement celle de quelques �lites, sont des objectifs essentiels de ces r�formes. Mais comment lutter contre la corruption ? Le plus souvent, il est difficile de trouver un point de d�part pour mettre en place des programmes de r�formes efficaces et durables. La lutte contre la corruption est souvent au c�ur des promesses �lectorales, mais dans certains cas, il ne s�agit que d�un discours d�magogique sans r�elle intention de s�attaquer au probl�me. Dans d�autres cas, les dirigeants mettent en place des r�formes qu�ils ne s�appliquent pas � eux-m�mes. Il arrive aussi que les dirigeants nouvellement �lus aient des intentions sinc�res, mais soient rapidement d�bord�s par l�ampleur de la t�che. Certains gouvernements sont parfois discr�dit�s pour leur inaptitude � combattre efficacement la corruption, malgr� le capital de confiance dont ils ont b�n�fici� � leur accession au pouvoir. Une analyse des initiatives pass�es permet d�identifier un certain nombre de raisons qui expliquent l��chec des tentatives de r�formes.
Promesses d�magogiques et absence de volont� politique
Les r�sistances rencontr�es parfois par le pouvoir ex�cutif. Un pr�sident nouvellement �lu peut r�ellement avoir l�intention de s�attaquer au probl�me, mais ses efforts sont parfois entrav�s par l�environnement corrompu dont il h�rite. L�absence de volont� politique au sommet. Les fonctionnaires et personnalit�s politiques qui souhaitent sinc�rement entreprendre des r�formes peuvent voir leurs initiatives bloqu�es par les r�sistances au changement et l�absence d�engagement sinc�re observ�es au sommet. Des r�formes uniquement cibl�es sur les �chelons inf�rieurs du pouvoir politique et administratif. Une loi qui ne cible que les niveaux subalternes � parce que la hi�rarchie serait per�ue comme n�ayant pas besoin de r�forme ou parce qu�elle est effectivement hostile au changement � est per�ue comme in�quitable et injuste. Une telle r�forme cesse in�luctablement d��tre appliqu�e. Des promesses ambitieuses mais irr�alisables qui tendent � cr�er, au niveau du public, des attentes qui seront n�cessairement d��ues. Ceux qui font des promesses qu�ils ne peuvent pas tenir finiront par �tre per�us comme d�magogues et perdront rapidement la confiance de ceux qui les soutiennent.
Fortes r�sistances au changement
Des r�formes con�ues sans objectifs sp�cifiques et r�alisables, et qui ne sont donc pas en mesure d�op�rer d�authentiques changements. Des r�formes mises en place de mani�re fragmentaire et non coordonn�e, et parfois m�me la prise simultan�e de mesures contradictoires. Des r�formes ayant trop mis� sur les lois et leur application. Le seul usage de la loi est d�une efficacit� limit�e et en tout cas incertaine en mati�re de changement de comportements sociaux g�n�ralis�s. Le recours excessif � la loi peut engendrer des abus de pouvoir, le recours immod�r� � la r�pression et l��mergence de nouvelles opportunit�s de corruption. D�ailleurs, lorsque la justice ne fonctionne pas, c�est plus souvent d� aux d�faillances du syst�me judiciaire (retards, corruption et incertitudes) qu�au contenu des lois elles-m�mes. Non-application des dispositions institutionnelles. Il est n�cessaire de mettre en place des m�canismes institutionnels pour permettre aux r�formes de survivre � leurs initiateurs. Les int�r�ts particuliers auxquels toute r�forme se trouve confront�e. Ceux qui b�n�ficient de la corruption pour alimenter leurs revenus craindront de perdre leurs acquis et sont susceptibles de r�sister au changement, en ayant parfois recours � la violence. Dans tous les cas, il semble important de cibler son action en identifiant les r�formes les plus prometteuses. Une bonne strat�gie consisterait � rechercher quelques victoires rapides dont la port�e symbolique d�passera les changements op�r�s. Il s�agit, avant tout, de donner au public confiance en lui-m�me et en ses dirigeants, en lui envoyant le signal d�une r�elle volont� de changement, afin qu�il adh�re au processus de r�forme. Il est aussi important que le processus de changement ne soit pas per�u par la plus grande majorit� comme une menace. Ainsi, certains, r�alisant que les r�gles sont en train de changer, finiront par soutenir les r�formes qui permettront de pr�venir la corruption � l�avenir.


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