La Ligue arabe de physique est n�e. Hier, quelques experts des pays arabes se sont r�unis � Alger, au si�ge de la Direction de l�enseignement et du d�veloppement technologique, pour d�finir le r�glement int�rieur de cette nouvelle structure. Irane Belkhedim - Alger (Le Soir) - �Nous partageons des ambitions et des objectifs communs. La Ligue arabe de physique sera un espace de concertation qui facilitera les �changes et la recherche entre les Etats arabes�, a expliqu� le professeur Hafid Aourag, directeur g�n�ral de la Direction de l�enseignement et du d�veloppement technologique. Seulement huit pays arabes ont pris part � cette r�union. Il s�agit du Soudan, de la Jordanie, de la Syrie, du Maroc, du Y�men, du Bahre�n, de la Libye et de la Tunisie (En plus de l�Alg�rie). L��gypte n�est pas venue et son repr�sentant a tenu � s�excuser de ne pouvoir prendre part � ces travaux. La rencontre s�inscrit dans le cadre du r�glement fondamental des Ligues des centres de recherche sp�cialis�e dans les pays arabe. Elle est initi�e par l�Union arabe des conseils scientifiques, sa derni�re session s�est tenue � Oman en d�cembre 2002. En outre, les champs d�action de la nouvelle Ligue sont nombreux et pr�cis : �diter une revue sp�cialis�e dans la recherche physique et travailler sur l�arabisation des termes techniques. R�unir les informations n�cessaires sur tous les experts arabes de la physique et constituer une banque de donn�es qui sera publi�e sur un site web sp�cialis� sur le r�seau international. R�fl�chir sur la cr�ation d�un centre de recherches dans les sciences de la physique. Organiser des stages pour les �tudiants et des rencontres entre experts. D�velopper des projets de recherche et chapeauter des colloques scientifiques p�riodiques sur la physique. Enfin, le plus important �est d�encourager la coop�ration avec les organisations arabes, internationales et r�gionales activant dans ce domaine�. L�optimisme alg�rien Le professeur Hafid Aourag s�est dit optimiste quant aux missions de la Ligue. �En Alg�rie, pr�s de 25 % des �ditions sont consacr�es � la physique. Le m�me taux est enregistr� dans tous les pays arabes�. Des indices, dit-il qui sont encourageants. De plus, les comp�tences alg�riennes ne sont pas n�gligeables dans ce domaine. �L�Alg�rie compte 3 000 chercheurs en physique alors que le Bahre�n 16 seulement ! Ce n�est pas rien�, estime encore Hafid Aourag. Les statistiques officielles parlent de 17 000 chercheurs, toutes sp�cialit�s confondues. Un nombre qui reste pourtant en de�� des attentes. �Nous sommes � 600 chercheurs pour un million d�habitants. La norme internationale requiert 2 000 chercheurs pour un million d�habitants�, affirme le directeur g�n�ral de la Direction de l�enseignement et du d�veloppement technologique, pr�cisant qu�aujourd�hui, il faudrait former et mobiliser 65 000 chercheurs environ pour atteindre les exigences mondiales.