Les cours du pétrole reculaient hier, en cours d'échanges européens alors que le président américain Donald Trump a surpris les marchés en signalant être prêt à voir les dirigeants iraniens «quand ils veulent». Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 74,34 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 63 cents par rapport à la clôture de lundi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI, Le West Texas Intermediate, aussi appelé Texas Light Sweet, est une variante de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie pour la même échéance, cédait 1,19 dollar à 68,94 dollars une heure après son ouverture. Les cours effaçaient une partie de leurs gains de la veille, «probablement à cause de la surprise provoquée par Donald Trump», ont commenté les analystes de Commerzbank. «Je ne sais pas s'ils y sont prêts», a dit lundi le président des Etats-Unis, répondant à une question sur une éventuelle rencontre avec son homologue iranien Hassan Rohani. «J'imagine qu'ils voudront me rencontrer, je suis prêt à les rencontrer quand ils veulent». Selon lui, «c'est bon pour eux, bon pour nous, bon pour le monde entier», surtout «si nous pouvons trouver une solution sérieuse, pas un gâchis de papier comme l'autre accord». Un conseiller du président Rohani a déclaré hier matin, que tous pourparlers avec les Etats-Unis devaient commencer par une réduction des hostilités et un retour à l'accord sur le nucléaire. Les sanctions des Etats-Unis contre l'Iran vont notamment empêcher le troisième producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) de vendre ses barils à l'étranger, ce qui pourrait déstabiliser le marché mondial. «L'offre iranienne pourrait baisser de 800.000 barils par jour», ont estimé les analystes de Bank of America Merrill Lynch, qui évaluent que chaque million de barils disparaissant du marché peut faire grimper le prix de 17 dollars.